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Puro Odio – S/T

Duo cagoulé originaire du Pays Basque espagnol, Puro Odio voit son EP sans-titre sorti l’an dernier réédité par Sentient Ruin. Se jouant des (gestes) barrières entre punk, metal et hardcore (on est ici plus précisément entre crust/d-beat, oï! et black metal), ces deux morceaux sont autant d’expéditions punitives nihilistes que l’on se prend en pleine poire en l’espace de cinq minutes à peine.

Okkultokrati – La Ilden Lyse

Quatre longues années se seront écoulées depuis l’excellent Raspberry Dawn, soit la rencontre sauvage du black metal, du punk, du rock n’roll et d’influences davantage gothiques dans un même écrin décadent. Son successeur La Ilden Lyse (« laisse le feu brûler ») annonce tout de suite que les norvégiens ne souhaitent pas changer leur recette à base de riffs répétitifs Mötörheadiens sur fond d’atmosphères embrumées, bref pas de quoi se dépayser ici !

Mustasuo – Katharsis

Si la scène crust suédoise apparaît comme la plus réputée d’Europe (avec des groupes tels que Wolfbrigade, Martyrdöd et Skitsystem comme éléments parmi les plus emblématiques), il est parfois bon d’aller un peu plus à l’est. C’est en effet de Finlande que provient Mustasuo, trio bien décidé à faire mal à base de cris inhumains sur fond de rythmiques urgentes pour son premier album.

Pilori – A Nos Morts

Fondé en 2016 du côté de Rouen, Pilori a déjà pas mal fait parler de lui sur scène, se créant une solide réputation et ayant eu même l’opportunité de sillonner l’Europe, en compagnie de Fange par exemple (tournée que j’avais eu l’occasion d’apprécier il y a quelques années). Les rouennais semblent en avoir des liens particuliers avec Fange (et notamment son chanteur Matthias Jungbluth, invité sur « Poursuite du Vent »), mais pas (encore ?) au point de se faire signer sur Throatruiner.

Destroyed In Seconds – Divide And Devour

Monté en 2008 par des membres de Phobia, Eat The Living et Necrosic, Destroyed In Seconds (simplifié en DIS) est de ces groupes qui prennent du vieux pour en faire du neuf. Entendons ici un cocktail de riffs bien ravageurs issu des scènes old-school crust/d-beat et swedish death, ce qui nous donne un panel d’influences allant de Discharge à Entombed. Pourtant le groupe de Los Angeles se distingue de ces références en se drapant d’une production moderne bien imposante.

Ruinas – Ikonoklasta

Projet monté par Rober Bustabad, tête pensante de Machetazo (groupe culte de la scène death/grind espagnole), Ruinas est le genre de groupe idéal pour se vider la tête en cette période de confinement. Le gaillard et son acolyte batteur (prénommé Angel) nous proposent en effet un son death/grind typique mais ponctué de séquences touchant au sludge voire au d-beat qui transforment un simple album défouloir bas du front en quelque chose d’un peu plus nuancé qu’il n’en a l’air.

laCasta – IN ÆTERNVM

Venant du sud de l’Italie, laCasta est un quartet bien énervé délivrant avec IN ÆTERNVM un premier long-format tendu et rageur. Mélangeant black metal et hardcore comme de nombreux groupes ces derniers temps, cet album parvient pourtant à sonner à part tant la violence est frontale et que l’atmosphère se maintient toute en tension.

Caped – Yehuda

Caped est une toute jeune formation turinoise (fondée en 2019) dont les membres sont issus de divers groupes locaux tels que Marmore, Khoy, Alone ou Lora. Le quartet signe avec ce Yehuda un premier album (considéré comme un EP ?) explosif, mélange d’influences plutôt bien digérées…

Deathmaze – Eau Rouge

Deathmaze est un duo belge (Gregory Mertz et Julien Diels) qui a bourlingué au travers de nombreux groupes très intéressants (Daggers, Cocaine Piss, Necrodancer, Vuyvr ou encore Elizabeth) et qui a ici décidé de s’attaquer au post punk/coldwave avec un feeling davantage metal. La fiche promo parlant d’ailleurs d’un mélange de The Cure et de Darkthrone, ça a de quoi titiller l’intérêt, non ?

Cloud Rat – Pollinator

Prolifique et aventureux (quatre albums et onze EP/splits jusqu’ici), Cloud Rat est de retour et célèbre ses dix ans avec ce Pollinator. Le grindcore du groupe du Michigan a en effet toujours été infusé par d’autres styles, principalement le hardcore ou le crust, mais on retrouve ici un spectre encore plus ouvert avec par exemple quelques touches sludge, black metal ou ambient/goth, ces dernières qui se trouvent essentiellement sur Do Not Let Me Off The Cliff, EP bonus accompagnant ce Pollinator. Une nouvelle approche qui n’atténue en rien la férocité caractéristique du groupe mené par la charismatique Madison Marshall.