prog rock/metal

Chon – Grow

Même si il y eut des exemples de rock instrumental dès les 60s, il semble que le rock se libère de plus en plus du format chanson et prenne ses aises avec le mode instrumental depuis quelques années, en fait depuis l’avènement du post-rock et sa forme plus complexe, le math rock, où la musicalité de l’instrumentation est assez riche pour ne plus avoir à servir d’écrin à une voix.

Chon s’inscrit ainsi sur la voix musicale tracée par un Don Caballero ou Tortoise, tout en ayant depuis leurs débuts plutôt été écoutés par une base de fan portés par le metal progressif et déjà amatrice par exemple de Animals As Leaders, Scale the Summit ou Cloudkicker.

Leprous – The Congregation

On peut dire que les norvégiens de Leprous savent décidément ménager leur effet… Parce que la claque de The Congregation prend vraiment tout son sens à l’écoute de l’oeuvre dans son intégralité. Et puis mettre « The Price » en avant comme « single » de l’album, reste à mon humble avis un choix étrange, sinon une erreur, tant l’album regorge de titres plus marquants. Au rayon des erreurs ou des choix surprenants, on sera aussi en droit de s’interroger sur cette pochette étonnamment glauque. Pas qu’elle soit laide, mais elle pose clairement une certaine ambiance, une atmosphère un peu glauque qui n’est pas forcément très en adéquation avec le contenu de ce 5ème album des norvégiens.

Beardfish – +4626-Comfortzone

Beardfish est encore un groupe que je connais pour avoir écouté quelques albums dans le passé, sans jamais être vraiment passionné, et qui seulement en 2015 sort un album qui m’emballe réellement et justifie l’écriture de cette chronique.

Periphery – Juggernaut

J’apprécie Periphery depuis leurs débuts et j’ai été comblé par ce nouvel album, du coup cette chronique sera un panégyrique, vous êtes prévenus. C’est ici leur 3ème album seulement mais le groupe poursuit sa route depuis plus de 10 ans, son exploration d’un genre musical qui pour certains a été initié par leur leader Misha Mansoor : le djent, évolution du metal progressif sous l’influence de groupes eux-mêmes uniques et précurseurs, Meshuggah, Dream Theater, Sikth. Groove, versatilité, complexité, sont les buts à atteindre pour des musiciens ayant souvent eux aussi des goûts musicaux vastes et variés.

Godisdead – Just…Die

Troisième album pour Godisdead qui, avec un tel nom, ne laissent pas vraiment de doute quant au contenu de leur musique niveau lyrics: les avignonnais sont (et ont toujours été) ouvertement antireligieux. A ce discours pourrait donc s’ajouter un black metal du genre primaire et sans nuance, or les sudistes vont réussir le tour de force de se jouer des codes du genre pour en donner un mélange tout à fait original.

Steve Hackett – Wolflight

Ah ah ah. Ben oui, quoi. Monsieur Hackett? C’est quoi cette pochette dites-moi? Déjà que votre look très « daté » vous donne un air « retour vers le futur », vous auriez peut-être du éviter de renforcer le kitsch, avec les loups et cet affreux montage photoshop digne d’un étudiant en première année d’infographie… Pour couronner le tout, vos clips en remettent de sérieuses louches que ce soit le morceau-titre ou « Love Song to a Vampire »… Décidément tout ce que vous touchez semble se transformer visuellement en grosse tartine kitsch!

Klone – Here Comes the Sun

La chose est donc désormais entendue, et il faudra vraisemblablement s’y faire (à moins que…) : Klone ne fait plus de metal.

Car derrière cette pochette, hommage évident à Koh Lanta (influence non moins évidente du groupe), Here Comes the Sun apparaît très nettement comme l’album le plus apaisé du groupe, dans lequel on ne retrouve au final que peu de traces de distortion.

Alkaloid – The Malkuth Grimoire

Alkaloid, groupe formé de membres de Obscura et Dark Fortress faisant quelque chose de beaucoup plus prog rock que tout ce qu’ils ont pu jouer/chanter dans leurs groupes respectifs, et c’est réussi, au final du prog de haute volée emprunt d’une noirceur singulière.

Sannhet – Revisionist

Nul besoin d’avoir une voix quand la musique parle d’elle-même. Pour son second album, Sannhet continue d’adhérer à cette vision des choses, suivant comme ligne narrative la force des instruments ainsi que la densité des textures, et ce pour raconter bien des choses !

Vitja – Your Kingdom EP

Pas loin de deux ans après Echoes, honorable premier album qui, sans vraiment se démarquer des nombreux groupes djent/metalcore actuels, en proposait une version pourtant très efficace, les allemands de Vitja reviennent armés d’un nouvel EP intitulé Your Kingdom.