prog rock/metal

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.

Resumed – Year Zero

Formé en 2007 sous le nom de Holy Terror, Resumed a ensuite décidé de changer de nom, vraisemblablement pour ne pas être confondu avec la frange du hardcore du même nom. Car la musique des italiens n’a vraiment rien à voir, s’orientant vers un death metal à la technique instrumentale très affutée et baignant dans une aura progressive mise en avant.

The Arusha Accord – Juracan

Voilà le genre de retour que l’on attendait plus ! Apparu en 2005 alors que SikTh et autres Dillinger Escape Plan trustaient les tops albums des amateurs de musiques aussi complexes que mélodiques, The Arusha Accord a décidé de cesser ses activités seulement quatre ans plus tard, au grand désarroi de leurs fans. Après un silence total de sept ans, le groupe anglais repointe le bout de son nez mi-2017 avec « Blackened Heart », puis remet ça avec « Vultures » trois mois plus tard avant d’attendre une année complète pour livrer un véritable EP.

Mycelia – Apex

Formé en 2010 du côté de Zurich, Mycelia est un groupe affirmant vouloir repousser les limites des différents sous-genres du metal. Cela peut sonner un peu présomptueux mais une telle ambition peut aussi donner de bonnes choses. S’attaquant au monde, quelque peu surchargé, du metalcore façon djent, le sextet suisse compte y ajouter de l’originalité en puisant aussi quelques influences du côté du jazz ou de bandes originales de films.

Greyhaven – Empty Black

Commençons par préciser que le Greyhaven dont il s’agit ici n’est pas le Greyhaven anglais mais bien le Greyhaven américain. Ça tombe bien, il s’agit du plus intéressant des deux groupes. Les américains sur Empty Black, leur premier album, pratiquent un metalcore/rock qui rappelle Norma Jean ou Every Time I Die par exemple, mais avec un volet métal et à la fois plus mélodique qui les distingue de ces deux modèles.

Night Verses – From the Gallery of Sleep

Après avoir chroniqué un album de sludge alors que je n’aime pas le sludge, me voici à chroniquer un album instrumental alors que je n’ai que très peu de sympathie pour ce type d’albums en général. Une fois de plus Night Verses va se révéler l’exception qui va confirmer la règle, et ce avec une classe incroyable.

Obsolete Theory – Mudness

Actif depuis 2010, Obsolete Theory aura attendu huit ans avant de sortir un premier véritable album (ils ont seulement sorti une démo et deux singles entre-temps). Du temps pour affiner son identité sonore et surtout composer au millimètre près ce Mudness, un titre qui aurait pu présager d’un album de stoner voire de sludge, or les italiens ont préféré explorer le metal extrême sous presque toutes ses formes, notamment du black, du death et du doom avec un rendu on ne peut plus massif.

Maeth – Whaling Village

Dans le genre découverte-inattendue-devenant-un-album-qu’on-pourrait-écouter-en-boucle, voici Maeth, groupe du Minnesota actif depuis 2011 et déjà auteur de trois albums avant ce Whaling Village. Majoritairement instrumental, le groupe réalise un mélange de genres à tendances progressives, du rock au doom en passant par le post-rock (et même un chouia de black metal et de stoner). Tout ça fait beaucoup mais le quintet a le chic pour sonner personnel et cohérent.

The Dead Centuries – Race Against Time

The Dead Centuries est un trio canadien (d’Ottawa) officiant dans un metal progressif instrumental peu éloigné du djent (le groupe avait autrefois du chant). Avec sa jolie cover au goût rétro, Race Against Time nous propose dix compos à la technique instrumentale assez impressionnante, l’énergie et la vitesse étant souvent de mise au travers de très nombreuses mélodies permettant de ne pas tomber dans la démonstration trop pompeuse.
Car dès les premières notes de « Freddy Lounds », on écarquille les yeux d’admiration et d’appréhension: ok les mecs ont une technique irréprochable, l’énergie alliée aux bonnes mélodies sont là mais est-ce [...]