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> <channel><title>Eklektik</title> <atom:link href="http://www.eklektik-rock.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.eklektik-rock.com</link> <description>de sillons en syllabes</description> <lastBuildDate>Mon, 28 May 2012 11:38:26 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Sleeppers &#8211; Keep Focus</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sleeppers-keep-focus/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sleeppers-keep-focus/#comments</comments> <pubDate>Mon, 28 May 2012 07:00:52 +0000</pubDate> <dc:creator>krakoukass</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[emo/screamo/noise]]></category> <category><![CDATA[neo metal/fusion]]></category> <category><![CDATA[2012]]></category> <category><![CDATA[At(H)ome]]></category> <category><![CDATA[France]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=30264</guid> <description><![CDATA[Fleurons de la noise rock française, Sleeppers reviennent enfin avec un nouvel album qui confirme d&#8217;entrée de jeu l&#8217;orientation prise avec le très bon Signals From Elements, soit un virage plus aussi catégoriquement noise, mais d&#8217;abord et surtout rock. Ça commence même un peu trop...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Fleurons de la noise rock française, Sleeppers reviennent enfin avec un nouvel album qui confirme d&#8217;entrée de jeu l&#8217;orientation prise avec le très bon <em>Signals From Elements</em>, soit un virage plus aussi catégoriquement noise, mais d&#8217;abord et surtout rock. Ça commence même un peu trop facilement, avec un morceau titre qui laisse parler un gros riff presque néo métal, et si l&#8217;efficacité est au menu de ce premier plat, on a appris depuis le temps que les morceaux trop directs épuisent leur effet aussi vite qu&#8217;ils sont arrivés. D&#8217;autant que les bordelais nous ont par le passé habitués à davantage de finesse et de subtilité. En tout cas on constate d&#8217;entrée que Fred Norguet, leur collègue de longue date ne s&#8217;est toujours pas foutu de leur gueule en leur donnant encore une fois un bon gros son bien musclé. Si &laquo;&nbsp;Now You Are&nbsp;&raquo; reste sous le signe du rock, les montées furieuses de &laquo;&nbsp;Blackout&nbsp;&raquo; rappellent la face noisy du groupe français mais la voilà agrémentée d&#8217;une facette presque fusion, avec la présence de cuivres. On fait alors le lien avec &laquo;&nbsp;Skin&nbsp;&raquo; sur lequel Dre (clavieriste de <strong>Fishbone</strong>) fait un featuring, et qui colore forcément d&#8217;entrée un titre qui prend une intonation plus rock presque grunge lorsque le refrain est entonné.</p><p
style="text-align: justify;">D&#8217;autres morceaux permettront quand même aux vieux routards de se raccrocher à quelque chose, comme ce &laquo;&nbsp;23&#8243; bien sombre avec ses montées en puissance fort satisfaisantes et qui permettent de mettre en avant le travail de Fred à la batterie, ou &laquo;&nbsp;Anchored&nbsp;&raquo; un peu plus loin qui sonn comme du Sleeppers pur jus. De même que &laquo;&nbsp;Post Traumatic&nbsp;&raquo; malgré un chant assez fragile.</p><p
style="text-align: justify;">Mais il ne faudrait pas omettre de parler du gros morceau de l&#8217;album, cette collaboration avec <strong>Ez3kiel</strong>, qui débouche sur un titre fantastique, probablement le meilleur de l&#8217;album, ce &laquo;&nbsp;Divide&nbsp;&raquo; qui nous emporte pour 7 minutes 56 de bonheur, d&#8217;abord doucement puis débouchant sur un refrain absolument dantesque et complètement explosif (avec là encore une grosse présence de la batterie). Grosse réussite sur laquelle Ez3kiel apporte sa patte dans cette ambiance et ces touches électroniques habilement placées, qui se mêlent à merveille à l&#8217;explosivité et aux nerfs des charentais. On se prend maintenant à rêver d&#8217;une collaboration plus longue durée, car il semble y avoir un vrai potentiel à toucher les cieux.</p><p
style="text-align: justify;">Le conclusif &laquo;&nbsp;Hidden Beauties&nbsp;&raquo; vient également apporter une touche 100% instrumentale ouverte sur une très belle partie de piano qui monte crescendo pour finalement exploser toutes guitares dehors.</p><p
style="text-align: justify;">Sleeppers évoluent, tentent des choses (qui pour certaines marchent admirablement, comme on l&#8217;a vu, pour d&#8217;autres un peu moins) et c&#8217;est bien, même si on regrette quand même qu&#8217;ils tombent parfois dans la facilité, et s&#8217;éloignent toujours un peu plus de cette noise qu&#8217;on leur connaissait et qu&#8217;on appréciait. Il y  a aussi un point qui en vient à me chiffonner alors qu&#8217;il ne m&#8217;avait pas marqué par le passé, l&#8217;accent français (tous les titres chantés étant comme d&#8217;habitude en anglais) qu&#8217;on entend parfois sur certains titres (et que je ne sais pas à qui attribuer au sein du groupe, tous tenant le micro à un moment ou un autre) comme &laquo;&nbsp;The Box&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Keep Focus&nbsp;&raquo;, moins noisy les paroles des titres étant du coup plus intelligibles, ce qui est à double tranchant forcément.</p><p
style="text-align: justify;">Petite déception au final mais un bon album tout de même, moins marquant que ces prédécesseurs à mon avis, et qui risque de susciter un certain scepticisme de la part des vieux fans qui auront peut-être du mal à suivre certains des changements accentués par Sleeppers sur ce <em>Keep Focus</em>.</p><p
style="text-align: justify;"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sleeppers-keep-focus/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p><p
style="text-align: justify;"><span
style="text-decoration: underline;"><em>Tracklist :</em></span></p><p><em>01. Keep Focus</em><br
/> <em>02. Now You Are</em><br
/> <em>03. Blackout</em><br
/> <em>04. 23 (Enigma)</em><br
/> <em>05. Skin (feat. Fishbone)</em><br
/> <em>06. The Box</em><br
/> <em>07. Divide (feat. Ez3kiel)</em><br
/> <em>08. Anchored</em><br
/> <em>09. Post Traumatic</em><br
/> <em>10. Hidden Beauties</em></p><p>&nbsp;</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sleeppers-keep-focus/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Prophecy of Doom &#8211; Total Mind War</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/prophecy-of-doom-total-mind-war/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/prophecy-of-doom-total-mind-war/#comments</comments> <pubDate>Fri, 25 May 2012 04:30:49 +0000</pubDate> <dc:creator>guim</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[death/grind]]></category> <category><![CDATA[2012]]></category> <category><![CDATA[Agipunk]]></category> <category><![CDATA[Angleterre]]></category> <category><![CDATA[Prophecy of Doom]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29786</guid> <description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas à Jim Whitely que l&#8217;on va raconter l&#8217;histoire du grind, lui qu&#8217;on pouvait déjà retrouver sur la face B de l&#8217;immense et déjà bien entamé Scum des britishs de Napalm Death. Oh il y avait déjà du beau monde dans les rangs...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas à Jim Whitely que l&#8217;on va raconter l&#8217;histoire du grind, lui qu&#8217;on pouvait déjà retrouver sur la face B de l&#8217;immense et déjà bien entamé Scum des britishs de <strong>Napalm Death</strong>. Oh il y avait déjà du beau monde dans les rangs de l&#8217;usine à gaz, sur la Face A du disque on pouvait retrouver l&#8217;ami Broadrick, avant qu&#8217;il ne forme <strong>Godflesh,</strong> en compagnie de Bullen et Mick Harris tandis que sur l&#8217;autre face Lee Dorian, le démiurge de <strong>Cathedral</strong>, poussait le bout de gras en compagnie de Bill Steer le tirailleur guitariste à plein temps chez <strong>Carcass</strong> et de Whitely qui les accompagnait joyeusement à la basse. Le genre d&#8217;expérience qui marque car après cette année 1987 Scum est devenu un des disques cultes de l&#8217;histoire de la musique extrême bruitiste et amplifiée de l&#8217;époque. Mais tout ça vous le savez.