Saw – Bipolarity

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Style: Death ModerneAnnee de sortie: 2010Label: Season Of Mist

A-t-on réellement besoin d’un groupe comme Saw en 2010 ?
La question mérite d’être posée tant il est aisé dès les premières secondes de trouver l’inspiration principale de ce jeune groupe français qui viendra grossir les rangs des formations œuvrant dans ce qu’il est de bon ton d’appeler un métal moderne (aux côtés de Gojira, Hacride, ou Clampdown). L’influence évidente dont il est ici question, c’est clairement le groupe batave Textures. Dès les premières secondes de Bipolarity, la filiation saute aux oreilles et s’impose d’elle-même, de par la musique (polyrythmies light à tous les étages) mais aussi dans la similarité vocale (pour le chant crié) entre le chanteur de Saw et Eric Kalsbeek (chanteur de Textures) sans qu’on retrouve malheureusement la palette vocale (magique) de ce dernier.

Du coup, si la sauce prend finalement pas mal sur les premières mesures (et notamment grâce à « Beneath the Memories » et « Perturbed » les deux premiers et meilleurs morceaux), la lassitude s’installe vite. A mesure que le groupe égrène ses titres, s’installe une désagréable impression d’avoir déjà entendu ça quelque part, mais en mieux.

Si un groupe comme Clampdown chroniqué récemment, faisait déjà apparaître le travers de laisser excessivement ses influences s’exprimer à travers lui, ce dernier arrivait quand même à imposer son album par la qualité des compositions et l’ajout de subtilités bienvenues.
Malheureusement, ici, Saw a beau tenter d’ouvrir sa musique à la mélodie, comme sur le refrain de « Colors and Shapes », le résultat est médiocre la faute à ce manque d’inspiration évident, et aux capacités vocales trop limitées d’Etienne. Ce n’est pas les breaks groovy toute basse dehors, de « Set our Hollow White » qui suffiront malheureusement à changer la donne (malgré une fin de morceau assez réussie)…

La réponse à la question posée en début de chronique dépendra donc de votre désir d’écouter un groupe de plus, dans un genre qui commence sérieusement à saturer.
A réserver donc aux inconditionnels de la scène moderne, qui ont besoin de leur dose de polyrythmie mélodique (qu’on opposera à la polyrythmie froide et mécanique de Meshuggah) en attendant le nouvel album des ténors du genre (Textures donc…).

Tracklist :

  1. beneath the memories
  2. pertubed
  3. imperfect world
  4. colors and shapes
  5. beware of the sunlight
  6. indecision
  7. set our hollow white
  8. odonata
  9. the reason
  10. envy as none
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Groupes cités dans la chronique

12 Commentaires

  1. Olivier Jubénot says:

    Un « je n’aime pas » aurait largement suffit.

  2. OYC says:

    Ro ben alors, on arrive pas à trouver la petite phrase isolée pour le myspace? Ou on a du mal à comprendre comment ça marche, les chroniques?

  3. Le Guen ludovic says:

    …C’est quoi cette réponse… pourquoi t’es agressif comme ça? Toute critique est bonne a prendre quand elles sont constructives, y a aucun soucis la dessus, bien au contraire C’est aussi ce qui fait avancer le groupe, Mais là, quel conclusion constructive peu on tirer de ta chronique…? comme tu le dit, on ne connait peu être pas comment fonctionne une chronique. En tout ca, peu être que je me trompe, mais je pense que l’agressivité gratuite ne fait pas partis non plus de « règles du jeux ».

  4. Hororo says:

    OYC n’est pas l’auteur de cette chronique mais en quoi celle-ci est agressive. Elle souligne uniquement un manque d’originalité. Personne ne vous insulte ni n’invente quoi que ce soit à votre sujet. Tout ce dont il s’agit dans cette chronique c’est de l’avis de la personne concerné au sujet de votre album. Si, comme OYC le fait remarquer, vous ne comprenez pas ce principe inhérent à toute chronique, alors vous avez effectivement loupés quelque chose dans le principe.

  5. OYC says:

    WOW. Je vais quand même répondre parce que c’est frappant: 1) similarité « évidente » comme dit Krakoukass = bosser sur la personnalité de votre musique. 2) Impression de déjà-entendu = diversification des lignes, travailler sur l’originalité. 3) manque d’inspiration = diversification des écoutes genre + extra-genre. 4) capacités vocales limitées = travailler sur la voix, suffit pas de pouvoir crier pour faire ce que vous faites. 5) conclusion = travailler. Plus. — Voilà, c’était un simple récapitulatif paragraphe par paragraphe de la chronique. L’agressivité vient plutôt du ton sec du premier commentaire, faudra vous faire à l’idée que certaines personnes vont trouver très moyen ce que vous avez fait. Et honnêtement je trouve que Krakou a été gentil sur la chro hein.

