Bilan 2005 monster

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Chaque année apporte son lot de déceptions et de découvertes de nouveaux groupes prometteurs.
D’abord par les grandes déceptions de l’année : Björk confectionne une B.O. de film pas essentielle (Drawing Restraing 9) et sorti dans l’anonymat, ce qui veut tout dire ; Exodus qui fait moins bien que sur Tempo Of The Damned avec Shovel Headed Kill Machine mais qui excelle toujours en live par contre ; Dream Theater qui nous offre un des albums les plus chiants de carrière ; Zak Stevens qui avec Circle II Circle n’a decidemment pas un groupe à la hauteur de son talent ; Overkill et Paradise Lost qui deviennent lassant ; Sigh qui perd une grande partie de son originalité ; Helloween qui ne fait plus d’aussi bons albums qu’à l’époque où Grapow et Kush étaient encore là.

Parmi les nouveaux groupes prometteurs, les futures révélations, ceux nous offrant leur premier album en 2005, on peut citer : Kiuas qui est ma découverte de l’année ; Frantic Bleep qui nous offre un metal progressif très original et inclassable ; Hantaoma, avec des membres de Stille Volke, mixe à merveille le folklore pyrénéen et le metal ; venu des Pays-Bas, le heavy metal mélodique et légèrement progressif de novACT mérite qu’on y prête attention.
Enfin, il y a les groupes que votre serviteur a découvert seulement cette année grâce à leur nouvel album et sur lesquels il aura envie de plus s’attarder dans les années à venir : Between The Buried And Me, monstre du hardcore chaotique progressif ; Ataraxie, excellent groupe de funeral doom français ; Confessor vieux groupe de doom qui fait son grand retour cette année ; Countess, black metal très underground et ultra culte des Pays-Bas ; Demons & Wizards, heavy metal avec Hansi Kürsch (Blind Guardian) et Jon Shaffer (Iced Earth) ; Falkenbach, groupe culte de viking/folk metal mené par Vratyas Vakyas ; Fantomas, le projet dingue de Mike Patton ; High On Fire, entre Motörhead, Black Sabbath et Slayer matiné de sludge ; Immolation, un des groupes de death metal les plus intéressants à l’heure actuelle ; Kreator, la honte de découvrir seulement maintenant ce classique du thrash metal allemand ; Moonsorrow, la honte aussi pour moi, fan de Finntroll, de découvrir seulement cette année l’autre groupe du claviériste de Finntroll, qui aurait pu figurer dans mon top 10 si j’avais eu plus de temps pour m’attarder sur Verisäkeet ; Nevermore, heavy metal moderne, déjà une référence ; Solefald, avec leur très progressif concept-album viking ; Ulver, groupe extraordinaire que cela soit dans le black metal, le folk, l’indus ou l’electro ; Symphorce, heavy metal avec le chanteur de Brainstorm mais bien meilleur que ces derniers.

A noter aussi :