</p><p>Le père Jim se barrera avant l&#8217;enregistrement de <em>From Enslavement to Obliteration</em> mais ça ne l&#8217;empêchera pas de revoir les potes à des occasions ponctuelles comme avec <strong>Drop Dead</strong> par exemple, et puis il se balade, va pousser les accords chez <strong>Doom</strong> sur A Vile Peace parce qu&#8217;il a l’ode au Joyeux facile et bien sûr il est toujours dans les parages pour enregistrer avec son groupe <strong>Prophecy of Doom </strong>les morceaux qui mettront des branlées aux fosses les plus septiques.</p><p>En tout et pour tout ce sont une dizaine de parutions que l&#8217;on peut compter des gars de Tewkesbury. Deux albums : <em>Acknowledge The Confusion Master</em> paru en 90 et <em>Matrix</em> paru en 92 ainsi que pas mal de démos et d&#8217;EP qui se sont accumulés jusqu&#8217;à la fin des années 90. Et ça on le sait moins. C&#8217;est justement pour pallier à ce vide équivoque qu&#8217;Agipunk nous a sorti cette année une compilation sur un vinyle qui a de la tenue. Le genre de disque qu&#8217;on n&#8217;attendait pas et qui s&#8217;invite comme une bonne surprise sur la platine à chaque fois qu&#8217;il fait aboyer les enceintes.</p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/prophecy-of-doom-total-mind-war/prophecy-of-doom/" rel="attachment wp-att-29787"><img
class="aligncenter size-full wp-image-29787" src="http://www.eklektik-rock.com/wp-content/uploads/2012/04/prophecy-of-doom.jpg" alt="" width="500" height="357" /></a></p><p>&nbsp;</p><p>Total Mind War reprend les morceaux enregistrés pour les secondes <em>Peel session</em> en 1991 et la démo <em>The Ego Deathgrind</em> parue, elle, en 1996. Deux petits exocets qui mettent tout de suite la machine <strong>Prophecy of Doom</strong> en branle. Pas le temps de badiner avec la pochette du disque que vous vous prenez le premier uppercut. L&#8217;alliage fond dans les oreilles comme du grind liquide en fusion. On en est en 91 et le Death Metal commence tout juste à se faire un nom chez les marchands de biens et Prophecy of Doom en est plus qu&#8217;un témoin privilégié, il est l&#8217;expérience vivante de cette scène . Crossover jusqu&#8217;au bout des baguettes la musique du groupe développe cette puissance de feu toute métallique croisée aux effluves de d-beat caverneux qui ferait saigner plus d&#8217;un émo-phile. Ce ne sera d&#8217;ailleurs une surprise pour personne de voir qu&#8217;en 1990 le groupe a signé son split album avec la machine <strong>Axegrinder , </strong>un des meilleurs groupes crossover/crust anglais. Affaires de famille.</p><p>La puissance de la frappe est effective, la basse de Whitely bastonne bien, ça ferraille sec sur les 30 minutes de l&#8217;album et les 7 titres qui le composent viennent coucher leurs sillons impeccablement sur la galette. La riffaille est féroce autant que le chant de Shrew. C&#8217;est plombé et frelaté comme il faut et c&#8217;est servi nature, le genre d&#8217;attention qui vous plonge immédiatement dans le trip.</p><p>Remarquable compilation, un objet qui tient ses promesses et qui propose un voyage dans le temps nous faisant penser qu&#8217;il y a 20 ans on produisait de la musique qui avait une vraie gueule de bulldozer. Mammouth le mollard.</p><p
style="text-align: center"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/prophecy-of-doom-total-mind-war/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/prophecy-of-doom-total-mind-war/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Poisonous &#8211; Perditions&#8217;den</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/poisonous-perditionsden/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/poisonous-perditionsden/#comments</comments> <pubDate>Thu, 24 May 2012 04:30:48 +0000</pubDate> <dc:creator>darkantisthene</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[death/grind]]></category> <category><![CDATA[2010]]></category> <category><![CDATA[Blood Harvest]]></category> <category><![CDATA[Brésil]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=30094</guid> <description><![CDATA[Vous êtes sans doute des dizaines de milliers à vous rappeler de ma chronique d’Impetuous Rage. Séduits par le death Monstrosityien que pratiquaient ces Brésiliens, j’entends encore d’ici votre cri de désespoir lorsque vous avez appris comme moi qu’en 2009 ils avaient décidé de splitter....]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes sans doute des dizaines de milliers à vous rappeler de ma chronique d’<strong>Impetuous Rage</strong>. Séduits par le death <strong>Monstrosity</strong>ien que pratiquaient ces Brésiliens, j’entends encore d’ici votre cri de désespoir lorsque vous avez appris comme moi qu’en 2009 ils avaient décidé de splitter.</p><p>Mais le Brésilien est tenace et sait renaître de ses cendres. Pour preuve, les 3 mêmes olibrius remettent le couvert sous un autre nom : Poisonous.</p><p>Quel est l’intérêt de se suicider juste après un premier album pour débarquer quelques mois après avec un… autre premier album ? Si les 2 entités avaient employé les mêmes armes, je serais prêt à recevoir cette question. Sauf que là, il est impossible de faire un quelconque lien entre Impetuous Rage et Poisonous, si ce n’est les ranger sous la catégorie, ô combien élastique, death metal.</p><p>&nbsp;</p><p>Cette absence de continuité est presque troublante, je ne sais pas ce qui a bien pu se passer dans la tête des Sud-Américains. Peut-être ont-ils ont été déçus par le public qui venait assister à ses concerts ? Peut-être que les cheveux des fans étaient trop propres, les vestes pas assez patchées, la bière pas assez forte.</p><p>Toujours est-il qu’ils ont préféré se tourner désormais vers un autre public, celui qui reste terré dans sa tanière qui pue le sang rance et la désolation. Oh les passerelles sont toutefois possibles (la preuve j’adhère aux 2 recettes – et puis Impetuous Rage ne donnaient pas dans le melodeath non plus) mais il y a fort à parier que tout le monde ne les suivra pas dans cette descente aux enfers.</p><p>&nbsp;</p><p>Une masse putride s’approche et vous ne pouvez pas faire grand-chose à part protéger vos parties intimes. Seules les ombres d&#8217;<strong>Incantation</strong>, <strong>Immolation</strong> et <strong>Autopsy</strong> sauront vous prémunir de l&#8217;assaut. En revanche, si vous comptez affronter la tempête de clous rouillés après une cure de death propre et surproduit, je ne donne pas cher des meubles qui se situeront dans votre entourage car vous aurez inévitablement envie de tout casser et brûler. Vous vous surprendrez même peut-être à vouloir être lacéré par des tessons de bouteilles à l&#8217;écoute, yeux révulsés, de la déferlante démoniaque des riffs et des rythmiques infâmes de <em>Perdition&#8217;s den</em>.</p><p>&nbsp;</p><p>Pourquoi tout d&#8217;un coup vous parler d&#8217;un album datant de 2010 ? Eh bien pour 2 raisons : une version vinyl est récemment sortie chez Blood Harvest ; j&#8217;avais besoin de faire de la place chez moi.</p><p>J&#8217;en rajoute une troisième qui n’est pas plus incongrue que les 2 premières : c&#8217;est un putain de bon album.