prog rock/metal

Azusa – Heavy Yoke

En voilà du all-star band improbable ! Azusa, c’est la réunion de membres de groupes qu’on n’aurait pas vraiment imaginé se mettre ensemble. Il y a tout d’abord Liam Wilson (basse, ex-The Dillinger Escape Plan) qui est venu du côté d’Oslo rejoindre le guitariste et le batteur d’Extol. Jusqu’ici, le mélange peut paraître très alléchant, jusqu’à l’annonce de la chanteuse: une certaine Eleni Zafriadou qui officiait jusqu’alors en compagnie de son mari dans Sea + Air, groupe d’indie-pop allemand. Pas d’erreur de casting au final car son arrivée au sein d’un groupe plus « extrême » va se faire très naturellement, conférant à [...]

Dysylumn – Occultation

Deux ans après l’EP Chaos Primordial, les lyonnais de Dysylumn font leur retour avec ce Occultation, l’occasion pour nous replonger dans l’obscurité que ce soit au niveau sonore comme au niveau visuel semblant signifier un retour dans l’espace. Le black/death metal teinté de doom du groupe se défait (quasi) intégralement du chaos qui l’habitait autrefois pour partir désormais dans des structures beaucoup plus claires, toujours majestueuses.

Polyphia – New Levels New Devils

Un an après l’étonnant EP The Most Hated, Polyphia fait son retour sur grand format. New Levels New Devils poursuit dans le même sillage, le groupe délivrant un metal progressif instrumental, technique et ébouriffant tout en étant intégré dans une production très moderne. Une optique s’affranchissant des frontières entre rock, metal, jazz, electro et hip hop, pour un rendu totalement unique.

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.

Resumed – Year Zero

Formé en 2007 sous le nom de Holy Terror, Resumed a ensuite décidé de changer de nom, vraisemblablement pour ne pas être confondu avec la frange du hardcore du même nom. Car la musique des italiens n’a vraiment rien à voir, s’orientant vers un death metal à la technique instrumentale très affutée et baignant dans une aura progressive mise en avant.

The Arusha Accord – Juracan

Voilà le genre de retour que l’on attendait plus ! Apparu en 2005 alors que SikTh et autres Dillinger Escape Plan trustaient les tops albums des amateurs de musiques aussi complexes que mélodiques, The Arusha Accord a décidé de cesser ses activités seulement quatre ans plus tard, au grand désarroi de leurs fans. Après un silence total de sept ans, le groupe anglais repointe le bout de son nez mi-2017 avec « Blackened Heart », puis remet ça avec « Vultures » trois mois plus tard avant d’attendre une année complète pour livrer un véritable EP.

Mycelia – Apex

Formé en 2010 du côté de Zurich, Mycelia est un groupe affirmant vouloir repousser les limites des différents sous-genres du metal. Cela peut sonner un peu présomptueux mais une telle ambition peut aussi donner de bonnes choses. S’attaquant au monde, quelque peu surchargé, du metalcore façon djent, le sextet suisse compte y ajouter de l’originalité en puisant aussi quelques influences du côté du jazz ou de bandes originales de films.

Greyhaven – Empty Black

Commençons par préciser que le Greyhaven dont il s’agit ici n’est pas le Greyhaven anglais mais bien le Greyhaven américain. Ça tombe bien, il s’agit du plus intéressant des deux groupes. Les américains sur Empty Black, leur premier album, pratiquent un metalcore/rock qui rappelle Norma Jean ou Every Time I Die par exemple, mais avec un volet métal et à la fois plus mélodique qui les distingue de ces deux modèles.

Night Verses – From the Gallery of Sleep

Après avoir chroniqué un album de sludge alors que je n’aime pas le sludge, me voici à chroniquer un album instrumental alors que je n’ai que très peu de sympathie pour ce type d’albums en général. Une fois de plus Night Verses va se révéler l’exception qui va confirmer la règle, et ce avec une classe incroyable.