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plebe
congo square - 2010 [rock] Season of Mist
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Ils ne sont pas si nombreux, les groupes français à tenter de se livrer à l’exercice périlleux du chant en français, dans le genre rock burné tirant vers le métal. On saluera donc d’entrée de jeu le choix de Plebe d’aller dans ce sens. Ceci étant dit, il va maintenant falloir aborder les points qui fâchent… Le tout n’est pas en effet de chanter en français, mais d’abord de chanter et de le faire bien. Soyons clairs, et pour ne pas tourner autour du pot, j’aime bien la musique de Plebe, mais j’ai un peu de mal avec son chanteur. Ca reste donc assez subjectif, et peut-être que ce qui me rebute vous ravira, mais je vous conseillerais quand même d’écouter le myspace du groupe pour vous faire une idée, histoire d’éviter une surprise, voire une déconvenue en découvrant Congo Square. Pour en revenir à la musique, on pensera fatalement un peu à Noir Désir, à défaut d’avoir beaucoup de références en rock français, même si Plebe est tout de même beaucoup plus métal que Noir Dés’ (cf "Avale" et son final tout en muscles riffus). Alors il est clair que je ne suis peut-être pas le mieux placé pour parler d’un album de rock français, chanté en français, puisque ce n’est vraiment pas ma tasse de thé à la base. Je préfère garder une certaine réserve par rapport à cet album que je n’ai que peu apprécié, n'adhérant pas à cette voix mi claire mi rocailleuse, bâtarde, qui vient selon moi gâcher une musique bien foutue et intéressante par ailleurs. Faites vous donc votre propre avis !
http://www.myspace.com/plebe64
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fallen joy
order to die - 2009 [death mélodique] autoproduction
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Death mélodique. Le mot est lâché. Alors autant s'y faire de suite. Fallen Joy n'ont, de toute façon, pas honte de ce qu'ils font. Une fois n'est pas coutume, le clavier et le chant clair répondent par contre aux abonnés absents. Une exception dans les derniers disques du genre tant ces éléments sont devenus de rigueur chez les jeunes groupes qui évoluent dans ce style. La scène s'était jusqu'à présent positionnée sur deux extrêmes : les fans de Soilwork et d' In Flames au son pop ultra compressé (l'école Nuclear Blast) et les défenseurs de l'héritage suédois déchiré et bien old school (l'école Razorback). Dans le son, Fallen Joy se rapprocherait plus de l'écurie Nuclear Blast mais leur influence majeure est à chercher chez Century Media en la personne de Dark Tranquility. Les leads mélodiques fusent à grande vitesse sur une rythmique rigide sans être surproduite et le chanteur montre qu'il a appris à bonne école avec un growl efficace. Ce premier EP est marqué par la détermination du groupe à donner les meilleures compositions et elles le méritent bien face aux masses de clones infâmes qui ne pensent qu'à remplir de l'espace sur leurs disques. Fallen Joy ne fait qu'une musique de genre qui n'apporte rien de neuf (hormis une couleur plus black metal à la Dissection sur le dernier titre, "Voyage au bout de la nuit") mais le niveau de leurs chansons est tout à fait honorable pour un genre qui a vu passer le meilleur et les hauts-le-coeur. Un EP Metal as fuck qui écrase sans effort une bonne partie de la concurrence.
http://www.myspace.com/fallenjoyofficial
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jesu
opiate sun - 2009 [indus/ambient] caldo verde
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Avec Jesu, la volonté de Justin Broadrick est de devenir un bien meilleur song-writer à chaque nouveau disque. L'expérimentation radicale n'est plus de mise contrairement aux mélodies automnales que contiennent chacun de ses EP. Les différences entre chacun sont subtiles mais le format se prête à ses petits sauts de disques en disques. De sept à cinq minutes, les morceaux d' Opiate sun s'allongent par rapport à ceux de Lifeline et de Silver. Le format est toujours très pop, la batterie est un peu plus relâché et la voix plus sûr, dédoublée, et surtout, aussi moins trainante. Alors que Godflesh faisait battre les têtes en rythme, Jesu tente de faire battre les coeurs à l'unisson avec ses douces mélodies poignantes. Certes moins influent que l'est Godflesh, Jesu continue d'être aussi beaucoup plus intime que ne l'étaient ses différents projets et collaborations (autant Techno Animal qu' Ice ou Greymachine). Il ne faut lire dans cette série d'EP qu'une occasion de mettre en musique son malaise et sa tristesse et de montrer sa passion pour les mélodies pop mélancoliques.
