Desiderii Marginis – Seven Sorrows

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Style: dark ambientAnnee de sortie: 2007Label: Cold Meat Industry

Déjà plus de 10 ans que Desiderii Marginis nous abreuve de ses disques, déjà plus de 10 ans que Cold Meat Industry a eu (comme d’habitude) du nez pour miser sur le bon cheval…. 10 ans que c’est beau.

6ème album donc pour ce groupe de dark ambient qui aura su évoluer en tirant parti de ses erreurs passées et des critiques rencontrées à son égard pas toujours flatteuses. Ainsi, tout dans ce disque ne respire pas franchement le désespoir inhérent au genre, la pièce d’ouverture avec ses parties de guitares tranche directement dans le vif et promet un dépaysement à l’auditeur, rendant son propos presque mélancolique… Et c’est beau.

Le passé plus industriel de Desiderii reste perceptible malgré tout avec une utilisation intensive mais parfaitement bien gérée de samples et d’infra basses, bourdonnant juste ce qu’il faut pour ne pas étouffer le sentiment mélancolique évoqué précédemment. Les claviers, guitares et samples vocaux cohabitent ainsi dans cette pureté nacrée, presque sous-marine, sans jamais prendre son auditeur à la gorge comme un Raison d’être ou un Atrium Carceri et ça… c’est beau.

Même les entrechoquements métalliques, marque de fabrique Raison d’être-ienne s’il en est se font plus discrets, plus doux, laissant plutôt le soin aux atmosphères et aux guitares de créer le gros de l’ouvrage plutôt que de l’assombrir plus que de raison. A tel point que ce dernier opus se tourne volontiers vers un côté plus folk atmosphérique que résolument dark-ambient. Tout rejoint cette ambivalence que j’évoquais plus haut entre une ambiance sombre mais tout en même temps pleine d’espoir et de calme… Et c’est beau…

De même ces textes, sorte de psaumes religieux apportent ce côté rassurant à une ambiance musicale des plus oppressante. Ainsi un « the bitter potion » arborant typiquement le genre de sonorités que l’on pourrait retrouver chez Spektr dans un genre radicalement différent se fait plus rassurant grâce à la présence salvatrice de ce religieux, répétant sa phrase comme pour exorciser le mal autour de nous. Et comme un salut arrivant, la guitare entre en scène, mélodique elle prend le pas sur le mal. Et le pire dans tout ça…C’est que c’est beau.

De tous les groupes de Cold Meat Industry, Desiderii Marginis fait parti de ceux qui ont acquis au fil des années une notoriété toute méritée. Bravant les obstacles, s’endurcissant au fur et à mesure des albums pour devenir une entité bien à part et reconnaissable au sein du catalogue pourtant impressionnant de son label. Et ce, sans freiner son rythme de production d’un album par an depuis 3 albums. Juste un mot encore sur cette pochette, symbole extrême de cette dualité, avec sa nature semblant morte de laquelle s’extirpe cette plante, bien vivante elle, toujours cette lueur d’espoir quand tout semble perdu….

…et c’est beau…

  1. constant like the northern star
  2. why are you fearful ?
  3. my diamond in the rough
  4. the bitter potion
  5. silence will stop our hearts
  6. lifeline
  7. night pretenders
  8. i tell the ancient tale
  9. untitled
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3 Commentaires

  1. krakoukass Krakoukass says:

    En voilà une chronique qu’elle est… beau, enfin belle.

  2. ellestin says:

    Entièrement d’accord. Une musique calme, posée et assumée avec à-propos, sans pression, sans cliché. Sans doute l’artiste le plus mainstream de l’écurie Cold Meat.

  3. guim says:

    Toujours pas écouté,il va falloir.

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