</p><p>&nbsp;</p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/poisonous-perditionsden/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><p>1. Subterranean Rules</p><p>2. Worthless Christ</p><p>3. Creeping Impurity</p><p>4. Demons</p><p>5. Blasphemy arises for the Knowledge</p><p>6. Perdition&#8217;s Den</p><p>7. Under the Blessing of Death</p><p>8. From the Infernal Rift</p><p>9. Black Clouds and Fever</p><p>10. Poisonous (Bonus track)</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/poisonous-perditionsden/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Abysse &#8211; En(d)grave</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/abysse-endgrave/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/abysse-endgrave/#comments</comments> <pubDate>Wed, 23 May 2012 04:30:32 +0000</pubDate> <dc:creator>beunz</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[post hardcore/sludge]]></category> <category><![CDATA[post-rock/math rock]]></category> <category><![CDATA[2012]]></category> <category><![CDATA[Blue Wave Production]]></category> <category><![CDATA[France]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=30062</guid> <description><![CDATA[Sorti en 2008, Le vide est forme avait amené un vent de fraicheur au milieu d’un style devenant alors surchargé. Ce style en question, c’est le post-core ou post-metal, genre fourre-tout destiné à ranger tout ce qui a une structure progressive, des riffs lourds et...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Sorti en 2008, <em>Le vide est forme</em> avait amené un vent de fraicheur au milieu d’un style devenant alors surchargé. Ce style en question, c’est le post-core ou post-metal, genre fourre-tout destiné à ranger tout ce qui a une structure progressive, des riffs lourds et une ambiance générale plutôt atmosphérique. Une description bateau de laquelle <strong>Abysse</strong> avait su s’extraire en proposant une musique instrumentale inspirée. Alors quatre ans plus tard, qu’en est-il de nos jeunes pousses ?</p><p>Et bien on va dire que prendre leur temps a été une riche idée. Au niveau de la production d’abord puisque ce premier véritable album <em>En(d)grave</em> bénéficie d’un son aussi limpide que puissant. Une production qui sert donc des compos bétons, complexes et abouties. Sans s’encombrer d’artifice ni de chant, Abysse œuvre une nouvelle fois dans un tissage de riffs à la technique irréprochable s’imbriquant les uns aux autres avec cohérence.</p><p>Pourtant, ce nouvel album demande une exigence particulière tant cette succession de plans riffiques, tantôt puissants et rapides, tantôt plus posés et atmosphériques, ne semble pas si évidente aux premières écoutes tant ceux-ci sont complexes et sans réelle accroche. Et en insistant, au fil des écoutes, on sort de l’abysse (hohoho) et on se retrouve happé par ces sept morceaux n’hésitant pas à envoyer du lourd façon <strong>Gojira</strong> ou <strong>Mastodon</strong> (le morceau <em>Mastodon</em> porte d’ailleurs très bien son nom), le tout accommodé à leur manière (des influences certes mais pas de repompe à l’horizon).</p><p>En bref, les espoirs perçus avec <em>Le vide est forme </em>sont confirmés avec ce <em>En(d)grave</em> qui mêle habilement énergie et atmosphères plus émotionnelles. Ne reste plus qu’à un label à s’intéresser à <strong>Abysse</strong> histoire de faire sortir le groupe de l’ombre car il le mérite amplement…</p><p><span
style="text-decoration: underline;">Tracklist</span>:</p><p>1. Eagles Of Haast<br
/> 2. Ten Thousand Changes<br
/> 3. Mastodon<br
/> 4. Forest Monument<br
/> 5. Sharp And Chrome<br
/> 6. Golden Life<br
/> 7. Light For Wheke</p><p><a
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/> <a
href="http://abysse.bandcamp.com/">Bandcamp</a></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/abysse-endgrave/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Villains &#8211; Road to Ruin</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/villains-road-to-ruin/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/villains-road-to-ruin/#comments</comments> <pubDate>Tue, 22 May 2012 04:30:24 +0000</pubDate> <dc:creator>guim</dc:creator> <category><![CDATA[black metal]]></category> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[hardcore/punk]]></category> <category><![CDATA[2011]]></category> <category><![CDATA[Etats Unis]]></category> <category><![CDATA[New York]]></category> <category><![CDATA[Nuclear War Now! Productions]]></category> <category><![CDATA[Street Metal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29517</guid> <description><![CDATA[Les petits gars de Brooklyn auraient pu nous la jouer moshcore party le jour où ils ont créé Villains ou encore se tremper le bout des doigts dans la soupière remplie des membres de la confrérie brutal death locale, comme ils auraient pu tenter le...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Les petits gars de Brooklyn auraient pu nous la jouer moshcore party le jour où ils ont créé Villains ou encore se tremper le bout des doigts dans la soupière remplie des membres de la confrérie brutal death locale, comme ils auraient pu tenter le pari de l&#8217;abstract black abrasif de la scène new-yorkaise, ce conglomérat bruitiste d&#8217;amateurs de cris de ponceuses sur les bulbes rachidiens des cobayes de la capitale qui vomit son goudron jusque dans les entrailles de son métro puant. Villains aurait pu être un de ces suiveurs, mais il a préféré devenir dictateur de son propre continent sonore, celui qui les rassemblerait tous.</p><p>Non, Villains ne joue pas quelque chose qu&#8217;on n&#8217;a jamais entendu, au contraire. Juste que le chemin de traverse lui sied à merveille et qu&#8217;en plus le groupe a eu la bonne idée de ne pas essayer de brouiller les cartes derrière des nuages psyché-entourloupes en vogue actuellement dans les studios improvisés de la grande pomme pourrie. Villains marie ses tournures black primitives à la férocité de son métal urbain, son art noir du macadam qui transpire le propos ordurier.</p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/villains-road-to-ruin/46418_photo/" rel="attachment wp-att-29518"><img
class="aligncenter size-full wp-image-29518" src="http://www.eklektik-rock.com/wp-content/uploads/2012/04/46418_photo.jpg" alt="" width="500" height="332" /></a></p><p>&nbsp;</p><p>Villains c&#8217;est un peu l&#8217;embrasure sur la cité du vice, celle noire qui tait ses déviances, celle qui saigne son amertume derrière son quotidien macabre. Une ville obscure et chaotique à l&#8217;ombre de ses grattes ciels qui ont oublié la base de la pyramide, celle où on te braque pour s&#8217;acheter un caillou et où les ruelles obscures sont des terrains de jeux où les impasses ont parfois le nom de « game-over ». Villains n&#8217;est pas drôle, n&#8217;est pas pagan, n&#8217;est pas thrash, n&#8217;est pas festif, juste bétonné comme le bunker et armé pour le chaos, les dents collées au mortier à un visage dont le sourire sinistre trahit le morne de son imagination . Froid, revêche et instable, Villains l&#8217;est resté sur son troisième album.</p><p>Les riffs suent quelques rythmes déglingués, l&#8217;allure chaloupée de l&#8217;ensemble pervertit la raideur des titres, ceux là même qui dans une sorte d&#8217;élasticité poisseuse imprègnent les plages radioactives du disque d&#8217;étranges contorsions dans leurs mouvements. Et puis il y a cette acidité grandiose, ce tempérament qui ne mise pas sur la force brute des morceaux, eux qui n&#8217;ont plus que la peau sur les os et les yeux exorbités, le gras transparent mais le vice plein les formules. Villains joue sur ses sonorités aigres et noisy, ses dissonances et les larsen de ses guitares écorchées qui récitent l&#8217;histoire de la métallurgie à même le trottoir pour expliquer leur idée du noir. Putes de choix.</p><p>Corrosif et habité, Road to Ruin a ce ton sifflant et imprégné de ce stupre qui corrompt tous les rouages de ses dispositifs acoustiques. Le lugubre côtoie le rampant dans la crasse et la débauche, et les perles crachent leur vocation binaire comme pour nous rappeler que Villains raconte sa ville à travers un polar glauque sous la forme musicale. On regrettera juste le manque de punch de certaines tournures et un côté fluet de la narration, sinon ça développe plutôt fièrement son propos et ça c&#8217;est bonnard. Les honneurs.</p><p
