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Non Serviam – Le Cœur Bat

Dans le genre curiosité pour public ayant le cœur bien accroché, voici Le Cœur Bat par Non Serviam, projet collectif anonyme parisien qui définit sa musique comme de l’industrial/experimental/black metal/grindcore/trip hop/baroque/electro/doom/crust (pfiou ça en fait beaucoup là non ?!) et actif depuis quelques années (son premier album Un peu d’amour pour la haine datant de 2014). Et même si l’on peut rester quelque peu perplexe devant cette impressionnante liste stylistique, une fois ce nouvel album lancé on se rend compte que Non Serviam ne ment absolument pas.

Pornohelmut – Bang Lord

Derrière ce nom quelque peu loufoque et cette cover psychédélique (qui va très bien avec) se cache un certain Neil Barrett, qui lui aussi porte (à deux lettres près) un nom prédestiné tant sa musique l’est: barrée. Bang Lord est donc le premier album du texan, bien décidé à expérimenter en amenant sa musique dans des sentiers escarpés.

Methwitch – Indwell

Projet né de l’imagination torturée de Cameron McBride (Voidgasm), Methwitch aurait pu être un groupe de deathcore lambda comme il en existe des wagons sauf que le gaillard apprécie brouiller les pistes, expérimenter et repousser les limites de la violence. Indwell part de cette base deathcore et se voit injecté de très nombreux autres éléments issus d’autres genres (black metal, grind, chaos) et surtout d’une ambiance dérangeante faite de bruits parasites et de nombreuses dissonances.

Shelter – Spetsnaz

Ne cherchez pas de Ray Cappo dans le coin, ce Shelter-là est français, de Lyon plus précisément, et joue quelque chose à mille lieues du hardcore straight edge ou du hardcore tout court. Non, on est là avec une musique beaucoup plus difficile à décrire en un mot. Entre metal progressif, jazz et math rock, le groupe vaut surtout pour la présence aux avant-postes d’une trompette menant souvent les débats ou laissant parfois une réponse à une guitare toute aussi déchaînée tandis que le reste du groupe les complète avec des rythmiques complexes, pas loin d’une frénésie épileptique. Second [...]

Cryptae – Vestigial

Un peu plus d’un an après la découverte du groupe via son effroyable premier EP, Cryptae fait son retour en grande pompe avec ce Vestigial, unique plage de dix-huit minutes. Le duo néerlandais n’a pas changé son fusil d’épaule, explorant à nouveau les limites de l’audible avec une violence débridée et des séquences expérimentales oppressantes.

Suspiral – Chasm

Composé de membres actifs au sein de l’underground espagnol, Suspiral est un mystérieux duo ayant décidé de mêler le black/death metal le plus raw et malsain à des éléments psychédéliques voire issus du krautrock. En résulte ce Chasm, nouvel album prenant la suite de leur Delve Into The Mysteries Of Transcendance (2016), premier jet qui nous infligeait déjà un beau bordel auditif !

Zapruder – S/T

Quatre ans après l’insaisissable Fall In Line, Zapruder fait son retour. Un retour un peu compliqué étant donné que leur vocaliste s’est exilé au Canada entre-temps, ce qui n’a pourtant pas empêché le groupe de renforcer ses liens. Une fois de plus parti enregistrer au studio d’Amaury Sauvé (Birds In Row, Stuntman…), le groupe poitevin nous livre un album éponyme aussi riche qu’étourdissant, à la cover… à regarder de près !

Azusa – Heavy Yoke

En voilà du all-star band improbable ! Azusa, c’est la réunion de membres de groupes qu’on n’aurait pas vraiment imaginé se mettre ensemble. Il y a tout d’abord Liam Wilson (basse, ex-The Dillinger Escape Plan) qui est venu du côté d’Oslo rejoindre le guitariste et le batteur d’Extol. Jusqu’ici, le mélange peut paraître très alléchant, jusqu’à l’annonce de la chanteuse: une certaine Eleni Zafriadou qui officiait jusqu’alors en compagnie de son mari dans Sea + Air, groupe d’indie-pop allemand. Pas d’erreur de casting au final car son arrivée au sein d’un groupe plus « extrême » va se faire très naturellement, conférant à [...]

The Great Sabatini – Goodbye Audio

Quatre ans après Dog Years, le quartet québécois The Great Sabatini fait son retour, en autoproduction cette fois. Le groupe montréalais montre ici une nouvelle fois au travers ce nouvel album son amour immodéré pour les années 90, principalement du côté noise de la force.

Imperial Triumphant – Vile Luxury

Découvert avec l’EP Goliath (2013) chroniqué en ces pages, de l’eau a coulé sous les ponts depuis pour Imperial Triumphant, trio new-yorkais ayant sorti depuis un second full-length (Abyssal Gods – 2015) et deux EPs avant d’intéresser Gilead Media et Throatruiner Records pour sortir ce Vile Luxury. Pour l’occasion, le groupe en a profité pour se refaire une image où la couleur or apparaît comme centrale: de son nouveau logo à sa cover en passant par ces étranges masques dont sont désormais affublés leurs membres, il y a ici un fil rouge (enfin doré, pardon). Mais il y a [...]