Chronique

Calcine – Common Love Common Nausea

Si vous suivez un tant soit peu la scène hardcore, il y a de fortes chances que vous ayez associé la cover de ce Common Love Common Nausea avec …So Unknown de Jesus Piece (notamment au niveau du logo). En effet, on retrouve le même artiste nommé Lazygawd derrière cet artwork menaçant (qu’on aime ou pas). Un point commun complété par les envies de violence de Calcine, jeune quartet parisien fraichement débarqué chez Church Road Records (Burner, Blanket, Graywave… et plein d’autres groupes de qualité), celles-ci s’imprégnant d’un caractère urbain provenant autant de l’artwork que du son.

Venice Bliss – Shame

Venice Bliss est un groupe parisien composé de membres expérimentés provenant de formations tells que Computers Kill People, Fleur Du Mal, The Funeral Warehouse ou Opium Dream Estate. Pour son second album, le quartet s’est adjoint les services d’Etienne Sarthou (Karras, Deliverance…) à la production tandis que le mastering est signé Magnus Lindberg (Cult Of Luna). Avec un tel background à la technique, ce Shame devrait donc sonner massif et métallique…?

Brunsten – Ethyl

Brunsten, c’est un groupe danois de musiciens expérimentés ayant fait leurs armes dans diverses formations comme Cola Freaks, Fossils ou Sons Of Cain, et ayant envie de jouer un mix de noise rock et de post-hardcore comme on faisait il y a vingt/trente ans aux US.

Oh Hiroshima – All Things Shining

Aguiché par cette très jolie (quoique peu originale) pochette, je voyais immédiatement après mon engouement disparaître à la lecture du genre pratiqué par le combo suédois. Il faut dire que le post-rock et moi, c’est loin d’être une histoire d’amour… En tout cas le post-rock instrumental (ce qu’il est dans 90% des cas). Et c’est là où Oh Hiroshima m’a agréablement surpris (alors que je n’aurais pas du l’être en me fiant à la chronique par Beunz du précédent disque du groupe), en proposant un post-rock non instrumental, c’est-à-dire avec un chanteur n’hésitant pas à faire acte de présence [...]

Alcest – Les Chants de l’Aurore

Déjà vingt-cinq ans que Neige a monté Alcest, l’un des projets ayant clairement influencé la mouvance post black metal actuelle par son alliance entre shoegaze, post-rock et (donc) black metal. Album après album, le propos d’Alcest est sur une constante de douceur solaire, de mélodies caressant dans le sens du poil tandis que les rythmiques souvent appuyées de blastbeats viennent nous rappeler les origines extrêmes des deux gaillards (le batteur Winterhalter étant passé par Peste Noire ou encore Glaciation).

Voraath – Vol 1: The Hymn Of The Hunters

Débarquant de sa Caroline du Nord natale, Voraath aurait très bien pu débarquer d’une planète lointaine au vu de leurs costumes de scène pour le moins originaux (vous pouvez juger par vous-mêmes). Le groupe composé en réalité de membres et ex-membres de formations diverses comme Xael, Implosive Disgorgence, Accursed Creator ou encore Rapheumets Well, s’inspire ici forcément d’univers dystopiques et de science-fiction, avec en plus quelques références Lovecraftiennes (« The Leviathan’s Keep », sonnant par ailleurs un peu comme un Cattle Decapitation qui aurait participé à la bande originale d’Alien).

Machukha – Mochari

Si vous vouliez une image de la douleur, la cover de Mochari, premier album de Machukha (« belle-mère ») devrait vous donner quelques picotements. Basé à Berlin mais mené par une vocaliste d’origine ukrainienne, Natalya, qui chante uniquement dans sa langue natale, il y a de quoi forcément avoir un certain retentissement dans sa musique en comparaison avec la difficile actualité de son pays d’origine.

Grist – Garden Of Aeolvs

C’est qu’ils auront pris leur temps ! Pour rappel, Grist, ce sont des membres de Gorod, Merrimack, Fange et Ritualization qui se sont réunis pour jouer du grind et qu’on avait croisé ici en 2018 avec leur très bon City Of Plight ! Le groupe parisien fait donc enfin son retour avec un Garden Of Aeolvs contenant déjà pas mal d’indices sur sa jolie cover (signée Flamberge Illustrations).

Mono – Oath

Tragiquement décédé le 7 mai dernier, Steve Albini n’aura donc pas vécu la sortie d’Oath, treizième album de Mono. Les japonais, Maîtres es post-rock, avaient ici collaboré une fois de plus avec le légendaire producteur, ils verront donc la célébration de leur vingt-cinquième anniversaire sous un triste jour avec ce nouvel album, sortant conjointement chez Temporary Residence Ltd et Pelagic Records.
Mono nous plonge une fois de plus dans un post-rock de haute volée, proposant une version maintes fois copiée mais jamais égalée. Dans la droite lignée de son Pilgrimage Of The Soul (2021), le groupe propose un voyage [...]