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autist
only for the geek - 2008 [grindcore] booze me up records
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Quand j'ai chroniqué la demo d' Autist il y a deux ans j'y avais découvert un jeune groupe mélangeant screamo et grindcore avec beaucoup d'énergie et de passion. Le genre de demo qui vous donne un coup de fouet grâce à un son cradingue et des chansons que l'on sent bourrés de potentiel. Aujourd'hui, Autist propose un nouveau cinq titres intitulés Only for the geek et même si l'énergie est toujours là et que le son est bien meilleur, je ne retrouve pas la même impression qu'il y a deux ans. Beaucoup mieux enregistré et doté d'un son de guitare croustillant le premier riff annonce pourtant de très bonnes choses mais, le groupe ne semble pas parfaitement en place sur ce titre et l'énergie retombe donc assez vite. La basse gigote tout de même par moment par dessus la guitare mais, avec un jeu qui semble très imprécis et qui n'apporte donc rien du tout. Le deuxième titre a l'influence black metal remonte toutefois le niveau et laisse supposer que la suite sera beaucoup plus enthousiasmante. Toutefois, ma lueur d'espoir s'éteint malheureusement tout de suite puisque le troisième titre est un exercice screamo où une guitare acoustique joue une sympathique mélodie que la voix criarde du chanteur s'évertue à cacher avec ses hurlements incessant. Un quatrième titre agréable et un cinquième sympathique mais sans plus et c'est déjà la fin du EP. Globalement, la voix est beaucoup trop présente tout au long des titres. En restant scotché a un seul type de hurlement aigu et incessant, la voix étouffe les riffs et fait perdre en dynamique la musique. La production est aussi à mettre au banc des accusés car, le manque de présence de la batterie handicape fortement les chansons. Le coup de fouet n'est pas là et on s'ennuie ferme même sur un EP aussi court. Le potentiel est toutefois là et deux des titres sont franchement bons ("X my border again" et "All my friends wear Amebix backpatches") mais sur cinq c'est beaucoup trop peu. Pour avoir vu le groupe en concert je suppose que ces titres prennent plus d'ampleur une fois sur les planches. Mais, pour un premier essai avec un son à la hauteur, le résultat est loin d'être aussi agréable que l'expérience live.
http://autist.touarek.org/
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whitechapel
the somatic defilement - 2007 [deathcore] siege of amida
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Sample d'une confession de tueur en série. Roulement de double grosse caisse. Cri de porc qui salut fièrement son public de jeunes a mèches et première mosh part. Embarquez les enfants en sécurité dans la voiture Whitechapel, vous n'aurez pas la mauvaise surprise de trouver autre chose que du deathcore mais, bien exécuté. Tout est prévu dans le paquet. Des mosh part comme s'il en pleuvait, des grognements gutturaux et d'autres un peu moins, des riffs death avec ce qu'il faut comme allers et venues sur le manche mais, surtout des chansons suffisamment variées pour qu'en écoutant les neuf plages (sans compter l'intro) de The Somatic defilement vous n'aviez pas envie de zapper pour voir si les mèches ne sont pas mieux gominées ailleurs. Je m'excuse d'ailleurs tout de suite de cette accusation infondée puisqu'en fait il n'y a ni coupe de cheveux emo, ni prétention mélodique suédoise dans ce disque. Whitechapel est un groupe encore jeune mais, il y a du potentiel dans leur deathcore. Prévisible mais honnête, leur musique caresse l'oreille pour peu que l'on ne demande rien de plus que le genre demandé. Dommage d'ailleurs, car les violons que l'on entend à la fin de la chanson titre apportent une contre-partie mélodique bien amenée qui fait défaut à d'autres disques du genre.
http://www.myspace.com/whitechapelmetal / http://www.whitechapelmetal.com/
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jesu
lifeline ep - 2007 [indus/ambient] hydrahead
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Si vous m'aviez dit qu'un jour Justin Broadrick de Godflesh et de Techno Animal, un artiste on ne peut plus intègre, ferait de la pop je vous aurais probablement jeté des pierres jusqu'à ce que mort s'en suive pour avoir blasphémé. Mais aujourd'hui Justin Broadrick s'est définitivement incarné dans Jesu et il compose des chansons où l'expérimentation en continuité avec l'album Us and them de Godflesh rencontre une sensibilité pop nuageuse et rêveuse. Ces quatre titres ne sont pas pour autant reposants. Doucement mélancoliques, profonds et auréolés d'une sagesse que l'on sait provenir des années d'expériences d'un songwriter émérite qui est passé par de nombreux genres et continuera encore de se renouveler. Tout comme ses EP et ses albums précédents, Lifeline montre une nouvelle évolution plus shoegaze que Conqueror, aux riffs massifs. La rythmique est en retrait et soutient la voix, très claire et beaucoup plus confiante dans ses capacités qu'aux débuts de Jesu. Même la participation de Jarboe à l'imparable "Storm comin' home" ne fait pas souffrir la performance de Broadrick en comparaison "malgré" l'émotion à fleur de peau que déploie l'ancienne membre des Swans. Nouvelle étape, nouvelles expérimentations mais, surtout, nouvelle collection de chansons superbes où les mélodies lumineuses percent la morosité sous-jacente, à l'image du phare de la couverture.