style="text-align: center"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/villains-road-to-ruin/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/villains-road-to-ruin/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Sektemtum &#8211; Aut caesar, aut nihil</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sektemtum-aut-caesar-aut-nihil/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sektemtum-aut-caesar-aut-nihil/#comments</comments> <pubDate>Mon, 21 May 2012 04:30:09 +0000</pubDate> <dc:creator>darkantisthene</dc:creator> <category><![CDATA[black metal]]></category> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[2012]]></category> <category><![CDATA[France]]></category> <category><![CDATA[Osmose Productions]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=30111</guid> <description><![CDATA[Régulièrement, les canons esthétiques, musicaux sont l&#8217;objet d&#8217;attaques internes. Le black metal n&#8217;est bien sûr pas à l&#8217;abri des coups de canifs. C&#8217;est même l&#8217;un des genres les plus tentants en la matière parce que censément l&#8217;un des moins ouverts à l&#8217;évolution (jusqu&#8217;à présent on...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Régulièrement, les canons esthétiques, musicaux sont l&#8217;objet d&#8217;attaques internes. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Le black metal n&#8217;est bien sûr pas à l&#8217;abri des coups de canifs. C&#8217;est même l&#8217;un des genres les plus tentants en la matière parce que censément l&#8217;un des moins ouverts à l&#8217;évolution (jusqu&#8217;à présent on parle de true black metal et pas de true death ou true thrash).</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Pourtant, à y regarder de plus près, les sous-genres ont réellement explosé : tendance dépressive, shoegaze, symphonique, folk, industrielle, doom, voire blues ou southern rock.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">En 2012, vouloir endosser le rôle de celui qui donne un coup de rangers dans la fourmilière a-t-il encore un sens ?</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Si j&#8217;aborde la chronique de <em>Aut caesar, aut nihil</em> sous cet angle, c&#8217;est parce que les Français de <strong>Sektemtum</strong> (j&#8217;imagine sciemment et non « forcés » par le label) ont décidé, en guise d&#8217;amuse-gueule, de faire traîner quelques temps avant la sortie du bébé infâme un trailer un peu provoc&#8217; où l&#8217;on voit les « classiques » que sont <strong>Nehëmah</strong>, <strong>Deathspell Omega</strong>, <strong>Mayhem</strong> ou le magazine Thrashing Rage fracassés au sol ou jetés aux flammes.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Les types ne sont pas tombés de la dernière pluie (anciens membres, entre autres, de <strong>Crystalium</strong>, <strong>Ad Hominem</strong>, <strong>Hell Militia</strong> et autres <strong>Mütiilation</strong>) et savent certainement ce qu&#8217;ils font en mettant en scène des « idoles » maltraitées. Qu&#8217;ils aient envie de faire leur l&#8217;adresse de Saint Rémi (« Adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ») à Clovis aurait plutôt tendance à me faire rire. Il s&#8217;en est alors fallu de peu pour que je n&#8217;accorde qu&#8217;une oreille distraite à ce projet. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Et c&#8217;est là que le groupe est bon. Dès la première écoute, j&#8217;ai accroché. Impossible de garder une attitude distraite ou condescendante, le sens du riff et du rythme est trop aigu. Du coup, que ces Sicambres soient une bande d&#8217;humoristes, de cyniques ou de révolutionnaires me passe complètement au-dessus.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Ceux qui connaissent Hell Militia pourront se faire une idée du contenu d&#8217;Aut caesar, aut nihil si je leur dis que ce dernier développe une approche plus « rock » de certains titres (&laquo;&nbsp;the pig that became a god&nbsp;&raquo;, par exemple) de <em>Last station to the road to death</em>.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Les autres pourront imaginer un <strong>Satyricon</strong> de <em>Now Diabolical</em> entraîné dans une partie de débauche par les derniers <strong>Shining</strong> sur fond du <em>Fuck the universe</em> de <strong>Craft</strong> : un black puissant, groovy, dépravé, impeccablement exécuté et servi par une production claire et massive, en somme. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Si certains parmi vous aimeraient sauter le pas mais hésitent encore en voyant des patronymes de blackeux, qu&#8217;ils sachent que Sektemtum poussent la « détente » jusqu&#8217;à pratiquer un dark metal très <strong>Moonspell</strong>ien sur le dernier titre &laquo;&nbsp;Low spread&nbsp;&raquo; (c&#8217;est d&#8217;ailleurs le plus faible de l&#8217;album mais il n&#8217;y a aucun lien de cause à effet).</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Plus que de satanisme, d&#8217;ésotérisme ou – plus modestement &#8211; de haine, la musique pratiquée par Sektemtum relève du dégoût, du mépris, de la décadence. Il faudrait qu&#8217;un réalisateur plus extrême que Mike Figgis ait l&#8217;idée de faire un remake de son excellent Leaving Las Vegas où l&#8217;on voit Nicolas Cage se détruire à coups d&#8217;excès de boisson aidé dans cette noble entreprise par une prostituée junkie. La bande son serait alors toute trouvée.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">En attendant cette version improbable, je m&#8217;en vais déboucher une bonne bouteille à la santé de ces compatriotes qui signent là un premier album solide qui pourra légitimement attirer les pusillanimes vers un style à l&#8217;écart duquel ils se tenaient.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sektemtum-aut-caesar-aut-nihil/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p><p
lang="fr-FR">1. Aut Caesar aut Nihil</p><p
lang="fr-FR">2. Conference Catastrophe</p><p
lang="fr-FR">3. Exquirsis</p><p
lang="fr-FR">4. Dead Whore Fragrance</p><p
lang="fr-FR">5. The Average, the Ordinary</p><p
lang="fr-FR">6. Phoenix 999 et des Poussières</p><p
lang="fr-FR">7. Faded</p><p
lang="fr-FR">8. 2///18///</p><p
lang="fr-FR">9. To Deads End, with Holes in Your Pockets</p><p
lang="fr-FR">10. Low Spread</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/sektemtum-aut-caesar-aut-nihil/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Zemial &#8211; Face of the Conqueror / Necrolatry</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/zemial-face-of-the-conqueror-necrolatry/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/zemial-face-of-the-conqueror-necrolatry/#comments</comments> <pubDate>Fri, 18 May 2012 04:30:03 +0000</pubDate> <dc:creator>guim</dc:creator> <category><![CDATA[black metal]]></category> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[2007]]></category> <category><![CDATA[darkthrone]]></category> <category><![CDATA[Grèce]]></category> <category><![CDATA[Nyx]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29526</guid> <description><![CDATA[Zemial, magistrat hellénique de la cause black est de ces tirailleurs qui font les choses en marge, toujours un peu en décalage, mais toujours les deux pieds dedans. Le coup de jus, Vorskaath se l&#8217;est pris à la fin des années 80 quand en 1989...