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Mamiffer – The World Unseen

Depuis qu’il a stoppé les activités d’Isis, Aaron Turner ne reste pas sans rien faire et se montre très productif entre Sumac et Old Man Gloom. Mamiffer est l’un de ses autres projets et peut-être bien celui qui lui tient le plus à cœur étant donné que l’autre membre de ce projet est Faith Coloccia (House Of Low Culture, Everlovely Lightningheart, ex-Pyramids), qui n’est autre que sa compagne. The World Unseen est le quatrième album du duo, oscillant entre atmosphères minimales glaciales et nappes chaudes dans lesquelles se lover confortablement.

Ricïnn – Lïan

Blood Music est un label proposant toujours des projets originaux et sortant des sentiers battus. J’ai pu m’en rendre compte en chroniquant les derniers albums d’Astronoid et de Grey Aura (tandis que mon collègue Krakoukass s’occupait de celle du dernier Perturbator), bref autant d’univers repoussant les limites stylistiques. Inutile de dire que Ricïnn envoie elle-aussi valdinguer ces limites, et c’est le moins que l’on puisse dire…

Nightmarer – Chasm EP

Nombreux sont ceux qui ont été déçus de la séparation de War From A Harlots Mouth, le groupe allemand ayant quand même marqué le petit monde du hardcore/metal à tendance chaotico-brutal de son empreinte les années 2000-10. Nightmarer est un jeune groupe fondé en 2013 par son guitariste Simon Hawemann et son ex-batteur Paul Seidel (maintenant chez The Ocean), session rythmique qui a de la gueule, derrière le vocaliste américain John Collet (Success Will Write Apocalypse Across The Sky/ex-Gigan). Pour leur toute première sortie, le trio nous sort un deux-titres et tend à justifier son patronyme: faire peur.

Omega Monolith – Fungus

Duo guitare/batterie formé en 2012 du côté d’Athènes, Omega Monolith officie dans un sludge instrumental influencé par les cadors du postcore tout comme par les groupes de chez Hydrahead. Fungus est leur troisième sortie: trois titres complémentaires pour un triptyque autour du temps et de l’espace ainsi que leurs « manipulations avec le son et la résonance ».

Ital Tek – Hollowed

Ital Tek est le projet d’Alan Myson, anglais originaire de Brighton bidouillant à sa guise les sons depuis 2008. Découvert pour ma part avec l’excellent album Nebula Dance (2012), j’ai pu assister à l’évolution de son projet, plutôt lumineux (et « dansant ») à cette époque, jusqu’à aujourd’hui et ce Hollowed, à l’atmosphère très ténébreuse.

Bologna Violenta – Discordia

Derrière Bologna Violenta se cache un homme, Nicola Manzan, violoniste italien de son état gérant le bébé tout seul comme un père célibataire (enfin, un bébé désormais pré-ado car âgé de onze ans maintenant). Discordia, son cinquième album long-format (le gaillard ayant aussi sorti beaucoup d’EPs et de remixes) est une nouvelle fois une étourdissante rencontre du violon et d’éléments divers, issus de styles tels que le grindcore, le mathcore ou encore la noise.

Edinburgh Of The Seven Seas – Inlandsis

C’est assez plaisant de recevoir une proposition de chronique pour un groupe ayant un nom assez énigmatique pour donner envie d’en rechercher la signification. Edinburgh Of The Seven Seas est donc le nom d’un village, l’unique village de l’île volcanique Tristan Da Cunha (qui fait partie de Sainte-Hélène). Voilà pour la petite minute culturelle et la découverte d’un territoire loin de tout, semblant aussi intriguant que fascinant.

Toe – Hear You

Après trois ans d’absence, l’un des meilleurs groupes instrumentaux issu du pays du soleil levant fait son retour. Entre math rock et post-rock, Toe a su trouver son public depuis ses débuts et n’a eu de cesse de se renouveler au fil des sorties.

Liturgy – The Ark Work

« Hipster black metal ». C’est par cette appellation que Liturgy se voit (dé)considéré par le trve metalleux lambda, ce depuis l’apparition du groupe en 2009 avec leur premier album Renihilation. Leur faute ? On ne sait plus trop, peut-être le fait de partager des affiches avec des groupes plus « core » que metal (voire autres), d’expérimenter et finalement d’être comparé à ces groupes qui font du black sans vraiment en être (au hasard Deafheaven). Quoi qu’il en soit, le groupe new-yorkais n’a que faire de ces remarques (parfois très virulentes) et a décidé de surprendre en sortant The Ark Work.