http://www.avalancheinc.co.uk/
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Avant de tourner définitivement la page sur le post hardcore shoegaze de Nord, Year of no Light distribue sur trois split des morceaux enregistrés avec leur chanteur avant qu'il ne s'en aille. Des trois splits, celui-ci devrait satisfaire les fans de Nord. "Adoration" pourrait être une chute de studio s'elle n'était pas créditée comme ayant été enregistrée, mixée et masterisée sur un studio portatif. Absolument pas original pour ce groupe mais cohérent avec son identité. Karysun en revanche n'a pas été enregistré à la va vite et ça s'entend. On croirait entendre tout un groupe alors qu'ils ne sont en fait que deux pour asséner une salve de postcore rappelant Cult of Luna mais à un tempo hautement plus élevé puisque tout s'achève en quatre minutes. Rien non plus de novateur sans pour autant que l'on ait à s'en plaindre. Pas de prise de risque donc pour l'acheteur ni pour les groupes. Espérons qu'à l'avenir ils en prendront plus.
http://yearofnolight.free.fr/
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six magics
behind the sorrow - 2010 [metal symphonique] coroner records
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Alors que "Run" débute comme un titre de heavy mélodique lambda, un sample extrait d'un reportage sur le 11 septembre interrompt le cours du morceau. "Explosion avant l'arrivée de l'avion, machination de la CIA ...". Le refrain conspirationniste s'interrompt et les paroles prennent alors un sens beaucoup moins vide mais que l'on aurait aimé moins rempli d'un tel ramassis de connerie. Ce thème ne semble pas être exploré sur le reste du disque puisque passé cette "prise de risque idéologique", le heavy surproduit de Six Magics lance la voix d'Elizabeth Vasquez, de toute la force de l'ex-producteur de Dream Theater derrière les manettes, sur le devant de la scène. Les riffs ne respirent plus, canalisés par la voix et un clavier synthétique censé rajouter un élément symphonique aux ritournelles mielleuses du groupe. Il y a pourtant de quoi faire dès que le clavier et que la chanteuse se taisent. Ces brefs moment de répit sont ceux qui m'ont permit de tenir le choc durant le disque et ils plairont surement beaucoup aux fans de metal et de chansons pompeuses tendant parfois même vers la variété ("It's not the way" fait penser à du Barbara Streisand avec des guitares). Rien de moins que de la pop baveuse agrémenté de heavy trop bien senti pour être gâché dans un tel concept.
http://www.sixmagics.cl/
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living corpse
metaphysical collapse - 2010 [metalcore] coroner records
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Décrit comme un groupe de thrash-core, Living Corpse n'a de core qu'un tempo rapide et de thrash pas grand-chose. Plus At the Gates que The Haunted, le metal de ces italiens file de titre en titre sans laisser de trace. Il y aurait bien deux passages sympathiques, la conclusion de "Zero is the zenith of the sun" et de "Supplying my lust", mais ils disparaissent bien trop rapidement pour faire grande impression. Le registre vocal du hurleur est bien maigre de même que ses lignes de textes, aussi interchangeables que les riffs qui les accompagnent. Les cymbales atténuent aussi beaucoup l'impact des riffs. Seul point positif, Metaphysical collapse ne dure que trente deux minutes. Peu de temps perdu donc pour se rendre compte de l'inutilité de l'objet. Et dire qu'il leur aura fallu dix ans pour en arriver là ...