En matière de hard rock classique genre, hélas, ne nous offrant plus beaucoup de grandes découvertes et de réelles satisfactions car un peu passé de mode, votre serviteur notera seulement que Spiritual Beggars a toujours la classe avec son Demons.
Halford de retour chez Judas Priest pour Angel Of Retribution est un des grands événements de l’année en matière de heavy metal. Dommage que la prod de Gates Of Fire de Manilla Road sonne si vieillotte, car le heavy metal épique culte des Américains est excellent. En matière de heavy metal épique aussi, les plus jeunes Slough Feg représentent sur Atavism le parfait mélange entre Black Sabbath, Iron Maiden période Killers et la folk irlandaise. A Night To Remember de Evergrey est un des meilleurs albums live de l’année. Aeronautics, second album de Masterplan est meilleur que le premier.
Vieille gloire du thrash metal toujours en forme, Annihilator nous offre avec Schizo Deluxe un album foncièrement plus thrash metal et plus crus que ne l’était All For You. Dark Ages est le premier album du Soulfly de Max Cavalera véritablement intéressant pour les vieux fans de Sepultura.
Nile confirme qu’il est le nouveau maître du death metal sur un Annihilation of the Wicked, certes moins réussi que In Their Darkened Shrines, mais largement meilleur qu’une grande partie des albums dans ce genre. Cephalic Carnage se fait plus original que jamais sur Anomalies. Les vétérans de Napalm Death sont encore capables d’écraser toute la jeune garde sur The Code Is Red… Long Live The Code. En matière de thrash-death metal plus mélodique, Arch Enemy semble être devenu la nouvelle référence du genre. Après une longue période de souscription, On The Wings Of The Phoenix de Symbyosis est enfin sorti au mois de décembre.
Idéologie certes peu recommandable des ukrainiens de Nokturnal Mortum, mais un album très bon (même si bien moins impressionnant que NeChrist), mélange de folklore slave et de black metal ravageur.
Grosse compilation pour My Dying Bride (Anti-Diluvian Chronicles), parfaite pour découvrir le groupe. Aussi à signaler en matière de doom, les américains de Novembers Doom qui sortent The Pale Haunt Departure, leur meilleur album à ce jour.
Le gothic/atmosphérique metal semble avoir perdu de l’audience comparé à l’année dernière. After Forever devient de plus en plus heavy metal et Tristania se fait de plus en plus dépouillé. The Provenance affirme encore plus son talent et son originalité sur How Would You Like To Be Spat.
Le rock progressif dans toute sa splendeur avec Deadwing de Porcupine Tree. Et outre-Atlantique, c’est Coheed & Cambria qui fait un carton.
Parmi les OVNI en matière de metal, Akercocke reste un groupe injustement méconnu selon moi et c’est bien dommage car sur Words That Go Unspoken, Deeds That Go Undone, le groupe anglais se fait moins brutal mais plus mature que sur son album précédent Chorozon. Aussi tristement méconnu, Ram-Zet nous pond son album le plus brutal avec le colossal Intra. Virtuose de la guitare, ce cinglé de Ron Thal évite toujours de tomber dans la démonstration stérile au sein de ce groupe inclassable qu’est Bumblefoot. Quatre ans après Fear Not, aucun doute, Collection Prestige nous prouve que Carnival In Coal est toujours aussi fou. System Of A Down réalise le gros carton de l’année avec deux albums ayant connu aussi bien le succès critique que commercial. The Second Renaissance de Kadenzza confirme que Holy Records a eu le nez creux en signant ce one man band japonais.

R.I.P. David Wayne (ex Metal Church) et Piggy (Voivod).

France

GOJIRA
MISANTHROPE
SYMBYOSIS
ATARAXIE
CARNIVAL IN COAL
HANTAOMA

DVD

HOLY PARTY
WINDIR “Sognametal”
JUDAS PRIEST “Rising In The East”
CANDLEMASS “The Curse Of Candlemass”
KRAFTWERK “Minimum Maximum”

Concerts

Metal Therapy Festival #2 à Woippy
Cross Cultural Metal Fest à Toul
Xmas Festival (Hypocrisy + Exodus + Naglfar + Wintersun) à Strasbourg
Furia à Talange

Futur

I (le nouveau groupe d’Abbath ex-Immortal)
CELTIC FROST
BLIND GUARDIAN
ROOT
SLAYER
RAGE
FURIA « Kheros »
MANOWAR
MAYHEM « Ordo Ab Chao »
VIRGIN BLACK
ANATHEMA
RUSH (et s’il pouvait tourner en France par la même occasion)
CRADLE OF FILTH
WINDS
RHAPSODY « Live In Canada »
SEPULTURA « Dante XXI »
SYMPHONY X
UNEXPECT « In A Flesh Aquarium »
DARKTHRONE « The Cult Is Alive »
HAMMERS OF MISFORTUNE
EMPEROR live au Wacken

