prog rock/metal

Greyhaven – Empty Black

Commençons par préciser que le Greyhaven dont il s’agit ici n’est pas le Greyhaven anglais mais bien le Greyhaven américain. Ça tombe bien, il s’agit du plus intéressant des deux groupes. Les américains sur Empty Black, leur premier album, pratiquent un metalcore/rock qui rappelle Norma Jean ou Every Time I Die par exemple, mais avec un volet métal et à la fois plus mélodique qui les distingue de ces deux modèles.

Night Verses – From the Gallery of Sleep

Après avoir chroniqué un album de sludge alors que je n’aime pas le sludge, me voici à chroniquer un album instrumental alors que je n’ai que très peu de sympathie pour ce type d’albums en général. Une fois de plus Night Verses va se révéler l’exception qui va confirmer la règle, et ce avec une classe incroyable.

Obsolete Theory – Mudness

Actif depuis 2010, Obsolete Theory aura attendu huit ans avant de sortir un premier véritable album (ils ont seulement sorti une démo et deux singles entre-temps). Du temps pour affiner son identité sonore et surtout composer au millimètre près ce Mudness, un titre qui aurait pu présager d’un album de stoner voire de sludge, or les italiens ont préféré explorer le metal extrême sous presque toutes ses formes, notamment du black, du death et du doom avec un rendu on ne peut plus massif.

Maeth – Whaling Village

Dans le genre découverte-inattendue-devenant-un-album-qu’on-pourrait-écouter-en-boucle, voici Maeth, groupe du Minnesota actif depuis 2011 et déjà auteur de trois albums avant ce Whaling Village. Majoritairement instrumental, le groupe réalise un mélange de genres à tendances progressives, du rock au doom en passant par le post-rock (et même un chouia de black metal et de stoner). Tout ça fait beaucoup mais le quintet a le chic pour sonner personnel et cohérent.

The Dead Centuries – Race Against Time

The Dead Centuries est un trio canadien (d’Ottawa) officiant dans un metal progressif instrumental peu éloigné du djent (le groupe avait autrefois du chant). Avec sa jolie cover au goût rétro, Race Against Time nous propose dix compos à la technique instrumentale assez impressionnante, l’énergie et la vitesse étant souvent de mise au travers de très nombreuses mélodies permettant de ne pas tomber dans la démonstration trop pompeuse.
Car dès les premières notes de « Freddy Lounds », on écarquille les yeux d’admiration et d’appréhension: ok les mecs ont une technique irréprochable, l’énergie alliée aux bonnes mélodies sont là mais est-ce [...]

The Last Of Lucy – Ashvattha

Des champignons, un cerveau, une pyramide et plein d’autres éléments spatiaux, pas de doute à avoir, on va triper un maximum avec The Last Of Lucy. Sauf qu’avec leur logo, on peut tout de suite rejeter nos attentes stoner en faveur du death metal technique. En effet, le groupe en joue bien mais y incorpore de nombreux éléments issus d’autres styles comme du mathcore, du grind, un peu d’electro façon sci-fi et du jazz.

DSM – S/T

Sorti en autoproduction en 2016, le premier album éponyme des jeunes lorrains DSM s’est vu ressortir par M&O-Music, permettant de propager un peu plus leur premier effort (qui aura apparemment mis un sacré moment à être réalisé, un an et demi) dont l’étiquette « post-death » pourrait bien attirer les amateurs de Meshuggah…

Unbowed – Through Endless Tides

Ayant officié auparavant sous le nom d’Arawn, Unbowed a opté pour son actuel patronyme en 2011, livrant depuis deux EPs et un premier album en 2014 (Collapse The World). Ces jeunes canadiens sont donc revenus cette année avec un second long-format aux envies d’ouvertures « métallisées », Through Endless Tides partant d’une base death metal mais allant bien souvent dans des contrées black, progressives, sympho-épiques voire core et pagan (!). Un mélange casse-gueule mais pas si désagréable que ça en a l’air…

Graceful – No One Hears Us

Originaire de Nantes, Graceful s’attaque à un mélange de genres assez délicat: l’electro-rock, étiquette qui peut renfermer tout et n’importe quoi, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. Les quatre gaillards ont décidé d’élargir au maximum les influences et d’oser les expérimentations, faisant constamment le grand-écart entre les moments catchy et les passages plus aventureux, faisant de No One Hears Us une expérience unique.