Ingrowing – Cloned and Enforced

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Style: grindAnnee de sortie: 2006Label: Obscene

Décidément la période est propice en sorties grind de haut niveau. Après le Blockheads, voici que je reçois ce que d’aucuns (dont moi-même) n’hésitent pas à placer comme l’un des groupes références du grind mondial, la dernière livraison de Ingrowing. Mon dico de tchèque c’est un peu le bordel, difficile de s’y retrouver. Il y a juste un mot que je peux sortir sans coup férir : « dieux du grind » en tchèque ça se traduit comme suit : « Ingrowing » !

N’y allons pas par quatre chemins. Cette galette est la quintessence d’une certaine idée du grind. Ni plus ni moins. Pourtant avec les deux opus précédents Suicide binary reflexion (2001) et Sunrape (2003) les même Ingrowing avaient placé la barre bien haut. Mais là… Eclatée la barre, pulvérisée, anéantie ! Pour faire un parallèle historique, Cloned and enforced possède la puissance de toute l’armée de panzers de Rommel + la 2ème DB de Leclerc, et on peut y rajouter une couche de Shermans anglais en plus ça ne serait pas superflu. Disons qu’on se trouve en face d’un mur impressionnant de puissance. Le son, énorme, clair, puissant, propre mais pas lisse, aidant grandement les compositions en béton armé du quartet à sonner grind as fuck ! Parce que niveau composition les bougres tchèques savent de quoi ils parlent et ce depuis un petit moment. Riffs pas forcément très rapides en soi, mais les compositions s’enchainent vraiment bien, on ne se dit jamais qu’il y a un truc bizarre, tout coule naturellement. Du gros mosh, des riffs plus aériens, bref on se prend un troupeau d’hippopotames en rut du début à la fin du disque dans les syphons. L’alternance typiquement grind de 2 voire 3 types de voix (growl, hurlée, presque parlée) participe amplement au groove naturel du skeud. Parce que le grind ça groove, hé oui ma ptite dame ! Ce n’est pas que du bruit, non non non. C’est de la puissance dans ta face ! Ecoutez-moi ce groove sur « New flesh to cultivate », par exemple. Ca c’est de la musique ! Puis bon je n’ai pas les paroles, mais au vu des titres je pense que ça ne parle pas de la bite à dudulle…

Je vais ajouter un petit paragraphe sur l’importance, dans ce genre de groupe, d’un musicien en particulier : le batteur. Parce qu’un batteur approximatif nuit à la puissance du son et la cohérence d’une compo. Là, force est de reconnaître qu’avoir un batteur aussi précis que Zbyna est un sacré avantage pour Ingrowing. Le Dirk Verbeuren du grind en quelque sorte, pour faire un parallèle. Comment rendre jouissive au sens sexuel du terme une partie blastée, tellement c’est propre, carré et groovy. D’autant qu’en live c’est la même, pas un coup à côté.

Bref, je vais faire vite pour ma conclusion : Cloned and Enforced est d’ores et déjà un classique du grind (enfin, on verra dans quelques années), probablement indétrônable cette année pour le titre de tuerie grind 2006. Coup de cœur, coup de génie. Du grind Tchèque, quoi…

  1. life stealth
  2. nanopunctures
  3. new flesh to cultivate
  4. shapeshifting / unidentification
  5. ground subzero
  6. kill the original
  7. tragic the gathering
  8. blind light
  9. fight might be right
  10. revolting waste – fuck the hoax
  11. cyclone
  12. ionized fluid being
  13. mind drillers
  14. enforce the clones (kill the copy)
  15. deletion / a cyclic end
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10 Commentaires

  1. Hallu says:

    Mouais certes c’est un bon album mais :
    -ça fait mal au cul de payer 13 euros pour 28 minutes… Comme le dernier Haemorrage
    -comme le dernier Haemorrage, c’est certes défoulant avec un certains feeling et un bon son, mais ça s’essouffle vite, et il ne sera pas l’album révolutionnaire et futur classique qu’une note de 18/20 laisserait supposer.

  2. Julien says:

    Bien d’accord avec cette chronique, un album monstrueux, ultra efficace, plus que Sunrape, moins de blast mais alors ça y va !!!! ENORME
    Hallu : On s’en fout de la durée, 1/2h ca suffit pour le style !!!

  3. Hallu says:

    Ben non justement. Regarde Nasum, c’est encore plus violent, et tous les albums font plus de 35 min, perso je trouve qu’en dessous de la demi-heure c’est vraiment du vol.

  4. Florent says:

    Hallu : je parle pas de violence, relis, tu verras. Pour moi ce groupe est la quintessence du grind. Pas le plus violent, pas le plus rapide, mais l’un des plus groovy et efficace.
    Des maitres, c’est tout :-)

  5. Hallu says:

    Quel est le rapport avec ce que j’ai dit ? J’ai dit que Nasum était encore plus difficile d’approche car plus violent, mais que malgré cela, écouter des albums de Nasum de 40 min est largement faisable et que donc ces faignasses de tchèques pourraient se bouger le cul pour faire un album d’au moins cette longueur.

  6. Julien says:

    Perso m’enfiler un album de Nasum d’une traite j’ai beaucoup de mal, donc j’en conclu que c’est trop long 40 min pour un groupe pareil !
    Chacun son point de vue, tu le trouves pas assez long, des gens trouvent ça correct, voilà…

  7. Florent says:

    Relis-toi mec, tu verras que j’ai pas forcément compris de travers. Un mec comme toi qui a un avis péremptoire sur tout, t’as pas un groupe ? Je pense qu’avec ta science infuse, tu pourrais sortir un groupe de la mort qui tue ! Allez fais péter le son, gars !
    Ptain les messies ça me gave d’une force….

  8. Hallu says:

    Moi ce qui me gave ce sont les connards comme toi qui prétentent qu’il faut forcément pouvoir faire mieux musicalement pour juger un album.

  9. Florent says:

    Fais-moi un bisou :p

  10. dah-neir says:

    « Mais vous allez vous aimer les uns les autres bordel de merde »

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