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Zemial, magistrat hellénique de la cause black est de ces tirailleurs qui font les choses en marge, toujours un peu en décalage, mais toujours les deux pieds dedans. Le coup de jus, Vorskaath se l&#8217;est pris à la fin des années 80 quand en 1989 il créait ce qui allait devenir une institution de la scène underground grecque. Le black déferlait alors sur le monde comme un frisson sur l&#8217;échine des plus jeunes pratiquants du métal extrême. Le thrash ronflait dans son cuir et cuvait ses bières pendant que ses princes commençaient à creuser les douves de leurs châteaux forts, les ponts d&#8217;or que leur avaient offerts les maisons de disques fleurant le filon étaient pour beaucoup dans la décimation des derniers enragés. En placardant sur les murs les affiches des nouveaux rois du pétrole de la cause métallurgique, il ne restait plus qu&#8217;à l&#8217;ombre de lever ses nouvelles forces.</p><p>Le black profitait alors des injonctions froides promulguées au Nord de l&#8217;Europe pour lâcher ses loups sur les villes qui bientôt s&#8217;embraseraient du trop plein d&#8217;amour que les dévots avaient pour leur passion maligne.Les trémolos pick nihilistes pleuvaient alors sur les bandes des cassettes qui s&#8217;empalaient régulièrement dans les magnétos et les walkmans des nouvelles hordes qui faisaient surface. Oh, bien sûr Zemial n&#8217;est pas un alpha du Temple, il n&#8217;a pas non plus l&#8217;amour platonique quand il s&#8217;entiche de la forme cadavérique de cette attaque punkisante des fréquences du diable. Comme d&#8217;autres, <strong>Varathron</strong>, <strong>Rotting Christ</strong> ou <strong>Necromantia</strong> en tête, Zemial a fait son chemin et a cru jusqu&#8217;au bout à l&#8217;élégance de l&#8217;anonymat, préférant tourner le dos à Osmose au début des années 90 quand le label est venu le chercher pour le faire signer dans son écurie. Zemial n&#8217;est pas à vendre, ce n&#8217;est pas un gibier dont on agite la croupe au bout d&#8217;une lance. La candeur du louveteau en prendra un coup quand il comprendra les ficelles du métier, il restera quoi qu&#8217;il en coûte seul maître à bord de sa galère, en 92 il signait sa première démo Sleeping Under Tartarus et déjà il se faisait un nom. Arriveraient 4 ans plus tard son premier album et aussi ce qui nous réunit ici : deux EP qui seront compilés en 2008 sur un seul et même disque.</p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/zemial-face-of-the-conqueror-necrolatry/934_photo/" rel="attachment wp-att-29532"><img
class="aligncenter size-full wp-image-29532" src="http://www.eklektik-rock.com/wp-content/uploads/2012/04/934_photo.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a></p><p>&nbsp;</p><p>Necrolatry et Face of The Conqueror sont parmi les meilleures releases de Zemial, et s&#8217;il ne devait en rester qu&#8217;un ce serait sans aucun doute Face of The Conqueror. Paru en 1997, l&#8217;EP Necrolatry flatte les oreilles de sa rudesse minérale et de son naturel à la fibre typiquement black. L&#8217;EP s&#8217;ouvre sur un « Eclipse » magistral, aux riffs canoniques et à l&#8217;attaque charnue, juste ce qu&#8217;il faut de vitesse pour le piège brise nuque, le genre de titre possédé qui respire le début des années 90 à plein nez. Le reste du brûlot n&#8217;est pas en reste, tout est juste, tout respire le Black Metal sans compromission. Puis derrière ça, débarquera en 2003 Face of The Conqueror , second EP compilé sur ce disque, le genre d&#8217;EP qu&#8217;on aurait pu lui aussi pensé écrit par <strong>Hellhammer</strong>, sauf qu&#8217;ici on atteint les sommets d&#8217;un heavy névrotique qui aurait plongé la gueule dans la marmite des sorciers. La puissance de la charge épique résonne comme un instant-classic sur le titre « Full Moon Necrophilia » la lune dégouline son chrome dans une chopine de mercure et on se tape une rasade du spiritueux black sans artifice comme si on goûtait à la première sève du chêne vénérable. Pour ceux qui se demandent encore ce qu&#8217;est le black, il n&#8217;y a qu&#8217;à écouter ce titre, il n&#8217;y a strictement rien à comprendre, si les douces fréquences que le morceau développe derrière son attaque frontale parle à votre cervelet vous êtes bons pour vous plonger dans les forêts noires qui jalonnent les chemins vers ces villes en chantier dont l&#8217;industrie se nourrit chaque jour.</p><p>Compilation plus que recommandable, une des meilleures façons de découvrir Zemial et aussi certainement le disque qui met le plus en avant les influences de son compositeur attitré. Féroce, épique et dévouée, voilà une compilation qui a du corps et de l&#8217;esprit.</p><p
style="text-align: center"> <p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/zemial-face-of-the-conqueror-necrolatry/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/zemial-face-of-the-conqueror-necrolatry/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Carnage &#8211; Let the carnage begin</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/carnage-let-the-carnage-begin/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/carnage-let-the-carnage-begin/#comments</comments> <pubDate>Thu, 17 May 2012 04:30:00 +0000</pubDate> <dc:creator>darkantisthene</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[death/grind]]></category> <category><![CDATA[2011]]></category> <category><![CDATA[Russie]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29951</guid> <description><![CDATA[Derrière ce patronyme et ce titre ô combien originaux et cette pochette tout droit sortie des 90’s se cache une petite pépite sortie en 2011. Enfin quand je dis sortie… disons qu’elle ne risque pas d’attraper froid car elle montre à peine le bout de...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Derrière ce patronyme et ce titre ô combien originaux et cette pochette tout droit sortie des 90’s se cache une petite pépite sortie en 2011. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Enfin quand je dis sortie… disons qu’elle ne risque pas d’attraper froid car elle montre à peine le bout de son nez infâme tellement la promo est inexistante. Alors, certes, le groupe n’a pas de label (ce qui est proprement scandaleux, je pèse mes mots) ; mais, en 2012, il existe quand même quelques moyens de communication permettant de faire circuler son nom un minimum ! </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Oh les gars (labels et groupe), sortez-vous les doigts et donnez à cet album tout l’appui qu’il mérite ! Je ne vais pas faire ça tout seul même si je compte bien apporter ma pierre à l’édifice !</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Histoire de ne pas me faciliter la tâche, le groupe a eu la bonne idée d’avoir une origine qui ne fait pas vraiment rêver les foules en matière de death metal : la Russie.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Cette vaste et froide contrée risque de devenir également le tombeau de ce jeune groupe si nous ne sommes pas quelques-uns à affirmer haut et fort que, à travers <em>Let the carnage begin</em>, le pays qu’aucun conquérant ne peut envahir a toutes les cartes en main pour conquérir, lui, les vieilles nations fers de lance du death old school. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Car la Russie ne vient pas mettre juste un petit bout de gland dans la rondelle, autant vous le dire tout de suite. Elle débarque pour nous pénétrer à sec à coups de mastards maléfiques en acier trempé. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Pas besoin de tout faire débouler à 800 à l’heure dans une débauche de puissance surproduite ; ici le son est sec, incisif, presque « maigre » ; ça peut en rebuter certains en mal de claque dans la gueule mais personnellement j’accroche carrément et trouve que ça sied très bien au teint globalement mid tempo. </span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Je sais que je ne vais pas sortir des noms qui font rêver tout un chacun mais l’honnêteté est la meilleure alliée du chroniqueur lorsque les sirènes de la notoriété mondiale viennent frapper à sa porte. A l’écoute de ce premier album de Carnage, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à 3 albums permettant de donner une idée de ce à quoi nous avons affaire : <em>Shadows of the past</em> de <strong>Sentenced</strong>, <em>Death shall rise</em> de <strong>Cancer</strong> et <em>The dead shall inherit</em> de <strong>Baphomet</strong>.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Ah je vous avais prévenu, c’est du old school et loin des têtes d’affiches faisant la une des journaux.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><span
