Highly Suspect – The Boy Who Died Wolf

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Style: RockAnnee de sortie: 2016Label: Columbia

Un peu plus d’un an après un premier album qui fit son petit effet et que j’avais retenu comme l’un de mes albums de l’année, les new-yorkais de Highly Suspect remettent le couvert en proposant encore une fois une pochette bien particulière. Moins moche que celle de Mister Asylum, elle n’en reste pas moins également étrange et décalée, avec ce petit parfum années 80s qui me fait penser à la série Stranger Things, sans que je sache bien définir pourquoi.

Quoi qu’il en soit, musicalement on reste bien dans le style rock pur jus du précédent album, et c’est tant mieux. L’album commence fort, et l’on se délecte toujours autant de la voix fantastique du chanteur/guitariste tatoué jusqu’au cou Johnny Stevens, qui confère toujours ce petit côté bluesy fort à propos (en particulier sur « Serotonia »), tandis que les frères Meyer assurent une section rythmique purement rock, largement confirmée par la guitare de Stevens au son toujours aussi gras/stoner. C’est un véritable régal sur des titres comme « My Name is Human », « Serotonia » ou « Little One », qui rappellent dans l’esprit le single « Lydia » du premier album, avec un mélange de mid-tempo et de moments explosifs. Concernant les purs moments explosifs d’ailleurs, certains titres balancent la purée en moins de 3 minutes tout simplement comme l’excellent « Look Alive, Stay Alive » ou le non moins réussi « Postres » qui rappelle beaucoup (beaucoup) Queens of the Stone Age.

Sur ses meilleurs moments l’album fait clairement jeu égal avec le précédent, malheureusement, même si l’on apprend à l’apprécier tout de même, la deuxième moitié du disque est un peu moins marquante, avec quelques titres un peu trop mous/gentillets, à commencer par « Send Me an Angel » (qui n’est PAS une reprise de Scorpions) qui s’avère être une ballade un peu balourde et facile, pas digne du talent du trio. Idem sur « Chicago », ballade piano/voix un peu trop lover (le titre pour faire sortir les briquets en concert?). « Viper Strike » est un plaidoyer anti raciste/homophobe et autre un peu bateau sur les thématiques (« We’re all equal, except for you, but you’re an asshole in every point of view » y chante Stevens) mais qui fonctionne néanmoins. « F.W.Y.T. » s’avère être un intermède électro/hip-hop instrumental sympathique mais pas particulièrement nécessaire à la tenue de l’album. Heureusement que le titre de clôture « Wolf » revient aux affaires telles qu’on les apprécie, avec presque 7 minutes sur lesquelles la tension monte progressivement.

Au final malgré cette deuxième moitié inégale, The Boy Who Died Wolf s’avère être une suite réussie même si un peu moins marquante que Mister Asylum. Stevens et sa bande ont toujours de beaux atouts à mettre en avant pour faire plaisir aux fans de rock burné qui peuvent y aller sans crainte!

Tracklist:
1. My Name Is Human
2. Look Alive, Stay Alive
3. Little One
4. For Billy
5. Serotonia
6. Postres
7. Send Me an Angel
8. Viper Strike
9. F.W.Y.T.
10. Chicago
11. Wolf

krakoukass

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krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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