http://www.myspace.com/livingcorpseassault
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rise to fall
restore the balance - 2010 [death mélodique] coroner records
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Dès l'intro au clavier du premier titre le genre est déjà défini : Death mélodique à la Soilwork, entre Natural born chaos et Figure number five. D'origine espagnol, ce jeune groupe ne déroge pas au canon défini par les suédois. Leur musique est seulement moins mélodique, et aussi largement moins efficace, pour de nombreuses raisons. Le chanteur n'est tout d'abord pas aussi apte au chant clair mais use plutôt de growlq sans se risquer à des élans mélodiques qu'il ne pourrait tenir. Les mélodies s'évaporent donc à peine jouées et les parties plus puissantes sont étouffées par une batterie trop synthétique. Malgré tout, en comparaison de tout ce que j'ai pu entendre dans le genre, leur musique n'est pas assez putassassière pour valoir d'être descendue en flèche. J'en resterais donc à un constat décevant mais pas dénué d'espoir pour la suite.
http://www.myspace.com/risetofallmetal
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A ce stade du phénomène, il faudrait vraiment être un nouveau né pour ne jamais avoir entendu au moins une fois tous les clichés du genre que contient ce disque. D'origine italienne, ce jeune groupe de metalcore ne retient que peu de choses de son origine géographique, en dehors de la voix du chanteur, et suit surtout les marques laissées par Killswitch Engage et Dark Tranquility. Clavier et guitare synthétique, rythmique mécanique et paroles copiés sur Linkin Park. Ce groupe pourrait aller loin s' il avait sorti ce même album il y a trois ans. En plein coeur de la mode il aurait surement intéressé quelques fans gourmands des disques du genre. Aujourd'hui repus, Intoxicated porte très bien son nom puisque c'est ce que risque de causer le trop plein de refrains et de riffs mélodiques entourés de mosh part aux fans des artistes précédemment cités. Encore un groupe qui ferait mieux de s'acheter une nouvelle religion avant que le vent ne tourne totalement en sa défaveur, si ce n'est pas déjà trop tard.
http://www.myspace.com/thefallenwithin
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disarmonia mundi
the isolation game - 2009 [thrash death mélodique] coroner records
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Des groupes peu originaux il en existe des milliers. Des groupes qui invitent le chanteur du groupe dont ils font beaucoup plus que s'inspirer il n'y en a par-contre pas des masses. Disarmonia Mundi est donc un clone de Soilwork avec en plus a charge d'inviter Björn Strid sur plusieurs chansons afin que l'illusion soit complète et que leur disque ressemble d'autant plus à une compilation de face B de Stabbing the drama. Correct sans jamais dépasser la barre du "supportable, mais pas trop", leur chanteur attitré choisit de piller en plus In Flames en alternant cris rauques et aigus avec une voix mélodique emo. Tous les attributs se lisent ensuite comme une liste de course pour un groupe du genre : batterie triggée, son compressé et refrains mélodiques à tous les étages. Impossible même de les taxer de débutant puisque The isolation game est leur quatrième disque ! L'industrie du cinéma connait le direct to vidéo, voici le direct to bac à soldes.
http://www.disarmoniamundi.com
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reno divorce
tears before breakfast - 2009 [punk rock] I Scream Records
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Reno Divorce n'est pas un groupe de nouveaux venus dans le milieu keupon. Le groupe de Denver existe en effet depuis près de 15 ans, 15 ans qu'on se prend dans la gueule tant leur recette parait familière. En effet, les riffs et mélodies de ce Tears Before Breakfast sont simples et très facilement mémorisables, de quoi faire un album blindé de tubes. Sauf que là, passés les trois premiers morceaux, hits en puissance entre Social Distortion et Green Day, l'album décline peu à peu niveau inspiration. Mais bon, dans son ensemble, ce nouvel album de Reno Divorce n'est pas déplaisant, remettant au goût du jour un feeling punk mélodique qui a plus de gueule et surtout plus de sincérité que la vague "teenage MTV punk" du début des années 2000. Sympathique sans être réellement marquant...
http://www.myspace.com/renodivorceonlinecom
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