#2016

DSM – S/T

Sorti en autoproduction en 2016, le premier album éponyme des jeunes lorrains DSM s’est vu ressortir par M&O-Music, permettant de propager un peu plus leur premier effort (qui aura apparemment mis un sacré moment à être réalisé, un an et demi) dont l’étiquette « post-death » pourrait bien attirer les amateurs de Meshuggah…

Dormant Ordeal – We Had It Coming

Imaginez une terre dévastée par une guerre millénaire. Un paysage de boue et de cendres, un charnier jonché d’os et de lances. Imaginez un monde qui ne connait plus le Soleil, théâtre de la dernière bataille entre deux royaumes. Du sommet de la plus haute montagne, balayé par le vent et le feu, une divinité antique ordonne son armée de monstres sanguinaires ; depuis son château décrépit, un vieux roi, rendu fou et aveuglé par la rage, pousse vers la mort ses braves soldats. Imaginez, si vous le voulez, un détachement de mercenaires nains sales et hirsutes, des héros [...]

Zeal and Ardor – Devil is Fine

Les passionnés ont par définition tendance à s’enflammer. C’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils usent de termes excessifs ou oublient toute mesure, emportés qu’ils sont (que nous sommes) par leur élan. Manuel Gagneux, ce suisse américain qui a monté ce projet Zeal and Ardor, en a été une victime récente, puisque son album Devil is Fine a été tour à tour encensé comme une oeuvre géniale, majeure, mais aussi taxé d’imposture et de machin inaudible et raté par d’autres enragés.

Nil Miserans – S/T

Formé en 2014 du côté de Bruges par des membres de groupes locaux (Omerta, Rafflesia, Thurisaz, All Above Hate), Nil Miserans a choisi de mélanger black et death metal en plongeant ces styles dans une atmosphère sombre, souvent symphonique, le tout sous forme d’un concept-album ayant pour thématique la mythologie grecque.

God Syndrome – Controverse

Débarquant de Samara en Russie, God Syndrome est un groupe ayant forgé ses armes au son des classiques du metal comme Megadeth ou Sepultura (que le groupe a d’ailleurs repris). Des influences encore aujourd’hui perceptibles mais reléguées bien loin derrière les inspirations des différentes écoles du death metal qui nourrissent le son du quintet.

Coupe Gorge/The Hammer – Split

Match franco suédois pour ce split entre Coupe Gorge et The Hammer. On avait déjà parlé de ces derniers dans la chronique de Vermin, découverte du hardcore prometteur de ces quatre jeunes suédois. Les voilà aujourd’hui associés à Coupe Gorge, groupe breton mêlant hardcore et street punk/oï et auteur de sa première démo en 2015.

Goresoerd – Antikeha

On ne connait pas très bien la scène balte par chez nous, estonienne plus particulièrement. Mis à part Loits et Tommy Cash dans un tout autre style, peu de groupes ont réussi à faire parler d’eux en dehors de leurs frontières. Goresoerd vient de Tallinn, la capitale, et a déjà sorti quatre albums depuis sa création en 2004. La signature du groupe sur Inverse Records et une distribution internationale pourrait bien l’aider à se faire connaitre, alors musicalement ça donne quoi ?

Hjarnidaudi – Pain:Noise:March/PsykoStareVoid

Après Gribberiket il y a quelques mois, Dead Seed Productions poursuit ses rééditions de groupes ou projets un peu à part. Une fois de plus, c’est dans l’underground norvégien que nous emmène le label à la découverte de Hjarnidaudi, projet solo de Vidar « Voidar » Ersmejo, guitariste dans le groupe de black metal qui aime les céréales Koldbrann (surtout les Kellogg’s Koldbrann, désolé) et anciennement chez les slam/deatheux Kraanium. Autant dire que le gaillard correspond bien au nom de notre zine puisque avec Hjarnidaudi, il explore encore une toute autre facette musicale, celle du drone/doom.

The Barber – General Thrashing

Un peu moins en vogue qu’il y a quelques années, la scène southern hardcore fait quand même des petits un peu partout sur le globe. The Barber joue donc dans ce registre dans le sillage d’Everytime I Die à la manière d’une bande de rednecks lambda originaire du trou du cul des USA, amateurs de bières premier prix et de chemises de bûcherons sales, sauf que ces gars sont… russes !

Barque – Coffin Cutters

Si vous pensiez qu’avec un tel nom, Barque vous embarquerait sur une croisière pépère sur un petit lac champêtre, vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’au poignet, car en fait de croisière, les lillois nous entraînent dans une tempête des plus mouvementées ! S’attaquant à une mixture de screamo et de hardcore sombre parfois à tendance chaotique, c’est dans un tourbillon de violence et d’émotions à vif qu’officient les nordistes.