style="color: #000000;"><span
style="font-size: small;">Vous avez du mal à imaginer ce que pourrait donner l&#8217;alliance entre un riffing groovy (parfois <strong>Illdisposed</strong>ien), incisif, au tranchant inaltérable, qui a ses racines bien implantées dans le terroir de l&#8217;Enfer, et des soli noirs et mélodiques ? Tant mieux, ça vous incitera à ne pas perdre une seconde pour aller vérifier par vous-même le bien fondé de mon enthousiasme ; car même si on pourrait à la rigueur regretter une certaine monotonie dans les vocaux ultra gutturaux, je ne suis pas sûr que la Scandinavie ou les USA aient été capables ces derniers temps de bander aussi dur dans une orgie dépravée.</span></span></p><p
lang="fr-FR"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/carnage-let-the-carnage-begin/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p><p
lang="fr-FR">1. Welcome to Apocalypse</p><p
lang="fr-FR">2. Living Dead</p><p
lang="fr-FR">3. Your Enemy</p><p
lang="fr-FR">4. Beneath Your Mask</p><p
lang="fr-FR">5. My Painkiller</p><p
lang="fr-FR">6. Hate</p><p
lang="fr-FR">7. Faith of Our Ancestors</p><p
lang="fr-FR">8. Instrumental</p><p
lang="fr-FR">9. Poison</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/carnage-let-the-carnage-begin/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Verdun &#8211; The Cosmic Escape Of Admiral Masuka</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/verdun-the-cosmic-escape-of-admiral-masuka/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/verdun-the-cosmic-escape-of-admiral-masuka/#comments</comments> <pubDate>Wed, 16 May 2012 04:30:58 +0000</pubDate> <dc:creator>beunz</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[post hardcore/sludge]]></category> <category><![CDATA[2012]]></category> <category><![CDATA[France]]></category> <category><![CDATA[Head Records]]></category> <category><![CDATA[Throatruiner Records]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=30057</guid> <description><![CDATA[Aaah Montpellier, son soleil, ses étudiantes, sa place de la Comédie, la proximité de la plage… Le lieu idéal pour jouer de la musique festive… Alors quelle mouche a piqué ces cinq locaux pour jouer une musique aussi sombre et appeler leur groupe Verdun ?!...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Aaah Montpellier, son soleil, ses étudiantes, sa place de la Comédie, la proximité de la plage… Le lieu idéal pour jouer de la musique festive… Alors quelle mouche a piqué ces cinq locaux pour jouer une musique aussi sombre et appeler leur groupe <strong>Verdun</strong> ?! Passionnés d’Histoire ou de tourisme en Lorraine ? Qui sait&#8230; Enfin, malgré le fait que les lyrics des aventures de l’amiral Masuka (qui au passage n&#8217;a rien à voir avec le personnage de Dexter) ne soient pas situés au sein du conflit du même nom, il n’empêche que nos poilus montpelliérains ont décidé de nous les narrer en trois chapitres sur fond de doom/sludge apocalyptique.</p><p>Le premier d’entre eux, <em>Sons of the atom</em> nous cueille directement au sein d’un univers déshumanisé et désespéré. La longue complainte (quasiment 13 minutes), à base de riffs rampants pachydermiques école <strong>Electric Wizard</strong>, installe un climat collant parfaitement à leur patronyme car guerre et grisaille sont au menu. A l&#8217;aide de riffs coups de canon aux impacts t’enterrant direct dans ta tranchée, <strong>Verdun</strong> a décidé d’y mettre du poids via une production poisseuse comme la fameuse gadoue dans laquelle les soldats s’embourbaient à l’époque.</p><p><em>Last Man Standing</em> la joue moins longue (seulement 7 minutes) et ajoute quelques touches psychédéliques plus prononcées, touches que l’on retrouvera même aux avant-postes pour le conclusif et implacable <em>Jaxa</em>, tandis que l’extrême noirceur, elle, restera omniprésente. Bref, en trois morceaux fleuves pour une grosse demi-heure de son (dont pas une minute de superflue), <strong>Verdun</strong> démontre qu’il sait se réapproprier un style sans pour autant tomber dans la facilité ou les clichés. Ce premier EP/K7, sorti conjointement sur <em>Head Records</em> et <em>Throatruiner</em>, est vraiment surprenant de qualité pour un premier jet. Vite la suite !<br
/> <br
style="clear: both;" /><br
/> <span
style="text-decoration: underline;">Tracklist</span>:</p><p>1. Sons of the Atom<br
/> 2. Last Man Standing<br
/> 3. Jaxa</p><p><a
href="http://throatruinerrecords.bandcamp.com/album/the-cosmic-escape-of-admiral-masuka" target="_blank">Album sur Bandcamp</a><br
/> <a
href="https://www.facebook.com/pages/Verdun/159628640747996" target="_blank">Facebook</a></p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/verdun-the-cosmic-escape-of-admiral-masuka/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/verdun-the-cosmic-escape-of-admiral-masuka/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Lye by Mistake &#8211; Fea Jur</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/lye-by-mistake-fea-jur/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/lye-by-mistake-fea-jur/#comments</comments> <pubDate>Tue, 15 May 2012 04:30:56 +0000</pubDate> <dc:creator>guim</dc:creator> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[prog rock/metal]]></category> <category><![CDATA[2009]]></category> <category><![CDATA[Black Market Activities]]></category> <category><![CDATA[Etats Unis]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29475</guid> <description><![CDATA[Il a une bonne tête le canasson. Il file à vive allure sur le béton armé de ces rêves digitaux nés après les années 80. Son sabot marque à chaque mouvement son empreinte dans les rues banales de la ville où les seuls motifs d&#8217;exception...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Il a une bonne tête le canasson. Il file à vive allure sur le béton armé de ces rêves digitaux nés après les années 80. Son sabot marque à chaque mouvement son empreinte dans les rues banales de la ville où les seuls motifs d&#8217;exception sont des accidents fortuits aux carrefours des rendez-vous du quotidien. Il trace comme la couleur au milieu des klaxons mortifères dans les embouteillages aux périphéries de ces cités qui ont donné à la grisaille ses lettres de noblesses. Rapide comme le vent, le mustang a le souffle lourd et sur son flanc il arbore à même le cuir de sa peau l&#8217;armure comme un habit de lumière léger et aérien; ça aurait pu être la version introductive &laquo;&nbsp;Mon Petit Poney&nbsp;&raquo; de cette review, mais le disque est plutôt PWNy.</p><p>Fea Jur n&#8217;est pas un nom angélique dans la mythologie de l&#8217;interweb, c&#8217;est le nom de l&#8217;acteur principal de la célèbre vidéo « Two Guys One Horse » qui mettait en scène un étalon se dressant dans la nuit noire pour accomplir ce que d&#8217;aucuns ne pourraient avoir à l&#8217;idée, à part si l&#8217;on voue un culte à la zoophilie, il en faut pour tout le monde n&#8217;est ce pas ? Le genre de truc improbable que l&#8217;on peut trouver sur la toile et qui vous fait penser que vous êtes quand même heureux de pouvoir vous asseoir où vous voulez sans avoir à vous souciez de votre transit, de votre colon en vrac ou du moelleux du siège que vous avez choisi.</p><p>La corrélation entre cette image et le second album de Lye By Mistake, n&#8217;est pas forcément palpable, mais l&#8217;idée du braquage, qu&#8217;il soit visuel ou sensoriel, est bien là, la branlette aussi, soit dit en passant. Fea Jur, serait bien cette bourrasque sortie de la nuit du métal pour embraser les flambeaux qui ont accompagné les sinueux chemins de traverse du rock progressif. Une sorte de gang-bang qui mêlerait chromatisme jazzy, puissance tellurique du métal et effluves world comme un encens pour embaumer le rituel. Une démarche extrémiste et quand elle se pare de bariolages, la tonalité de l&#8217;exercice vire effectivement au mensonge par omission, toute une métaphore.</p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/lye-by-mistake-fea-jur/9527_131365743151_54145253151_2442874_4946224_n/" rel="attachment wp-att-29476"><img
