Watchmaker – Erased From the Memory of Man

5 Commentaires      792
Style: grindAnnee de sortie: 2005Label: Willowtip Records

“The common denominator of the universe is not harmony – It’s chaos, hostility and murder” Werner Herzog in Grizzly Man. Le ton est donné. Eloignez les femmes et les enfants ! Et les hommes également tant qu’on y est en y réfléchissant bien… Seuls quelques fous ou bien encore des psychopathes pourront faire face à ce déluge de chaos sonore, quelque part aux confins du grindcore et de la noise. Ici tout n’est qu’extrémisme, quête de violence et de terreur, miroir d’un certain nihilisme.

Après un premier EP Kill Crush Destroy et Kill Fuching Everyone, les bostoniens de The Watchmaker reviennent avec ce second album, pour un nouvel attentat sonore. Attentat sonore qui pourrait faire penser à Anaal Nathrakh, le côté black en moins ou bien encore à Yacopsae ou Elysiüm dans les références grind chaotique jusqu’au boutiste.
Chant hurlé bien au-delà du raisonnable, matraqué sans discontinu durant la demi-heure que s’écoule cet opus, putride flot de bile haineuse aux relents de dégoûts misanthropiques. Riffs malsains, dissonants, saturés à outrance, rythmiques un rien déguinglées et bordéliques, blastées juste ce qu’il faut pour vous asséner coups de latte et uppercuts, production cradingue, on est bien loin du grind à la Rotten Sound ou Nasum. The Watchmaker s’épanche au cœur de la fange et des vomissures, dans un grind outrancier et malfaisant pour dépeindre un univers guerrier, ultra violent, sans concession d’où aucune rémission n’est tolérée. Les âmes sensibles se sont évanouies depuis des siècles…

Histoire d’étaler la culture comme on étale la confiture, The Watchmaker me fait penser à Klaus Kinski, acteur hystérique, au faciès ravagé par la folie et la violence, plongé au cœur d’une des œuvres cinématographiques de Werner Herzog, « Aguirre, la colère de Dieu » où tout n’est que chaos, hostilité et dégénérescence. Rares sont ceux qui en sont revenus…

  1. dawn of indifference/nuked to ashes
  2. oncrushing advance
  3. conquering a dead planet
  4. irrevocable change
  5. scaffold of deception
  6. gunpoint stoicism
  7. bonepile of false assumptions
  8. relentless post mortem killing
  9. therapeutic dirt nap
  10. mourning breath
  11. falling upwards
  12. infidelity’s eyestabbing unease
  13. swept from all existence
  14. lice crawling humanity
  15. inescapable melancholy
  16. visiting plague/blood freezing violence
Up Next

Groupes cités dans la chronique

5 Commentaires

  1. cava76 says:

    Je dois bien avouer que le chant est éffectivement assez barré, très peu de blast pour du grind mais la sensation de chaos est bel et bien au rdv.

    Miam j’en suis revenu.

  2. fewz says:

    Anaal Nathrakh!!!!! YEAH!!!!!!!!!!!!!

    par contre Anaal Nathrakh sans le black metalj’arrive pas à voir ce que ça peut donner… ?????

    Anaal Nathrakh – Black Metal = ( ) [que dalle!]

    =)

  3. Julien says:

    Franchement pas mal les mp3 !!!

  4. Florent says:

    ouah putain le batteur faut qu’il arrête c n’imp ce qu’il fait :s Sinon les mp3s passent bien, mais j’ai déjà entendu plus barré comme voix dans le grind, je n’ai pas les noms en tête, mais les tchèques doivent avoir ça dans leur beau pays ;-)

  5. Neurotool says:

    Bah c’est clair que la scène grind possède quelques spécimens bien plus barré que ce Watchmaker (par exemple Catasexual Urge Motivation ou CSSO chez les japonais), mais la sensation de chaos nihiliste demeure bel et bien malgré un schéma grind assez « traditionnel ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *