#2012

Hexis – XI

Multipliant les sorties depuis sa création (principalement EP et splits), les jeunes danois Hexis sont récemment passés au long format avec Abalam, disponible en téléchargement gratuit ici. On ne va pas parler de ce premier album ici (bien que je vous invite à aller l’écouter) mais de XI, EP sorti dans un premier temps en 2012 qui se voit réédité cette année par quelques labels dont le français Gheea Music.

LeHunt – The Empty Space In Which We Live

Originaire du Kansas, LeHunt est un trio de mathcoreux fleurant bon le Do It Yourself. J’en veux pour preuve ce The Empty Space In Which We Live, premier album (au titre évocateur) enregistré live (par le bassiste chanteur) dans une ferme aménagée en studio, pas banal !

John Zorn – Templars (In sacred blood)

”Qu’est-ce que le jazz aujourd’hui ?”

Vous avez 2 heures !

Plus sérieusement, vous pouvez ramasser vos crayons (à moins que l’idée de disserter là-dessus ne vous branche vraiment). Le prolifique saxophoniste new-yorkais John Zorn nous donne un début de réponse avec ce disque sortit l’an dernier sur son label, Tzadik. Un disque issu d’une impressionnante discographie qui s’étoffe au minimum de 20 nouvelles livraisons par an. Comment s’y retrouver au milieu de cette œuvre protéiforme et insaisissable ?

Novallo – EP

Je garde sous le bras depuis quelques mois ce premier enregistrement de Novallo, petit groupe américain à l’origine de cet EP de 5 titres qui tourne depuis très régulièrement chez moi.

C’est sans équivoque, la musique de Novallo s’insère dans la disparate scène djent, c’est un metal progressif technique et incisif, groovy et axé sur les rythmiques, avec des rafales rythmiques en départs-arrêts rapides. Un paquet de riffs agressifs, mais aussi beaucoup d’influences plus riches et positives, des parties où l’on sent un certain background jazz et funk à ces musiciens, d’autant que la voix emprunte des mélodies parfois doucereusement soul mais également toujours très classes.

Atretic Intestine – Encased

Si, par je ne sais quel mécanisme intellectuel déficient, vous pensiez qu’un groupe arborant le nom d’Atretic Intestine allait nous conter la beauté de l’aube, il vous suffira de prendre connaissance de la track list pour recoller à la réalité. Non parce qu’il faut quand même savoir qu’une atrésie intestinale fait beaucoup plus référence à une malformation d’un conduit indispensable aux évacuations (quasi) quotidiennes qu’à la douce description du visage angélique de l’être aimé. Que ceux qui sont capables de tomber amoureux d’un intestin m’épargnent leur justification scabreuse dans un courrier, merci par avance.

Treha Sektori – Endessiah

Treha Sektori est un one-man band derrière lequel se cache le français Dehn Sora, graphiste qui a notamment travaillé certains visuels de groupes comme Ulver ou Omega Massif. Endessiah, second album de l’entité, est sorti en octobre 2012 sur le renommé label canadien, Cyclic Law.

Depuis bien longtemps, j’ai tendance à faire confiance aux groupes signés chez Cyclic Law qui a une solide réputation en matière de dark ambient. C’est en regardant le catalogue sur le site du label que j’ai découvert Treha Sektori. Artwork bien foutu, trailer alléchant, tout était réuni pour susciter ma curiosité. Encore une fois, la curiosité a du bon puisque la pièce de 44 minutes qu’est Endessiah est une véritable invitation au voyage introspectif.

Ancient VVisdom

Une petite curiosité qui vaut bien un article, Ancient VVisdom (avec 2 « v » et pas un « w », à ne pas confondre donc avec le groupe de black suédois Ancient Wisdom) est un groupe américain formé par Nathan Opposition, le chanteur du groupe de metal/hardcore Integrity. Il permet à celui-ci de montrer une facette très différente de sa personnalité. Ancient VVisdom revendique un attachement fort à une imagerie sataniste, ce qui ne manque pas de surprendre à l’écoute de la musique du groupe, qui est tout sauf agressive et qui pourrait se résumer de la sorte : du rock de feu de camp au croisement de la folk. Majoritairement acoustique (avec quelques guitares électriques tout de même), elle met en avant une ambiance intimiste et sombre, portée notamment par la voix claire d’Opposition, souvent doublée, pour un effet qui rappelle Alice in Chains en version acoustique.

Inter Arma – Destroyer (EP)

En voilà un qui aurait du finir en bonne place dans mon top 2012 si j’avais fondu sur ce Destroyer plus tôt. L’avantage c’est que cet EP est maintenant disponible en cd chez Gilead Media, l’excellent label américain qui monte et qui a déjà révélé des pointures du black underground, comme Fell Voices, Ash Borer et False, dont on attend impatiemment les nouvelles sorties.

Semantik Punk – abcdefghijklmnoprstuwxyz

Alors que l’ensemble de la presse metal s’extasiait ou se lamentait sur la très hypothétique collaboration de Ross Robinson au prochain album de Behemoth, peu d’entre eux se sont penchés sur le travail qu’il effectuait au même moment avec semantik punk, illustres inconnus venus, eux aussi, de Pologne.

Manimal – Multiplicity

Les toulousains de Manimal ont commencé comme un side-project de Psykup, étant composés de 3 membres de ces derniers, et auront suivi à peu près le même parcours chaotique et la même difficulté à se faire une place sur la scène metal française malgré un talent certain, jusqu’à ce 3ème album sorti de façon assez confidentielle… et annoncé comme le dernier.

Manimal était dès le départ un projet plus metal que Psykup, avec les mêmes délires schyzophréniques mais se concentrant sur sa facette la plus extrême à base de riffs saccadés complexes et de rythmiques blastées, quelque part entre Strapping Young Lad, System of a Down et Faith No More, avec derrière l’ombre d’un Morbid Angel. Un groupe capable donc de riffs death modernes, techniques, comme de moments plus mélodiques et groovy.