class="aligncenter size-full wp-image-29476" src="http://www.eklektik-rock.com/wp-content/uploads/2012/04/9527_131365743151_54145253151_2442874_4946224_n.jpg" alt="" width="453" height="604" /></a></p><p>Dur, le trip l&#8217;est resté, il s&#8217;est même développé au point de se passer d&#8217;un chanteur au micro. Out donc le format un brin plus formel du premier disque qui pouvait nous attendrir quand on s&#8217;arrêtait aussi sur la technique des zikos, il y a bien quelque chose qui ne change pas. Fea Jur adopte un climat plus free grâce à l&#8217;embonpoint de ses pistes instrumentales qui inondent chaque recoin de la galette. Le disque est saisi par cette puissance organique qui donne une percussion intéressante à l&#8217;ensemble. Les instruments sonnent clairement dans l&#8217;assemblage chaotique de ses mailles charnues aux polyrythmies complexes qui racontent le voyage à chaque retournement rythmique. Ça tricote beaucoup, avec de la grosse laine rock ou jazz, ça a le patchwork souverain,  mais ça sait garder cette fluidité du mouvement sur des descentes de manches qui invitent l&#8217;improvisation dans le ciel de lit des compos de l&#8217;album.</p><p>Melting-pot gentiment azimuté, Fea Jur part dans tous les sens et est aussi bordélique et bavard qu&#8217;un pilier de comptoir après une cuite au bar du coin. Il a cette jubilation presque innocente quand il raconte sa compréhension de <strong>Dream Theater</strong> ou de <strong>Meshuggah</strong> quand il se laisse aller, quand il pose ses bagages, qu&#8217;on l&#8217;excuse de baver autant. Il penche aussi vers des rappels de <strong>McLauglin</strong> ou <strong>Corea </strong>avec cependant un ton plus métallique et véloce de ses guitares qui lui donnent une frappe singulière sur certains morceaux où la syncope joue avec la délocalisation acoustique. Chacun y va de son tissage, Johnnie Truesdale nous lâche un solo de basse sur « Fea Jur » , Drew Button martelle comme le métronome toms et charley avec de bonnes lâchées de double quand le tapis déroule, Ben Whailin en démiurge recompose et décompose les titres pour leur donner cette forme hybride, comme ce break flamenco sur « Money Eating Mary (Karaoke Remix) » le genre de break qui vous fait manger des tapas et vous fait repenser à <strong>Cynic</strong> et son attentat fusion du siècle dernier.</p><p>Lye By Mistake récite ses leçons apprises sur le tas. Armé de son carnet de voyage, voici ses croquis, ses formules apprises au détour des initiations qui ont jalonné son parcours. Fea Jur aurait très bien pu être un disque démonstratif et chiant, mais sa matrice de diffusion, sa force de persuasion, son groove de Nobel de l&#8217;épée au métal bien trempé et son haleine chargée aux effluves de jazz en font un disque bouillonnant, inventif et contrasté qui mérite qu&#8217;on brise l&#8217;épaisse coque qui entoure son atmosphère pour explorer son continent musical. Belle saillie.</p><p>&nbsp;</p><p
style="text-align: center"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/lye-by-mistake-fea-jur/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/lye-by-mistake-fea-jur/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Kerasphorus &#8211; Necronaut</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/kerasphorus-necronaut/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/kerasphorus-necronaut/#comments</comments> <pubDate>Mon, 14 May 2012 04:30:45 +0000</pubDate> <dc:creator>guim</dc:creator> <category><![CDATA[black metal]]></category> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[death/grind]]></category> <category><![CDATA[2011]]></category> <category><![CDATA[Etats Unis]]></category> <category><![CDATA[kerasphorus]]></category> <category><![CDATA[Nuclear War Now! Productions]]></category> <category><![CDATA[Revenge]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29482</guid> <description><![CDATA[Alors que la page Angelcorpse se refermait; Pete Helmkamp bouclait un chapitre de l&#8217;histoire du groupe mythique pour s&#8217;en aller vers d&#8217;autres terres sous d&#8217;autres cieux, toujours plus à l&#8217;ouest. En arrivant à San Francisco, il lui fallait bien trouver un truc à faire, un...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la page<strong> Angelcorpse</strong> se refermait; <span
style="font-weight: normal">Pete Helmkamp </span>bouclait un chapitre de l&#8217;histoire du groupe mythique pour s&#8217;en aller vers d&#8217;autres terres sous d&#8217;autres cieux, toujours plus à l&#8217;ouest. En arrivant à San Francisco, il lui fallait bien trouver un truc à faire, un truc vite tapé pour y cracher son mauvais karma. L&#8217;idée a germé en quelques mois, et à la fin de l&#8217;année 2009 naissait <strong>Kerasphorus ,</strong><span
style="font-weight: normal"> pile photovoltaïque chargée à l&#8217;énergie noire prête à dérider les enceintes de la scène underground locale.Pour l&#8217;accompagner c&#8217;est un habitué des planches du coin qui se chargerait des parties guitares. B. Wolaniuk serait l&#8217;assistant artificier du sénéchal de la brutalité, juste là pour plaquer la tôle à même le marbre de la rythmique, et ce serait déjà pas mal. </span></p><p><span
style="font-weight: normal">Un suivi qui miserait plus sur la destruction que sur la construction, un truc qui nécessairement mettrait la machine à générer du bruit dans de bonnes dispositions pour l&#8217;office, un boulot de tir-au-flanc comme on les aime en gros et dans lequel Wolaniuk serait comme un poisson dans une bassine de whisky, heureux comme Dieu en France. Et pour bien faire les choses quoi de mieux que d&#8217;inviter aussi le vieux pote Read au barbecue ? Installé derrière les fûts, le marteleur de l&#8217;usine à gaz </span><strong>Revenge </strong><span
style="font-weight: normal">serait un admirable compagnon pour cette réunion.</span></p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/kerasphorus-necronaut/kerasphorus1_p/" rel="attachment wp-att-29483"><img
class="aligncenter size-full wp-image-29483" src="http://www.eklektik-rock.com/wp-content/uploads/2012/04/kerasphorus1_p.jpg" alt="" width="450" height="338" /></a></p><p><span
style="font-weight: normal">Deuxième EP et EP posthume, </span><em><span
style="font-weight: normal">Necronaut </span></em><span
style="font-weight: normal">nous rappelle que </span><strong>Kerasphorus </strong><span
style="font-weight: normal">était une sacrée poinçonneuse. Le bras mécanique agile et le vérin hydraulique monté sur une matrice de diffusion solide, les deux titres de </span><em><span
style="font-weight: normal">Necronaut</span></em><span
style="font-weight: normal"> ont la puissance que l&#8217;on attend du groupe. Cette force raw, cette frappe sèche et ferreuse qui ne joue pas de son élasticité mais plutôt de la puissance brute des claquages qu&#8217;elle développe quand elle frappe le métal sur l&#8217;enclume. L&#8217;usine fait rouler ses tapis et l&#8217;atmosphère est gâtée par un travail préparatoire où les blast-beat attendrissent les oreilles avant d&#8217;esquisser la moindre rupture.</span></p><p><span
