black metal

Hope Drone – Void Lustre

Découvert il y a déjà presque sept ans avec leur excellent premier album sans titre, Hope Drone a depuis fait son petit bonhomme de chemin, sortant Cloak Of Ash (2015) chez Relapse, avant de repartir quatre ans plus tard sur Moment Of Collapse pour son petit dernier: Void Lustre. Enfin « petit », façon de parler car la dernière livraison des australiens est au contraire un sacré gros morceau pour lequel pas mal de temps m’aura été nécessaire pour le digérer.

Virgil – Divina Infernum

Après l’EP Initium sorti il y a quasiment deux ans, Virgil passe au long format avec ce Divina Infernum. Financé par une campagne de crowdfunding, ce premier album s’inscrit dans la lignée de ce qu’on avait pu entendre des nordistes jusqu’alors, tout en évoluant pas mal au niveau au niveau de son approche stylistique.

Nightfell – A Sanity Deranged

Connu pour être l’âme de Tragedy et anciennement de His Hero Is Gone ou Deathreat (entre autres), Todd Burdette (chant, guitare, basse) délaisse parfois son style de prédilection, à savoir le crust/punk/hardcore, pour quelque chose d’un peu plus « evil ». En effet, dans Nightfell, il officie avec un certain Tim Call (batteur de Mournful Congregation, Aldebaran, The Howling Wind ou encore en session live chez Saturnalia Temple) dans un death metal teinté de doom et de black metal. Autant dire qu’on est assez loin de la fureur in your face du crust dans Nightfell.

Praise The Plague – Antagonist II

Originaire de Berlin, Praise The Plague est un groupe appréciant mélanger les genres, en l’occurrence le doom et le black metal qui se voient fusionnés dans un magma menaçant grâce à une atmosphère ténébreuse travaillée dans les moindres détails. Après un EP nommé Antagonist (sorti l’an dernier), le groupe allemand récidive cette année et met les bouchées doubles. Non, pas plus de titres (seulement deux cette fois) mais un second EP sobrement nommé Antagonist II.

Necronomicon – Unus

Déjà trente ans d’existence pour Necronomicon, véritable institution du death metal québecois fondé du côté de Montréal. Le désormais duo mené par Rob « The Witch » Tremblay (chant/guitare/basse) n’a bossé qu’avec un seul acolyte sur ce Unus en la personne de Divider (batterie). Étonnant de savoir qu’ils ne sont que deux car ce nouvel album possède énormément d’arrangements à tendances symphoniques. Ainsi l’influence Dimmu Borgir sera très présente ici…

Imperium Dekadenz – When We Are Forgotten

Célébrant ses quinze ans d’existence, Imperium Dekadenz en profite pour livrer son sixième album. Le duo allemand (composé par les multi-instrumentistes Vespasian et Horaz) a injecté au fil de ses sorties de plus en plus d’atmosphères mélancoliques à son black metal. When We Are Forgotten, comme son nom l’indique, possède une thématique forte: le deuil puis l’oubli des personnes décédées à cause du temps qui passe. Bref, autant dire que cet album possède beaucoup d’émotions en son sein…

Mystagogue – And The Darkness Was Cast Into The Wilderness

Veritable acharné du black metal (souvent à tendance noise/expérimental), Mories De Jong ne semble jamais s’arrêter de composer des albums. Si Gnaw Their Tongues est son projet principal, le gaillard sort régulièrement de nouveaux projets solo sous d’autres noms, parmi les plus anciens on peut compter Cloak Of Altering, De Magia Veterum ou encore Aderlating tandis que d’autres sont beaucoup plus frais tels Obscuring Veil, The Sombre, Pyriphlegethon ou Mystagogue dont nous allons parler ici. Et s’il apprécie majoritairement travailler seul, pour ce projet il sera accompagné par le batteur W. Damiaen (Laster, Verval etc.).

Orm – Ir

Quartet originaire de Copenhague, Orm est un groupe ayant auparavant officié sous le nom de By The Patient. Mélangeant à l’époque death mélodique, black metal et thrash metal, les danois ont décidé de cesser leurs activités sous cette forme afin de fonder Orm. La raison ? Une envie de proposer une musique bien différente, plus progressive et plus épique. Une vision matérialisée à nouveau ici sur ce Ir, second album qui tranche avec l’éponyme (2017) tant le format des morceaux n’est pas conventionnel.
En effet, Ir ne contient que deux titres… mais ceux-ci culminent à 23 et 24 minutes [...]

Immortal Bird – Thrive on Neglect

Le camarade Beunz avait attiré notre attention à juste titre sur Immortal Bird en 2015, au moment de la sortie de leur premier album Empress/Abscess. Les américains menés par la furieuse Rae Amitay (qui se concentre sur le chant, après avoir démarré dans le groupe au poste de batteuse) ont mis du temps à remettre la machine à composer en route, mais l’attente en valait la peine tant ce Thrive on Neglect confirme les espoirs placés en eux.

Portrayal Of Guilt – Suffering Is A Gift

Inattendue claque de fin 2018, Let Pain Be Your Guide avait réjoui les fans de chaos et d’emoviolence avec cet étonnant savoir-faire en matière de mélange (équilibré) de brutalité et de mélodies abrasives. Portrayal Of Guilt reprend les choses où elles étaient et condense tout ça en à peine dix minutes sur ce nouvel EP, forcément plus féroce.