http://www.avalancheinc.co.uk/
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goat the head
simian supremacy - 2007 [death metal primitif] tabu recordings
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Goat the Head est peut-être le seul représentant au monde du "death metal primitif", genre où le signe distinctif est de se déguiser avec des peaux de bête et de se peinturlurer le visage (imaginez Turisas mais, sans les glaives) mais ce n'est pas, loin s'en faut, le seul groupe de death metal banaleau monde. Bien que se revendiquant d'un genre qui se veut original, la musique de nos hommes de cro-magnons est loin de provoquer l'émerveillement que durent ressentirent les premiers hommes en découvrant le feu. Riffs répétitifs, grosses voix de barbares, le tout répété sur quatorze titres. Simian supremacy est l'équivalent d'un enregistrement d'un groupe d'hommes des cavernes martelant des percussions. Amusant pour l'anecdote mais, très vite lassant. La dernière plage est tout de même sauvable mais c'est à se demander si c'est par ses qualités musicales ou si c'est parce qu'elle annonce la fin du disque et donc l'heureuse perspective de pouvoir enfin passer à autre chose.
http://www.goat.as/ / http://www.myspace.com/goatthehead
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el-p
bomb the system - 2005 [rap indépendant]
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Bomb the system est un film indépendant sur le monde du graffiti. Ce n'est pas un reportage mais, une histoire qui prend pied dans l'univers des graffeurs en se servant des multiples dangers qui guette un type dont la passion est de peindre à la bombe sur des murs sans se faire prendre par la police. Pour ce que j'ai pu lire sur le film, il a l'air regardable sans être pour autant un chef d'oeuvre. La bande son, réalisé par El-P tombe elle aussi dans le même domaine. Ecoutable car elle est produite par El-P, quelconque si elle avait été composée par quelqu'un d'autre. Que l'on ne s'y trompe pas, la musique enregistré par le leader du label Def Jux n'est pas inintéressante. On retrouve sur ces onze plages tous les traits de ses productions. Les pulsations battent sous les samples et rythment l'action que l'on devine grâce aux différentes répliques incorporés sur les plages. La musique sert l'image sans la dominer et, de ce fait, l'écoute de ce disque donne des indications sur le déroulement du film et donne envie de connaitre l'histoire. De ce point de vue, on ne peut pas dire qu' El-P ait mal fait son travail. C'est juste qu'en dehors de ce cadre, ce disque n'aura d'intérêt que pour les accros de Def Jux et de El-P. Ceci pourront trouver une demi-heure de musique instrumental originale, plus agréable et intéressant a certains moments qu'à d'autres (comme sur la plage 8 où l'on peut entendre la voix de Tom Yorke) et découvrir une autre facette de ses talents.
http://myspace.com/elproducto / http://www.definitivejux.net/ads-splash/index.html
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*shels
laurentian's atoll ep - 2007 [rock/postcore] shels music
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Après un très remarqué premier album qui marquait le début d'un projet très prometteur où l'on retrouvait des membres de Mahumodo et de Eden Maine, deux groupes anglais mort trop tôt, voici la suite de leurs aventures. Après avoir affronté la mer, le navire *Shels reprend son souffle et s'attarde sur un atoll pour nous donner deux nouvelles chansons, un titre retravaillé ("Water") et l'intégralité de leur premier EP qui était jusqu'alors épuisé. Cette nouvelle version de "Water", single efficace, et même un peu trop sur un disque aux influences progressives, se voit augmenté d'une conclusion acoustique très à propos qui enjolive ce titre déjà très agréable. Les deux morceaux suivants continuent dans la même veine que le premier album. Chant mélodique et envolé de guitare électrique. L'émotion est la même et le groupe va jusqu'à réutiliser des éléments de son première album : la conclusion de "The ghost writer" ou la mélodie d'introducction de "City of the swan". Un disque de transition donc, construit comme tel et, fatalement, moins passionnant que son prédécesseur sans être désagréable ou redondant. Bien au contraire. De plus, l'opportunité de découvrir les débuts de *Shels sur leur première demo n'est pas du tout une perte de temps. Plus agressif et moins aérien et expansifs que sur Sea of the dying dhow, les débuts du groupe laissaient déjà planer la lueur de la créativité à venir. Un disque qui permet donc de rattraper le retard tout en satisfaisant sa soif de nouvelles chansons. Un EP pour les fans et pour les curieux qui voudraient tremper leurs pieds dans la mer avant d'embarquer dans le bateau qui voguera, je n'en doute pas, très loin sur leur prochain album prévu pour cette année.
