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Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

Azusa – Heavy Yoke

En voilà du all-star band improbable ! Azusa, c’est la réunion de membres de groupes qu’on n’aurait pas vraiment imaginé se mettre ensemble. Il y a tout d’abord Liam Wilson (basse, ex-The Dillinger Escape Plan) qui est venu du côté d’Oslo rejoindre le guitariste et le batteur d’Extol. Jusqu’ici, le mélange peut paraître très alléchant, jusqu’à l’annonce de la chanteuse: une certaine Eleni Zafriadou qui officiait jusqu’alors en compagnie de son mari dans Sea + Air, groupe d’indie-pop allemand. Pas d’erreur de casting au final car son arrivée au sein d’un groupe plus « extrême » va se faire très naturellement, conférant à [...]

Silent Planet – When The End Began

Pochette sombre, titre dans les mêmes tons, tout laisse à penser que ce troisième album de Silent Planet ne va pas être la fête au village. Confirmation directe lorsque l’on jette un œil aux thématiques abordées dans ce When The End Began, de la drogue à la maladie en passant par la société de consommation ou les relations compliquées, là aussi on se dit que son écoute devrait nous secouer un peu. Pourtant le groupe californien brouille toutes les attentes en délivrant un metalcore assez conventionnel mais plutôt percutant, et non dénué d’émotions bien entendu.

Polyphia – New Levels New Devils

Un an après l’étonnant EP The Most Hated, Polyphia fait son retour sur grand format. New Levels New Devils poursuit dans le même sillage, le groupe délivrant un metal progressif instrumental, technique et ébouriffant tout en étant intégré dans une production très moderne. Une optique s’affranchissant des frontières entre rock, metal, jazz, electro et hip hop, pour un rendu totalement unique.

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.

Racetraitor – 2042

Seconde vie pour Racetraitor, vieux de la vieille du hardcore metal straight edge ricain. Le groupe fondé en 1995 s’est arrêté quatre ans plus tard (terminant par un split avec Burn It Down sorti chez Trustkill) pour finalement reprendre du service il y a deux ans. Déjà autrefois fortement politisé, le message du groupe s’est donc actualisé à l’ère de Trump avec toutes les sortes de violences qui pullulent dans nos médias.

The Arusha Accord – Juracan

Voilà le genre de retour que l’on attendait plus ! Apparu en 2005 alors que SikTh et autres Dillinger Escape Plan trustaient les tops albums des amateurs de musiques aussi complexes que mélodiques, The Arusha Accord a décidé de cesser ses activités seulement quatre ans plus tard, au grand désarroi de leurs fans. Après un silence total de sept ans, le groupe anglais repointe le bout de son nez mi-2017 avec « Blackened Heart », puis remet ça avec « Vultures » trois mois plus tard avant d’attendre une année complète pour livrer un véritable EP.

Entropia – Vacuum

Ça démarre avec un long titre de 15 minutes, « Poison » qui joue sur la répétition, on y retrouve le côté psychédélique et même spatial, qu’on avait déjà goûté sur l’extraordinaire Ufonaut, mais on se demande d’abord si tout cela n’est pas un peu trop long… Et puis cette petite mélodie insidieuse s’ajoute à l’affaire quelques minutes avant la fin du morceau et marque les premiers points de la galette.

Mycelia – Apex

Formé en 2010 du côté de Zurich, Mycelia est un groupe affirmant vouloir repousser les limites des différents sous-genres du metal. Cela peut sonner un peu présomptueux mais une telle ambition peut aussi donner de bonnes choses. S’attaquant au monde, quelque peu surchargé, du metalcore façon djent, le sextet suisse compte y ajouter de l’originalité en puisant aussi quelques influences du côté du jazz ou de bandes originales de films.

Black Peaks – All that Divides

Réussir à accoucher d’un deuxième album inspiré, alors qu’on a livré en guise de premier album rien de moins que l’un des albums de l’année 2016, autant dire que voilà bien une délicate épreuve à laquelle se sont pourtant soumis avec courage les anglais de Black Peaks, seulement 2 ans après la sortie de Statues (faisant leur l’adage voulant qu’il faut battre le fer tant qu’il est chaud). On imagine la saine pression auxquels les 4 garçons ont du se confronter tant Statues a été bien accueilli à peu près partout et en particulier dans ces colonnes où nous [...]