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Chroniques Express de Noël 2018

C’est toujours le même bordel en fin d’année. L’heure du bilan approche, et c’est là qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas écrit toutes les chroniques qu’on pensait avoir écrites, ou qu’on a complètement oublié d’écrire quelques mots sur tel ou tel album qui le méritait pourtant. Sans compter les albums parus en toute fin d’année comme des petits sournois…

Therapy? – Cleave

Avec ses trente ans d’existence pour quinze albums (belle moyenne !), Therapy? apparaît comme un vieux de la vieille mais semble toujours décidé à faire parler les décibels. Cleave montre qu’Andy Cains et sa bande (un peu modifiée par rapport aux débuts du groupe) n’ont pas l’intention de se taire.

Saves The Day – 9

Groupe fondateur du mouvement emo premier du nom, Saves The Day est né en 1998 et ne compte désormais que Chris Conley (chant/basse) comme membre fondateur. Sortant après un hiatus de cinq ans, 9 est comme il se nomme, le neuvième album du groupe, un album qui tend à faire comme dans le temps, distiller des émotions sur un rock aussi mélancolique qu’énergique.

The Great Sabatini – Goodbye Audio

Quatre ans après Dog Years, le quartet québécois The Great Sabatini fait son retour, en autoproduction cette fois. Le groupe montréalais montre ici une nouvelle fois au travers ce nouvel album son amour immodéré pour les années 90, principalement du côté noise de la force.

Hellions – Rue

Peu convaincu par leur Opera Oblivia sorti il y a de ça deux ans, c’est un peu réticent que j’ai tenté l’écoute de son successeur nommé Rue, en espérant que Hellions ne le soit pas (à la rue, désolé). Non sans rire, cet album est franchement plus intéressant, sans trop modifier son style fait « post-hardcore à l’australienne » et de refrains fédérateurs, le groupe de Sydney est parvenu à moins se disperser et signe un espèce de concept-album aux mélodies simplement irrésistibles.

Metric – Art of Doubt

Desservi par sa pochette franchement simpliste et moche, voilà pourtant un album qui s’est imposé chez moi au fil des semaines comme un indispensable de l’année, l’air de rien, grâce à une surprenante longueur en bouche (en oreilles plutôt). Entendez par là que cet album qu’on écoute d’abord distraitement sans plus d’enthousiasme, révèle au bout de quelques écoutes sa profondeur, que les écoutes successives ne font que confirmer pour au final aboutir à une sévère addiction.

Happy. – Cult Classic

Pour certain d’entre vous, le titre Cult Classic doit vous remettre en tête l’un des meilleurs albums de hardcore chaotique de l’Histoire (oui carrément !). Sorti en 2004, Scarlet avait signé sur Ferret Music un premier full-length d’une incroyable intensité, toujours aussi efficace 14 ans plus tard et que je pourrais mettre sans hésiter dans mon Panthéon personnel. Alors quand arrive un petit groupe nommé « Happy. » et qui affuble son premier album Cult Classic d’une boite de pop-corn sur un fond bleu assez dégueulasse, on est en droit d’être un brin perplexe !

Carcharodon – Bukkraken

Fondé en 2003 en Italie, Carcharodon est un trio italien annonçant jouer du « macho metal », un style qui comme son nom l’indique oriente majoritairement ses lyrics vers le cul au point de nommer son (seulement) troisième album Bukkraken. Et pour mieux servir de tels lyrics, quoi de mieux que le poids du stoner/sludge accolé à un feeling death’n roll ?

VOLA – Applause of a Distant Crowd

C’est peu dire qu’Inmazes, le premier album des danois de VOLA, chroniqué dans ces pages m’avait complètement convaincu, l’idée réjouissante de partir de riffs meshuggiens pour proposer une musique mélodique et presque pop aussi casse-gueule qu’elle pouvait sembler sur le papier, était au final brillamment exécutée à l’arrivée et l’album se classait à l’époque sans peine dans les meilleurs albums de l’année. L’album, d’abord sorti en autoproduction avait été ressorti et distribué de façon plus large par le label Mascot Records, également à la manœuvre pour la sortie de ce deuxième album paré d’une très belle et lumineuse pochette, [...]

Idles – Joy as an Act of Resistance

Ça y est, la reconnaissance semble enfin en bonne voie d’acquisition pour les anglais d’Idles qui auront donc su avec ce nouvel album Joy as an Act of Resistance, battre le fer tant qu’il était chaud, suite à la sortie en mars 2017 du déjà très bon Brutalism. L’inspiration semble là et bien là et le groupe a bien raison d’en profiter. Ça tombe bien d’ailleurs car les auditeurs que nous sommes en profitent également en ayant désormais un album encore meilleur que le premier à se mettre dans les feuilles… Pensez-vous, même la Fnac en parle comme d’un des [...]