Albums de l’année

Beyond TwilightSection X
Le claviériste et compositeur de Beyond Twilight, Finn Zierler, s’est mis dans des situations tout à fait particulières (comme s’enfermer dans son grenier dans l’obscurité ou passer des nuits dans les rues de Londres comme un SDF) pour trouver l’inspiration de mettre en musique cette histoire d’un savant créant un clone de sa personne, qu’il croyait contrôler mais, qu’il sera finalement obliger de combattre. Décrire le style pratiqué par Beyond Twilight comme du prog ou du heavy metal paraît finalement superflu. Beyond Twilight pratique un metal sombre théâtral, alambiqué et original qui n’a pas besoin de comparaison.


PrimordialThe Gathering Wilderness
Le pagan metal de Primordial est unique en son genre. Nous contant les malheurs de la terre d’Irlande avec une voix des plus poignante, des mélodies si tristement irlandaises et un son tellement pur (pas de batteries trigées et d’effets inutiles ici). Moins virulent que sur l’album précèdent, Primordial se fait plus touchant sur ce chef-d’œuvre dédié à feu Quorthon (Bathory).


BiomechanicalThe Empires of the World
Mené par le chanteur John K. (de son vrai nom Yiannis Koutselinis), digne fils spirituel de Rob Halford (Judas Priest) et Phil Anselmo (Pantera, Superjoint Ritual), Biomechanical représente le futur du heavy metal. The Empires Of The World est un disque très dense, un peu comme la rencontre entre le Judas Priest de Painkiller, Pantera, une petite touche de Slayer, Nevermore, Strapping Young Lad, des claviers symphoniques à la Emperor et bien plus encore.


CandlemassCandlemass
Les maîtres du doom font leur grand retour avec Messiah Mercolin au chant pour un de leur meilleur opus, voire même le meilleur. Plus culte que ça tu meurs.


The Mars VoltaFrances the Mute
Un album de rock progressif moderne et original, mâtiné d’influences latino. Une œuvre très ambitieuse que ce deuxième album de ce groupe constitué d’anciens membres d’At The Drive-In.


GojiraFrom Mars to Sirius
Le « death metal » moderne et original de Gojira semble enfin avoir atteint sa pleine maturité sur cet album. Les ambiances sont plus travaillées que sur les précédents opus et le style est plus fin (tout en jouant une musique lourde), ce qui permet à Gojira de se classer parmi les meilleurs groupes de metal hexagonaux.


CathedralThe Garden of Unearthly Delight
2005 année du doom ? Cela pourrait très bien être le cas. En plus du retour mega culte de Candlemass, Cathedral nous offre son meilleur album depuis le génial The Carnival Bizzare en 1995. Indispensable !


MisanthropeMetal Hurlant
On tient là un des meilleurs albums de Misanthrope. Celui d’un des groupes français les plus uniques, reconnaissable entre 1000, ne pouvant être rangé dans aucune case prédéfinie, dont les influences vont du heavy metal au death en passant par le thrash, le black, le doom, le gothic, ect… Bref, l’album d’un groupe qui ne peut laisser indifférent. Une entité qui semble définitivement invincible et que la France peut s’enorgueillir d’avoir.


OpethGhost Reveries
Les influences rock prog des 70’s du grand Arkelfeldt n’ont jamais été autant mise en avant dans cet album difficile et complexe. Opeth reste une référence incontournable en 2005 !


KiuasThe Spirit of Ukko
La Finlande n’arrêtera donc jamais de nous étonner ? Encore un groupe génial et ultra prometteur qui nous vient du froid. Kiuas offre un premier album de heavy metal des plus réjouissants. Puissant, véloce et mélodique (plus proche de Children Of Bodom que de Stratovarius), avec une touche folk par moments et un chanteur extraordinaire ; nul doute qu’on entendra à nouveau parler de ces gens là dans le futur.


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