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unexpect
in a flesh aquarium - 2006
[experimental cosmic avant-garde metal] |
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Bien à vous mesdames et messieurs, je serai votre clown de séant pour ce tumultueux périple où mes innombrables sautes d'humeur ne vous laisseront pas indifférents, payez juste attention à ma pointilleuse narration car bien qu'oscillant au taux de sérotonine contenu dans mon bien fragile cerveau, je m'apprête à vous transporter littéralement, tant physiquement que mentalement, vers des contrées dont il vous sera bien difficile de revenir indemnes!
Voyez donc cette chimère chromatique qui ouvre le bal, dont l'instrumentation endiablée, rythmée aux voix enchanteresses et aux lignes absolument géniales, vient soutenir une structure de puzzle diabolique... Votre boite crânienne connaît à présent une surchauffe -logique- et se déchire entre des sentiments auxquels vous n'avez pas (encore?) été habitués. J'aperçois un coin de vos lèvres dessiner ce qui s'apparente vraisemblablement à...un sourire! -logique- et vos oreilles en réclamer plus encore, quelle joie quel bonheur! Tapez des mains, les fous festoyants ne vous épargneront pas leur unique représentation vers le desert urbain, où vous connaîtrez toute la lourdeur que peuvent délivrer nos protagonistes.
Que de mystères! Quand comprendrons-nous ce qui se passe réellement? Certainement pas dans l'immédiat.
UneXpect sont canadiens. Ils sont 7. Et ils signent là une des plus brillantes réalisations musicales de leur pays. "Comme il y va l'autre!". UneXpect jonglent avec l'inattendu (facile...), et illuminent leur musique via une instrumentation aussi intelligente qu'ingénieuse. Il s'agit de klezmer, de manouches en short, de Bach en string léopard, voire même parfois de Charlie Parker essayant de se taper Ella Fitzgerald. Sans parler d'une masse innommable de styles de métal, fondus dans un chaudron d'excellence, à la sauce Millenium Circus.
Les voix se querellent, usant de poésie enchanteresse, entre graves, aigus, et la divine Leïlindel qui bascule du lyrisme ambiant à la folie absurde en moins de temps qu'il ne faut pour le
Il est là une basse qui vomit agréablement ses profondeurs, un violon qui dessine ses sérénades aux coins d'un chaos calculé, un piano qui ferait de Xenakis et Chopin le duo du siècle, un duo de guitaristes accomplis, et une batterie pour le moins percuttante (facile...). On pense au fil des morceaux à Arcturus, Diabolical Masquerade, Ram-Zet, Naked City, Atrox, Extol, Primus, Lunaris, pain d'épices et... oh le vilain clown! Alfred c'est toi? David? Pedro? Ah oui... parfois l'ambiance est si énigmatique et réfléchie qu'on ne peut s'empêcher de penser à ces cinéastes chez qui mystère est maître mot.
In A Flesh Aquarium est un des ces albums qu'il s'agit de décrire avec autant de subtilité que possible, pour ne pas alterer toute première écoute et sucrer à l'auditeur l'aspect "surprise-bonbon-guimauve-et-chamallow" (facile...)
Force est de constater (j'adore cette tournure) que les canadiens commencent à enfoncer de plus en plus violemment leur empreinte dans le monde du metal de qualité, ingénieux, nouveau, parfaitement exécuté, et intelligemment écrit. Il est, certes, comme dans tout effort de cet acabit, des imprécisions dues essentiellement à la complexité de l'exercice, mais aujourd'hui comme demain, j'en ferai totale abstraction et écouterai cet album jusqu'à l'usure.
- chromatic chimera
- feasting fools
- desert urbania
- summoning scenes
- silence_011010701
- megalomaniac trees
- the shiver - another dissonant chord
- the shiver - meet me at the carrousel
- the shiver - a clown's mindtrap
- psychic jugglers
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label : The End Records note : 19/20 http://www.unexpect.com http://www.myspace.com/unexpect pays : Canada chronique du lundi 28 août 2006 style global : metal moderne
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