style="font-weight: normal">Là où Kerasphorus pourrait juste servir la soupe, le groupe joue avec les contraintes qu&#8217;imposent les structures de ses morceaux pour bousiller les à priori qu&#8217;on aurait. Oui, le groupe nage dans la piscine de houille black metal et oui il distribue quelques uns des poncifs du death, pouvait on en attendre moins d&#8217;une éminence grise d&#8217;</span><strong>Order From Chaos</strong><span
style="font-weight: normal"> ? Non. Mais on ne s&#8217;attendait pas non plus à ce que l&#8217;alliage révèle des propriétés aussi remarquables. La densité des morceaux s&#8217;appuie sur certaines asymétries fines pour le genre, surtout quand ils sont pratiqués avec une telle brutalité. Les déséquilibres et les textures âpres singularisent le côté strict de l&#8217;ensemble et les mélodies chaotiques de « Through The Spinal Void » rappellerait un </span><strong>Axis of Revenge</strong><span
style="font-weight: normal"> de la grande époque quand se mettent en place les bouillonnements de son ventre hurlant. On ne pouvait pas rêver mieux pour un au revoir.</span></p><p>Violent, toujours à la rupture des genres, Kerasphorus nous livre deux comptines nucléaires, deux comptines post-apocalyptiques qui méritent à elles seules l&#8217;achat du vinyle . Un EP extrême et extrémiste, un faire part de décès rayonnant.</p><p>&nbsp;</p><p
style="margin-bottom: 0cm;font-weight: normal;text-align: center"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/kerasphorus-necronaut/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/kerasphorus-necronaut/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Muknal &#8211; Muknal</title><link>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/muknal-muknal/</link> <comments>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/muknal-muknal/#comments</comments> <pubDate>Fri, 11 May 2012 04:30:04 +0000</pubDate> <dc:creator>guim</dc:creator> <category><![CDATA[black metal]]></category> <category><![CDATA[Chronique]]></category> <category><![CDATA[death/grind]]></category> <category><![CDATA[2012]]></category> <category><![CDATA[Crepusculo Negro]]></category> <category><![CDATA[Etats Unis]]></category> <category><![CDATA[Muknal]]></category> <category><![CDATA[Occultism]]></category> <category><![CDATA[Spiritual Violence]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.eklektik-rock.com/?p=29779</guid> <description><![CDATA[Seigneur des profondeurs Muknal l&#8217;est. Le trio américain a envoyé sur le marché le genre de petit EP qui peut mettre d&#8217;accord les chercheurs de pépites, surtout ceux qui ont voué leurs recherches aux minerais que l&#8217;on ne trouve que dans ces galeries inaccessibles et...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Seigneur des profondeurs Muknal l&#8217;est. Le trio américain a envoyé sur le marché le genre de petit EP qui peut mettre d&#8217;accord les chercheurs de pépites, surtout ceux qui ont voué leurs recherches aux minerais que l&#8217;on ne trouve que dans ces galeries inaccessibles et dont les eaux croupies dissuadent les plus farouches aventuriers. Par opposition aux signifiants lumineux trop volatiles Muknal a réservé sa cataracte auditive à son vocabulaire le plus puant, trois titres qui servent à poser les bases très certainement.</p><p>Trois titres qui ont une tenue toute particulière, toute nécrotique, et les cavistes qui invitent au voyage ont tout des belligérants polymorphes à qui on ne raconterait pas d&#8217;histoire sur l&#8217;humidité de peur de se prendre une bonne beigne au coin du menton et un cours magistral sur les lois de la physique en habitation troglodyte.</p><p>Muknal a cette présence qu&#8217;il a certainement apprise sur le tas, cette déférence envers la tradition qui le rend tout de suite sympathique. Quand on pose ses oreilles sur le premier EP du groupe on se prend une bonne vieille décharge d&#8217;<strong>Incantation</strong>, vous savez celle qui vous rappelle que le Death n&#8217;est pas qu&#8217;une affaire de plans et de puissance de feu, mais aussi une affaire d&#8217;ambiance, d&#8217;odeur de soufre et d&#8217;images psychiques poisseuses et dangereuses. Un sentiment qui se prolonge d&#8217;autant que celui ci est renforcé par l&#8217;addiction du groupe à des effets black métallisant qu&#8217;on pourrait trouver chez <strong>Xibalba</strong> ou <strong>Inquisition</strong>.</p><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/muknal-muknal/3540341835_photo/" rel="attachment wp-att-29780"><img
class="aligncenter size-full wp-image-29780" src="http://www.eklektik-rock.com/wp-content/uploads/2012/04/3540341835_photo.jpg" alt="" width="415" height="155" /></a></p><p>En parlant de Xibalba l&#8217;affiliation est d&#8217;autant plus probante puisque que le référant concernant l&#8217;origine des noms de ces deux groupes est le même : l&#8217;appréciation de la relation du peuple Maya à la mort et aux voyages vers l&#8217;au delà,  les deux groupes érigent leur ode aux mondes souterrains et à ces couloirs qui sont sensés devenir les câbles reliant les défunts au monde astral . Le genre de voyage qui vous rappellerait peut être celui de <strong>La Forteresse Noire</strong>, film de Michael Mann sorti au début des années 80. Bien sûr il faudrait pour ça que vous l&#8217;ayez vu, si vous avez un peu de goût et de courage ça doit être le cas. Malheureusement ce film du troisième type dont la BO a été signée, entre autre, par <strong>Tangerine Dream</strong> n&#8217;est toujours pas disponible dans sa version Director&#8217;s Cut. Qui voudrait dépenser du fric pour une telle série B de toutes façons ? D&#8217;autant que le film se déroule en Roumanie et n&#8217;a rien à voir avec les Mayas.</p><p>Après cette digression névralgique, il convient tout de même de vous dire qu&#8217;il y a chez Muknal cette idée de la construction puissante où le signe et le sens se marient pour formuler une vérité de l&#8217;intention et de la production qui mettent immédiatement d&#8217;accord. Les riffs suintent aux parois du tunnel, dressés qu&#8217;ils sont comme une haie d&#8217;honneur aux squelettes qui l&#8217;habitent. Ils se déchirent souvent en fin de phrase, lardés par un sample de guitares aiguisés en heavy rotation qui vient cutter la progression comme pour briser la fluidité de la charge, un processus régulier qui n&#8217;est franchement pas nécessaire et qui de mon point de vue parasite quelque peu les morceaux à la longue.</p><p>Derrière le choc granitique et cette appréciation toute physique de la musique de Muknal il y a ces procédés diffus qui créent cette matière plus légère &#8211; mais noire &#8211; pour donner un sens plus mystique à la musique du groupe. On ne le retrouve pas que dans les delays des grattes, on le retrouve surtout sur ces passages où les tempos prennent de l&#8217;embonpoint ou sur certains ajouts de claviers au détour d&#8217;une envolée un peu plus atmosphérique, l&#8217;intro de « Rotten Genesis » en est l&#8217;exemple le plus concret. Et Muknal joue avec les astres comme un chaman dans la nuit des temps.</p><p>EP possédé jusqu&#8217;à la moelle, les trois titres de la cassette nous invitent à découvrir ce groupe de fort belle manière. Un combo qui aura certainement encore des choses à dire à l&#8217;avenir, au vu du ton d&#8217;Impious derrière le micro on espère franchement qu&#8217;en plus d&#8217;être assez bien armés, ils sont plutôt bavards, parce que pour un premier coup l&#8217;ambiance est là et en plus ça ne fait pas semblant.</p><p>&nbsp;</p><p
style="text-align: center"><p><a
href="http://www.eklektik-rock.com/2012/05/muknal-muknal/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.eklektik-rock.com/2012/05/muknal-muknal/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>2</slash:comments> </item> </channel> </rss>
