krakoukass

Chroniqueur

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Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 801 articles sur Eklektik.

Grave Pleasures – Motherblood

Climax, 1er album des finlandais de Beastmilk sorti en 2013, avait fait son petit effet mine de rien, pas seulement parce qu’il était produit par Kurt Ballou mais aussi parce qu’il balançait avec talent et efficacité un death rock empreint de références, entre gothique et post-punk.Certainement aussi car on y retrouvait au chant un certain Kvohst (Mat Mcnerney), ex frontman de Code, Dodheimsgard, et leader de Hexvessel. Alors qu’un second album était annoncé, c’est avec surprise que l’on apprenait courant 2015 le split du groupe du fait de désaccords internes. En réalité le groupe allait continuer l’aventure sous l’impulsion de [...]

Septicflesh – Codex Omega

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

Leprous – Malina

4ème album du groupe chroniqué dans ces pages, Malina affirme plus que jamais le groupe comme la chose d’Einar Solberg. Le charismatique chanteur au timbre si puissant, en plus d’être avec le guitariste Tor Oddmund Suhrke, le seul membre d’origine du combo norvégien (qui a vu défiler nombre de bassistes, batteurs et guitaristes différents depuis sa création en 2011), s’y réaffirme en effet comme l’élément prépondérant du groupe.

Steven Wilson – To the Bone

Nouvel album pour le génial anglais, To the Bone, est l’album que Steven Wilson a voulu le plus « pop » prenant pour exemples des artistes comme Kate Bush et Daft Punk, qui parviennent selon lui à combiner idéalement profondeur et accroche pop.

Arcane Roots – Melancholia Hymns

Le voilà enfin. Tout simplement l’album de rock que j’attendais le plus cette année. Maintenant que Biffy Clyro se sont compromis l’année dernière avec un Ellipsis bas de gamme (mais gardons tout de même espoir pour la suite, tout n’est peut-être pas encore perdu),  je misais tout cette année sur Arcane Roots pour sauver le rock britannique, et donc pour (a minima) ne pas me décevoir avec cette nouvelle rondelle. Un album tout en contrastes qu’il va falloir apprivoiser à force d’écoutes, comme nous allons le voir ensemble.

Zeal and Ardor – Devil is Fine

Les passionnés ont par définition tendance à s’enflammer. C’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils usent de termes excessifs ou oublient toute mesure, emportés qu’ils sont (que nous sommes) par leur élan. Manuel Gagneux, ce suisse américain qui a monté ce projet Zeal and Ardor, en a été une victime récente, puisque son album Devil is Fine a été tour à tour encensé comme une oeuvre géniale, majeure, mais aussi taxé d’imposture et de machin inaudible et raté par d’autres enragés.

Manchester Orchestra – A Black Mile to the Surface

Ça commence bien gentiment avec « The Maze » qui ressemble finalement davantage à une introduction… Une introduction pour nous amener à la claque monumentale que va être la suite de cet album fabuleux. Manchester Orchestra ne sont pas anglais mais américains, se sont formés en 2004, et A Black Mile to the Surface est leur 5ème album. Voilà pour les présentations rapides, mais c’est la musique qui compte et on ne peut pas être déçu à l’écoute de ces chansons magnifiques.

Bad Sign – Live & Learn

Chez Bad Sign on sait vous balancer un bon gros riff de bûcheron dans la poire. Et comme on ne tourne pas autour du pot et qu’on la joue franc du collier, ces riffs on les balance dès l’entrée, sur l’excellent « Liars & Lovers », histoire de bien mettre l’auditeur en condition pour la suite.

Prognathe – We’re Sane

Encore un groupe à côté duquel j’ai toujours réussi à passer, et pourtant les deux toulousains néanderthaliens déjantés de Prognathe se sont associés il y a déjà 5 ans. We’re Sane est d’ailleurs leur 3ème sortie et même s’ils tentent de nous persuader du contraire, on est en droit de douter de leur santé mentale vu le cocktail survitaminé et ultra-violent qu’ils nous proposent. La pochette donne d’ailleurs le ton, il n’y aura pas de quartier pendant près de 50 minutes et ça va hurler en mode grind/death avec quelques touches de doom/sludge crasseux.

Dead Season – Prophecies

Dead Season sont français, se sont formés en 2010, et Prophecies est leur deuxième album. Personnellement je n’étais jamais tombé sur un de leurs albums précédemment, Prophecies fut donc mon premier contact avec le groupe. Et j’avoue que l’écoute n’a pas été motivée par une prochette clichesque à souhait, et plutôt assez moche, évoquant le metal moderne dont on est malheureusement plus que surabreuvé jusqu’à l’écœurement.