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Underdark – Our Bodies Burned Bright On Re-Entry

Démarré du côté de Nottingham en 2015, Underdark est un groupe de black metal enrichi de bien d’autres courants tels que le screamo, le shoegaze ou le post-rock (que l’on simplifie – un peu péjorativement – en post-black metal). Pourtant ce premier long-format à la très jolie cover est tel un nouveau départ, le groupe ayant accueilli en ses rangs un nouveau chanteur, Abi Vasquez il y a deux ans, s’illustrant ici par un chant volubile entre cris (très) perçants et growls profonds…

Elder Devil – Fragments Of Hell

Projet monté originellement en 2017 sous forme de duo par Jacob Lee (Hellish Form, PlasticBag FaceMask) et Stephen Muir (Cabin Fire), Elder Devil s’est ensuite consolidé avec l’arrivée de Ryan Urquidez (Cabin Fire aussi) et Pete Ruacho (Amenthes). Après avoir sorti quelques EP et singles (dont une reprise de « Eyeore » de Slipknot), le quartet californien redéboule avec grand fracas après quasiment deux ans de silence.

Pacmanthemovie – Pacmanthemovie 2: Eat Lives

Jeune quintet texan (de Houston), Pacmanthemovie sort comme son nom l’indique un second album après un éponyme en 2019. Pacmanthemovie 2: Eat Lives propose un hardcore chaotico-secoué, bordélique et aux lyrics teintés d’humour (ça cite Eric Andre sur le titre du même nom) et de jeux vidéo.

Fotocrime – Heart Of Crime

Autrefois leader des énervés Coliseum, le multi-casquettes Ryan Patterson (chanteur, songwriter, multi-instrumentiste et producteur, sans compter sa riche œuvre graphique) s’est calmé niveau décibels pour aller du côté de ce qu’il nomme « le romantisme électrique du Sud ». Une appellation que le natif de Louisville (Kentucky) enrichit des multiples influences qu’il accole à Fotocrime: « Dans mon esprit, Fotocrime est un point de rencontre entre l’Europe de la Guerre Froide et l’Americana du milieu du siècle. DAF rencontre Roy Orbison, Portishead rencontre Ricky Nelson. Raymond Chandler et Paul Bowles vont voir un double film de Douglas Sirk et Carol Reed ». Une [...]

Flames Of Betrayal – The Rain Reeks Of Heaven

Voici un album de metalcore comme on n’en a plus l’habitude d’entendre ! Flames Of Betrayal vient de Caroline du Nord et livre avec The Rain Reeks Of Heaven son premier album (faisant suite à l’EP Futility Of Hope – 2019), semble-t-il bien marqué par les débuts de la scène entre accents melodeath façon Gothenburg et moshparts appuyées.

Concilium – Desecration

Quand tu aperçois au détour des noms des autres projets des membres de Concilium des noms fleuris tels que Scum Liquor, Göatfukk, Spitgrave ou encore Cunnilingus, tu es en droit de s’interroger sur la teneur (et le sérieux !) de ce jeune projet (actif depuis deux ans seulement). Puis tu te lances dans l’écoute de ce Desecration, premier long-format comparable à une plongée dans des eaux putréfiées peuplées de créatures horrifiques hantant les alentours…

King Buffalo – The Burden Of Restlessness

A la vision de sa cover aux viscères sortant des yeux d’un personnage, The Burden Of Restlessness, cinquième album (dont deux lives) des new-yorkais King Buffalo annonçait un album de death metal bas du front. Or rien de tout ça, le trio officie en réalité dans des contrées plus perchées, ce qui justifie qu’ils aient sorti l’un de leurs albums chez Stickman Records, le label d’Elder. Désormais autoproduit, le groupe de Rochester (New York) livre ici une recette personnelle de stoner rock aux accents psyché-progressifs.

Rot Away – Nothing Is Good

Si l’on connait quelques groupes danois de metal plus ou moins extrême, le pays renferme aussi une scène hardcore pas des plus exposées. Rot Away sort donc de l’ombre avec un Nothing Is Good qui annonce la couleur: du sombre, du noir, du négatif.

Daemonicus – Eschaton

Originaire d’Umeå (Suède), Daemonicus est un groupe de swedish death metal old school qui célèbre ses quinze ans avec Eschaton, leur troisième album. Inspiré par d’illustres compatriotes tels Entombed ou Dismember sur leurs deux premiers albums aux covers « discutables » (Host Of Rotting Flesh en 2009, Deadwork en 2012), le groupe sort Eschaton sous le signe du renouveau, leur chanteur historique ayant décidé de quitter le navire, laissant le poste vacant à l’un des guitaristes, à la voix un poil plus rauque que son prédécesseur.

To Kill Achilles – Something To Remember Me By

Actif depuis quelques paires d’années, To Kill Achilles met en musique le désespoir le plus profond, les britanniques passent même un cran au-dessus avec ce Something To Remember Me By. Vous me direz que la déprime est courante dans la scène hardcore, sauf que le groupe écossais se démarque en réalisant là un concept-album tournant autour de la vie d’un homme et du déroulement de l’année aboutissant à son suicide. Un sujet fort et émotionnel dont la narration passe en quatorze titres via un hardcore mélodique aux attaques metalcore bardées de breakdowns massifs.