Chronique

Blindfolded And Led To The Woods – Nightmare Withdrawals

Actif depuis une dizaine d’années, Blindfolded And Led To The Woods est un quintet néozélandais déjà auteur de deux albums (et un EP) autoproduits avant ce Nightmare Withdrawals. Adepte d’un metal protéiforme puisant des influences dans différents courants du death metal, ce nouvel album est une énorme déferlante de violence complexe. Attachez bien vos ceintures !

The Flight Of Sleipnir – Eventide

Il y a des groupes comme ça dont on perd la trace faute de nombreuses sorties à côté. C’est le cas de The Flight Of Sleipnir dont je vous avais parlé en 2013 avec leur très bon album Saga et qui a depuis poursuivi son bonhomme de chemin chez Napalm Records (V. – 2015) puis chez Eisenwald où le groupe du Colorado officie toujours depuis Skadi (2017). Eventide poursuit sous les mêmes auspices que ces albums à l’univers toujours aussi particulier.

Bound In Fear – Eternal

Label réputé pour avoir sorti des albums d’illustres groupes de death aussi brutaux que techniques (Deeds Of Flesh, Disgorge ou encore Kronos), Unique Leader a depuis quelques années beaucoup versé dans le deathcore, de quoi donner de l’urticaire aux vieux de la vieille ! Les anglais de Bound In Fear appartiennent à cette catégorie un peu fourre-tout et pas toujours très intéressante, livrant pour le coup avec cet EP leur seconde sortie après The Hand Of Violence, sorti en 2019.

Apostle – I Have Tried To Speak Through The Soil In My Mouth

Apostle est un groupe de Marietta (Georgie) appréciant transmettre le malaise dès sa cover. Celle de Sufferer (2019), leur premier long-format (précédé par l’EP Shallow Graves un an plus tôt), montrait alors une tête décapitée, apparemment une vieille photo et authentique de surcroit (vous pourrez en juger sur leur Bandcamp). Pour leur nouvel EP I Have Tried To Speak Through The Soil In My Mouth, on retrouve à nouveau un cadavre sur la cover, plus stylisé cette fois et faisant un peu penser au Visqueen d’Unsane. Et à cette thématique centrale de la mort, le quartet nous entraîne à [...]

Hadit – With Joy And Ardour Through The Incommensurable Path

Duo italien composé de XN (chant/guitare, ex-Infuria) et Fulgŭrātŏr (batterie, ex-Fuoco Fatuo), Hadit livre avec ce With Joy And Ardour Through The Incommensurable Path son premier album à la thématique occulte/lovecraftienne. Enfin il paraît, car les lyrics ne sont pas très perceptibles au milieu du bordel sonore installé par les deux gars.

Sundrowned – Become Ethereal

Le post-black metal ou blackgaze n’est pas votre came ? Vous pouvez déjà quitter cette chronique car Sundrowned saute à pieds joints dans une marmite pleine de post rock, shoegaze et black metal, empruntant les harmonies oniriques d’un Alcest, les multi-couches de guitares mixées avec le synthé à la manière de Møl et les vocaux plutôt agressifs des premiers Deafheaven (d’ailleurs on notera la proximité de leur patronyme avec Sunbather dudit groupe) voire de Rosetta (pour le côté déclamé, plutôt syllabique). Bref, on est là dans tout ce que détestent les fans de true black metal !

UNITYTX – Hellway

Un peu moins de deux ans après le sympathique Madboy, UNITYTX signe son retour en sortant (par surprise) ce Hellway, nouvel EP quatre-titres dans la parfaite continuité de son prédécesseur. Le quartet de Dallas mixe toujours hip hop et grosses guitares à l’image du percutant « Agony » qui ouvre ce nouvel EP avec impact. UNITYTX ne réinvente là rien mais appuie directement là où ça fait mal. Le mélange est une nouvelle fois groovy, nerveux et propose même quelques mélodies savamment distillées au milieu de ce tout bien agressif.

Death Goals – The Horrible And The Miserable

Originaire d’Angleterre, Death Goals est un jeune groupe qui a débuté ses activités par un split en 2017 avec les excellents Pupil Slicer. Comme chez ces derniers, le duo Harry Bailey/George Milner apprécie mettre des nerfs, de la violence et de la complexité dans sa musique. A mi-chemin entre screamo et hardcore métallisé à tendances chaotiques, The Horrible And The Miserable déverse en quelques vingt-trois minutes, un premier album particulièrement secoué.

Maitreya – Hyper Reels

Ne vous méprenez pas en voyant l’étiquette « metalcore » sur cette chronique ! Maitreya (à ne pas confondre avec le groupe de doom/death suédois du même nom !) en joue mais y ajoute énormément d’autres informations issues de styles divers, le groupe canadien souhaitant être « complexe et catchy à la fois ». Pour son second album (après l’éponyme de 2017), le quintet de Whitby, Ontario, ne cherche absolument pas à sortir un single en puissance bien que leur facette mélodique figure en très bonne place.

Red Fang – Arrows

Depuis 10 ans maintenant les américains de Red Fang font partie du paysage, éternels seconds couteaux du sludge/metal stonerisant, rapprochés à leur début avec (le soi-disant insurpassable) Murder the Mountains leur premier album, de leurs compatriotes de Mastodon. Pour ma part j’avais forcément été alléché par cette comparaison à l’époque pour être passablement déçu par le résultat, ce qui ne m’avait pas empêché à chaque sortie de tenter une nouvelle écoute pour voir si la mayonnaise allait peut-être enfin prendre. En vain jusqu’ici, et à la première écoute de Arrows, c’était bien parti pour continuer sur cette lancée.
Il faut [...]