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Krypts – Cadaver Circulation

Krypts est de ces groupes qui remportent de plus en plus l’adhésion. Ces finlandais se sont en effet vite imposés sur la scène death/doom avec deux albums devenus références du genre Unending Degradation (2013) et Remnants Of Expansion (2016), et le pire est que ce Cadaver Circulation surpasse sur tous les points ces deux albums !

Leechfeast – Village Creep

Actif depuis 2010, Leechfeast est un groupe à mi-chemin entre Pays-Bas et Slovénie, dont vous aurez peut-être découvert le second album Neon Crosses l’an dernier. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez vous rattraper avec ce Village Creep. Ce nouvel EP propose deux nouveaux titres fleuves de respectivement onze et quinze minutes au cours desquelles le groupe développe une atmosphère personnelle fascinante, entre désolation et tristesse.

Mammoth Storm – Alruna

Projet suédois monté en 2012 autour de Daniel Arvidsson (guitariste de Draconian ici à la basse et au chant), Mammoth Storm est un trio qui vient mélanger stoner et doom avec comme point de mire des groupes tels que Sleep ou Electric Wizard. Comme chez ces derniers, les norvégiens jouent sur une esthétique aussi obscure que psychédélique et apprécient baser leur propos musical sur de lents riffs pachydermiques (forcément). Second long-format sortant quatre ans après Fornjot (2015), Alruna en reprend l’essence pour cinq nouveaux titres sous le signe du gras.

Wykan – Brigid – Of The Night

« Pink Floyd meeting Black Sabbath meeting Mayhem« , c’est par cette étrange mais alléchante description que Wykan aime se décrire. Le groupe quebecois fondé en 2017 est en effet adepte des mélanges, le doom psychédélique côtoyant le stoner rock, le heavy blues et donc le black metal. Un an après Solace, leur premier EP, le quartet montréalais remet le couvert avec ce Brigid – Of The Night, pour trois nouveaux titres mouvementés.

Green Oracle – S/T

Trio italien débuté en Toscane en 2013, Green Oracle est un groupe de stoner/doom revendiquant ses influences chamaniques et ésotériques. En résulte ce premier album pour Argonauta Records où trois titres fleuves nous dictent la marche à suivre pour apprécier au mieux son écoute: Please. Do. Hallucinogens.

Moloch – Love Songs

Très productif ces dernières années, Moloch s’est surtout signalé par ses très nombreux splits sortis avec des groupes évoluant autour de la scène sludge/hardcore, avec parmi eux quelques pointures telles que Thou, Rot In Hell ou encore Cloud Rat. Faisant suite à A Bad Place, très bon premier LP sorti l’an dernier, ce nouvel EP aurait pu sortir en collaboration avec un autre groupe, sauf que les anglais ont décidé de la jouer perso afin de délivrer deux histoires d’amour rimant forcément avec violence et douleur.

Mammoth Weed Wizard Bastard – Yn Ol I Annwn

Quatrième sortie pour les anglais de Mammoth Weed Wizard Bastard, valeur montante du stoner doom à forte tendances psychédéliques. Yn Ol I Annwn marque en réalité le troisième chapitre entamé en 2015 avec Noeth Ac Anoeth, et cet ultime volume se révèle comme un sacré voyage sensoriel, entre galaxies lointaines, substances plus ou moins toxiques, passages atmosphériques voire tristounets.

Helevorn – Aamamata

Helevorn tient son nom d’un lac dans le Simarillion de Tolkien et vient d’Espagne (contrairement à ce que son titre d’album laissait paraître, j’aurais pensé à un groupe finlandais de prime abord). Le groupe s’est formé il y a déjà vingt ans et a sorti trois albums et une démo avant ce Aamamata. Œuvrant dans un doom metal allant chercher du côté gothique de la force, les espagnols nous ramènent pendant quasiment une heure dans le sillage de groupes comme Swallow The Sun, Theatre Of Tragedy ou encore Draconian.

Miscarriage – Imminent Horror

Vous connaissez le goregrind, ce sous-genre souvent débile du death metal avec ses voix pitchées au maximum et aux grooves souvent entraînants. Eh bien Miscarriage part sur ce style mais en diminue drastiquement la vitesse pour que l’on atteigne celle du sludge/doom. En résulte donc un mélange inédit, dans le genre « on repousse les limites le plus loin possible », la nouvelle signature de Sentient Ruin Laboratories, et son album Imminent Horror (portant très bien son nom, autant au niveau sonore que visuellement) devraient faire date au milieu du roster déjà infernal du label californien.