http://www.shelsmusic.com / http://www.myspace.com/shels
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splitter
avskräckande exemplar - 2007 [grindcore] obscene production
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Emporté par le rythme, les pulsations de la batterie s'accrochent au battement de coeur des musiciens. Quand le rythme ralentit c'est par désespoir mais, quand il s'emporte, comme sur la majeure partie de l'album, c'est pour signifier l'urgence qui anime Splitter. Groupe de grind suedois de plus, Avskräckande exemplar est une réussite complète dans le genre. Mélange de crust et de grind, très largement influencé par Nasum (période Human 2.0) mais plus punk que metal, Splitter n'est pas un clone mais, un héritier. Un groupe de musiciens habités par les mêmes influences. Les paroles sont hurlées dans leur langue natale mais, le livret propose des traductions de toutes les chansons. Attentif donc à ce que leur message passe, Splitter, comme le laissait supposer la pochette, n'est pas un groupe de gore grind amusant. "Todays society is every conformists dream. Everyone looks the same and do what they are told. It's an artificial place perfectly designed to cover up the cold harsh reality" ("Transparent ondska"). Pas besoin d'en dire plus sur la teneur du message, la virulence des cris aigus du chanteur est à l'image des textes et de la musique. Direct, possédé et puissant.
http://www.splitter.se/ / http://www.myspace.com/splittergrind
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dantalion
call of the broken souls - 2007 [black metal melodique] Det germanske folket
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Bons riffs, bonne production, bonnes chansons. Dantalion est un bon groupe et c'est là le problème. D'origine espagnole, le groupe joue un black metal sombre et mélancolique dont le tempo rapide contraste bien avec les riffs lents, mélodiques et sombres. L'atmosphère recherchée s'installe donc très vite et reste constante sur toute la longueur de l'album. Cependant, c'est ce manque de contraste dans la structure des chansons, le tempo, la voix graveleuse (rappelant un peu Immortal) et dans l'enchainement des riffs qui fait aussi de ce disque une œuvre trop identique à la norme du "genre" (le black metal mélodique n'étant pas une niche aussi calibrée que le metalcore). Bien que de nombreux riffs aient ce qu'il faut pour attirer l'attention (comme durant "Prophecy of sorrow" ou au début de "Death's cold layer") les plages restent un peu trop monocordes. Du potentiel mais, encore rien de concret pour un groupe qui en est pourtant à son deuxième disque. Le chant grave, qui manque fortement d'émotion, est aussi responsable de l'ennui que l'on peut ressentir à écouter huit chansons à l'intensité et à la qualité égale où rien ne vient briser la monotonie. Dantalion ne manque cependant pas de talents et une identité pointe lentement vers la fin du disque (tempo plus agressif, mélodies plus marquantes), suffisamment pour que le troisième album soit à surveiller (surtout avec le départ récent du chanteur). Pour l'heure, Call of the broken soul est à l'image de sa pochette et des titres de ses chansons, prévisible.
http://www.dantalionband.com/ / http://www.myspace.com/dantalionband
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Ne jamais juger un livre par sa couverture. See you next Tuesday présente une couverture peinte, originale et travaillé. Le nom du groupe contrebalance par contre la première impression positive. Heavy Heavy, Low Low, the Number Twelve Looks Like You.. See you Next Tuesday est un groupe de grind a mèche. Le genre qui a trop écouté The Locust, Daughters et Discordance Axis mais ne sait pas aussi bien faire que ses ainés. Les chansons passent mais, ce sont les titres qui restent le plus en mémoire. "Before I Die I'm gonna fuck me a fish". Cool. "Baby, you had me wish I had three hands". Marrant. La musique ? Beaucoup moins. Mosh part. Blast. Riff grind. Petit effet dissonant. Une chanson, on passe à la suivante ... ah non, c'est la même chose. Difficile de trouver quelque chose de positif à dire sur ce disque. Le disque est bien empaquettés, proprement produit et calculé au centimètre près pour convenir à un public de fan de deathcore emo cherchant à combler plusieurs demis heure de leur existence. Si vous faites partie de ceux là, achetez ce disque, vous ne prendrez pas de risque. Les autres ? Prenez des risques et aller voir ailleurs.
http://www.myspace.com/seeyounexttuesday
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devian
ninewinged serpent - 2007 [thrash/black] century media
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Aussi anecdotique que puisse être un nouvel album d'un groupe de thrash (formé par deux ex. Marduk) puisant ses influences dans Slayer et Nagflar je ne peux pas nier que je trouve cela très agréable. Mini chronique ne rime pas avec manque d'inspiration mais, avec l'absence d'envie de tourner autour du pot quand le mélange est aussi facile à décrire et à défendre. Devian, avec ses influences évidentes et ses clichés, propose une série de chansons agréables. Dix plages, dont une intro et des chansons allant de 4 à un peu plus de 6 minutes. Stéréotypé dans son agressivité et dans l'essence même de ses riffs, Devian tire pourtant toutes ses qualités de cet état de fait en ne mentant pas à l'auditeur. Progressif ? Eux pas connaitre. Ce groupe semble être née pour assouvir le simple plaisir de jouer un metal mélodique et agressif qui rendrait hommage leurs influences tout en créant une nouvelle collection de chansons que tout fans du genre puisse apprécier. C'est chose faites et le résultat est tout ce qu'il y a de plus recommandable.
http://www.myspace.com/truedevian / http://www.devian.se/
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