#Season of Mist

Numenorean – Adore

Il m’a fallu un peu de temps et plusieurs écoutes pour succomber devant Adore, deuxième album des canadiens de Numenorean, groupe monté en 2011 par les frères Lemley, Brandon et Byron. Pourtant aujourd’hui, je m’enfile ses 43 minutes pour la (probablement) 15ème fois ou pas loin, et clairement elles passent en un éclair et j’en viens à trouver ce formidable album trop court. La magnifique pochette n’est certainement pas étrangère à mon insistance et à mon retour régulier vers ce disque. Numenorean avait déjà pu marquer les esprits avec la pochette de leur précédent album, évocatrice, choquante pour certains, [...]

Rotting Christ – The Heretics

Vous le savez si vous nous suivez depuis plusieurs années, je suis personnellement très client du dark metal de Rotting Christ. Depuis que j’ai littéralement flashé sur le monstrueux Sanctus Diavolos (et la redécouverte dans la foulée de son prédecesseur Genesis qui est à peine moins bon), je les suis avec plaisir dans toutes leurs aventures.

Kontinuum – No Need to Reason

Encore un rattrapage de 2018 (peut-être le dernier enfin…)!
Pour leur passage chez Season of Mist (après 2 albums remarquables sortis sur Candlelight), les islandais de Kontinuum n’ont pas cherché à révolutionner leur recette, accentuant même encore davantage le côté apaisé de leur musique.
Et Dieu/Satan que c’est beau une fois de plus!

Septicflesh – Codex Omega

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

Deströyer 666 – Wildfire

A une époque où il est prudent de douter de tout, de se méfier de tout le monde (vous me direz à quelle époque peut-on se permettre d’accorder raisonnablement sa confiance ?), il est bon de reposer sa faculté critique en se tournant vers des groupes dont on sait qu’ils vont mettre tout leur coeur et toute leur fougue dans la musique du diable. Sans essayer de nous la mettre.

Rotting Christ – Rituals

Tribal, sombre, occulte, ce nouvel effort des grecs de Rotting Christ est tout ça à la fois. Sans changer leur formule gagnante (leur style restant reconnaissable immédiatement), ils la poussent encore plus loin signant ce Rituals sous le signe de l’atmosphère et des ambiances sombres.

Septic Flesh – Titan

Chez Septic Flesh (ou Septicflesh, on s’y perd un peu) l’affaire semble entendue : on ne fera plus dans la finesse. Tout paraît en effet démesuré sur les derniers albums du groupe jusqu’au titre de ce nouvel album, le biennommé Titan. The Great Mass avait déjà solidement assis les bases de la nouvelle direction du groupe déjà amorcée avec Communion, et cette nouvelle offrande titanesque confirme haut et fort.

Exivious – Liminal

2ème album pour ce groupe instrumental dont le premier, sorti en 2009, m’avait bien marqué, j’avais même hâte d’écouter ce Liminal à vrai dire, et je n’ai pas été déçu.
J’avais fait connaissance d’un des gratteux et du bassiste du groupe pour les avoir vu sur scène accompagnant Masvidal et Reinert lors de la renaissance de Cynic il y a quelques années. Ça suffit à démontrer leur niveau instrumental. La participation de Stef Broks, batteur de Textures, au premier album m’avait tout de suite fait m’y intéresser. Ce dernier n’est plus de la partie mais le deuxième guitariste et [...]

Necrophobic – Womb of Lilithu

Le hasard et – surtout – l’envie de me déglinguer le cou en révulsant les yeux m’ont amené récemment à réécouter The third antichrist de Necrophobic ; et une réflexion m’est venue au détour d’un riff : finalement c’est un peu comme si Entombed ou Dismember tentaient de s’adonner au black metal. Voilà. Cette anecdote ô combien croustillante n’aurait pas dépassé le cercle de mes propres pensées si n’avait pas justement débarqué un nouvel album de Necrophobic plein de surprises concernant le line up.

Gorguts – Colored Sands

Il y a douze ans, le groupe québécois Gorguts sortait son quatrième album « From Wisdom to Hate« , un truc obscur et fouillé comme pas deux, à la croisée des chemins entre la sombreur du death-metal et les dissonances de ce qu’on n’appelait alors pas encore le post-black. Inspiré et équilibré, l’opus allait de la barbarie savamment construite à des ambiances plus éthérées mais toujours ténébreuses, et suivait le grand « Obscura« , celui qui avait définitivement fait entrer Gorguts dans la cour privée de l’avant-garde, et qui était devenu pour beaucoup d’amateurs de metal avant-garde (dont je suis) un instant classic.