  6. krakoukass Krakoukass says:

    C’est moi qui ai chroniqué votre album les gars, et sincèrement je trouve votre réaction surprenante (plus exactement pas très « beau joueur »)… Je pense avoir suffisamment argumenté le manque d’identité et de personnalité de votre musique. De ce que je lis sur votre myspace, c’est la première chronique mitigée que vous recevez, vous avez donc votre lot de « c’est de la balle atomique », fallait bien casser un peu le consensus. Pour moi vous faites du sous-sous-Textures, désolé si ça vous emmerde de lire ça, mais je le pense vraiment. Je ne pense pas avoir été agressif dans ma chronique, simplement sincère… Désolé que ça ne vous plaise pas!

  7. Le Guen ludovic says:

    Vu le ton ironique du message de oyc, et croyant que c’est lui qui avait écrit la chronique, c’est vrai que j’avais du mal à comprendre le ton employé. Comme tu le dit, on a eu notre lot de chronique qui dit du bien, alors une chronique qui critique tout ou presque, ça fait pas de mal. Maintenant il est vrai que vu l’investissement et le temps qu’on passe pour notre musique, il faut pas t’étonner d’avoir des réactions, face a des mots comme « médiocre » ou « manque d’inspiration évident »(que sur le coup nous avons jugé de totalement gratuit). Pour toi on sonne comme des sous-sous textures, pour un autre chroniqueur on ressemble à dagoba, comme quoi les influences laisses des traces dans les jugements, comme dans nos composition. Après es que c’est bien ou mal dans un paysage musicale ou on peu toujours trouver des similitudes (actuellement meshuggah, textures, gojira… pour les groupe dit « moderne). Certain aimerons, d’autre pas, et cette chronique en est la preuve. Du coup, le côté de prime abords agressif de cette chronique mis de coté, on va bien noté ce qui a été dit, et on essayera de vous faire changer d’avis la prochaine fois ;-).

  8. krakoukass Krakoukass says:

    Sérieux, je ne vois pas ce qu’il y a d’agressif dans ma chronique, désolé que vous le voyiez comme ça, c’était pas le but. Et je ne critique pas tout, c’est vrai que je me focalise sur des points négatifs mais la note que tu ne vois pas et qui est derrière le smiley, c’est 12, ce qui n’est pas si horrible! Je trouve vraiment que pour le moment il y a des groupes qui font ce que vous faites, mieux que vous, et qui le faisaient avant… D’où mon opinion un peu tranchée. En tout cas, je te rassure, je serai ravi de changer d’avis pour votre prochain disque! ;)

  9. Le Guen ludovic says:

    ok pas de soucis, c’est pour ça que j’ai écrit « le côté de prime abords agressif de cette chronique mis de coté… » ;-), des fois avec l’écriture on interprète mal certaines chose, ce qui a été notre cas. Donc comme tu a dit avant, il n’y a aucune agressivité, je te crois maintenant pas de problèmes.^^

  10. Un passant... says:

    À mon avis, c’est surtout le « Ro ben alors, on arrive pas à trouver la petite phrase isolée pour le myspace? Ou on a du mal à comprendre comment ça marche, les chroniques? » qui était un peu agressif. Pour le reste, les critiques m’ont l’air justifiées.

  11. jonben jonben says:

    Faut avouer que quand on se place dans un style où Textures, Hacride et bien d’autres très bons groupes techniquement impressionnants officient déjà avec un niveau moyen, une prod moyenne et pas vraiment de personnalité, ça s’entend tout de suite, donc c’est pas que j’aime pas, mais il y a du boulot avant de pouvoir éventuellement se comparer aux pointures du genre.

  12. Le Guen ludovic says:

    Nos influences laisse encore pas mal de traces dans nos compos, et pas mal de personne l’on déja dit ici, donc ok, on est bien d’accord la dessus. Mais pour te répondre, jomben, avec notre petit cd auto-produit (dans le salon de l’ingé son.lol), et notre petite notoriété, non, on a pas la prétention de se comparer a de tel pointure. Peu être qu’un jour en travaillant encore et toujours, on pourra s’y frotter, mais d’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts…

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