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Krater – Urere

La caractéristique première de ce webzine étant d’être à l’écoute de ses lecteurs, il me faut prendre la plume pour répondre aux nombreux courriers que je reçois de plus en plus fréquemment. En effet, beaucoup parmi vous formulent le souhait de voir chroniquer un bon album de black qui ne les empêcherait pas de dormir tout en leur évitant de passer pour un baltringue qui ne supporterait pas un certain niveau de noirceur. Ça n’est pas encore aujourd’hui que je vais permettre à Black fucking cancer de dominer le monde mais j’accepte tout de même la mission.

Black fucking cancer – Black fucking cancer

Le black est un des styles de metal les plus foisonnants ; dresser un panorama serait fastidieux tellement ça part dans quasiment tous les sens. Sans aller jusqu’à plaider pour des retrouvailles exclusives avec l’essence même du genre, il faut bien reconnaitre que la nécessité de se recentrer est parfois salutaire. Malgré les nombreuses sorties scandinaves, il n’est pas impossible qu’en 2016 l’étendard de la haine soit porté par les USA.

Vredehammer – Violator

Le défouloir de l’année s’appelle Violator, et est signé des norvégiens de Vredehammer. Le groupe formé en 2009 livre cette année son 2ème album longue durée (le premier sorti en 2014 avait été chroniqué par notre collègue Darkantisthène), un album assez irrésistible pour qui entend trouver un défouloir de qualité conjuguant violence, efficacité et mélodie.

Deströyer 666 – Wildfire

A une époque où il est prudent de douter de tout, de se méfier de tout le monde (vous me direz à quelle époque peut-on se permettre d’accorder raisonnablement sa confiance ?), il est bon de reposer sa faculté critique en se tournant vers des groupes dont on sait qu’ils vont mettre tout leur coeur et toute leur fougue dans la musique du diable. Sans essayer de nous la mettre.

Glorior Belli – Sundown (The Flock that Welcomes)

2015 fut une putain de bonne année pour le black metal, alors forcément la barre est haute pour 2016, et force est de constater que sans surprise l’année a démarré plutôt doucement pour le metal noir. Mais encore une fois c’était sans compter sur Agonia Records et la France, association qui a prouvé son efficacité (voir l’album de VI) et qui la démontre encore une fois d’une fort belle manière avec la sortie du nouvel album de Glorior Belli.

Phazm – Scornful of Icons

Hell yeah! 2016 marque le retour discographique de Pierrick Valence (sans sa crinière) et de sa sombre entité Phazm, ressuscitée après un hiatus de 8 années, le dernier album Cornerstone of the Macabre étant sorti en 2008. Pour l’accompagner dans ce retour, on retrouve Gorgor à la batterie (celui-ci étant aussi responsable de la production impeccable de l’album), Joss Dréau (General Bizzare) à la seconde guitare et Fabien W. Further (Wheelfall, Chaos Echoes) à la basse. Le tout étant mis en image par Metastazis dont on reconnaît immédiatement le style au premier coup d’œil sur la pochette.

Entropia – Ufonaut

Bon ça c’est du très lourd. Premier candidat au podium 2016, et a minima dans le top 10/5 de l’année 2016, sauf si les bombes se mettaient à sortir l’une après l’autre dans les mois qui viennent. Et encore, je pense qu’Ufonaut résisterait sans peine et maintiendrait sa position dans la tête du peloton.

Amestigon – Thier

J’enrage, je désespoire, je vieillessennemis ! Je n’ai donc tant vécu (bon 39 balais, ça va, c’est pas non plus… hein) que pour vivre cette infamie ! Celle de rater dès sa sortie ce Thier. Mais que la mort m’épargne jusqu’à ce que j’ai pleinement convaincu jusqu’au dernier d’entre vous du caractère magistral de cet album.

Shrine of insanabilis – Disciples of the void

Quand on a deux doigts de jugeote et qu’on voit débarquer un groupe de black metal allemand auquel s’est très rapidement intéressé l’excellente écurie (allemande elle aussi) World Terror Committee, on se dit qu’on est face à l’alternative suivante : soit un membre du groupe fait partie du staff du label ou baise la secrétaire de direction ; soit la musique va faire bobo aux fefesses.

Enslaved – In Times

A chaque nouvel album du groupe depuis Isa, je me demande si Enslaved arrivera à persister dans la qualité. Et le constat est clair, rarement un groupe n’aura perduré à un tel niveau depuis ses début, aucun faux pas, aucun album raté ou expérimentation dans un autre genre hasardeuse à signaler. Je suis fan depuis Monumension mais je considère qu’ils ont trouvé leur formule avec Isa en 2004 et persistent depuis à l’élaborer en réussissant à chaque fois l’exploit de surprendre de nouveau. Allez, In Times n’est pas au niveau de la claque que fut RIITIIR il y a [...]