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Septicflesh – Codex Omega

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

SphereDemonis – The Revelation Of The Pyramids

Formé en 2013 du côté de Moscou, SphereDemonis aura attendu quatre ans pour sortir un véritable premier album. Le quintet russe puise son inspiration autour des civilisations accadiennes et sumériennes qu’il met en musique dans un mix de death metal (mélodique comme brutal) et de deathcore plus moderne, le tout surplombé d’un côté symphonique.

Make Them Suffer – Worlds Apart

Vu en live en 2012 alors qu’il ouvrait pour Job For A Cowboy, Beneath The Massacre et War From A Harlots Mouth, Make Them Suffer ne m’avait alors pas fait une énorme impression (surtout vu le calibre des groupes suivants !). Les australiens défendaient alors Neverbloom, leur premier album mixant deathcore et black metal à tendance symphonique. Un mélange que le groupe a affiné dans Old Souls (2015) puis aujourd’hui dans Worlds Apart, renouvelant même le son du groupe.

Nil Miserans – S/T

Formé en 2014 du côté de Bruges par des membres de groupes locaux (Omerta, Rafflesia, Thurisaz, All Above Hate), Nil Miserans a choisi de mélanger black et death metal en plongeant ces styles dans une atmosphère sombre, souvent symphonique, le tout sous forme d’un concept-album ayant pour thématique la mythologie grecque.

Ophidian Spell – Nux/Hêmera

Fondé en 2010 du côté de Strasbourg, Ophidian Spell est un groupe de death progressif ne souhaitant pas cloisonner sa musique. Nux/Hêmera, leur second album après un éponyme sorti en 2012, en est la preuve concrête, faisant ainsi se côtoyer des influences assez larges puisqu’on y trouve aussi un peu de djent et surtout beaucoup d’éléments symphoniques, de quoi apporter un peu d’originalité à un style pouvant parfois tourner en rond.

Genus Ordinis Dei – The Middle

Amusant de constater que les groupes italiens qu’on me propose actuellement officient dans exactement la même veine. Sorti une première fois en 2013 en autoproduction, The Middle, premier album des italiens Genus Ordinis Dei (GOD pour les intimes) ressort trois ans plus tard via le label danois Mighty Music. Officiant dans un death moderne annoncé symphonique, on aurait pu s’attendre à un ersartz de Fleshgod Apocalypse, il y a certes un peu de ça mais on a en réalité affaire à quelque chose de plus proche de leurs compatriotes Subliminal Fear, dont le décevant dernier album a été chroniqué [...]

Septic Flesh – Titan

Chez Septic Flesh (ou Septicflesh, on s’y perd un peu) l’affaire semble entendue : on ne fera plus dans la finesse. Tout paraît en effet démesuré sur les derniers albums du groupe jusqu’au titre de ce nouvel album, le biennommé Titan. The Great Mass avait déjà solidement assis les bases de la nouvelle direction du groupe déjà amorcée avec Communion, et cette nouvelle offrande titanesque confirme haut et fort.

Ovid’s Withering – Scryers of the Ibis

J’aime bien ça… J’aime bien quand un groupe dont je n’ai jamais entendu parler vient foutre le bordel en fin d’année dans les certitudes qu’on aime se forger concernant l’inévitable « liste de fin d’année » et la non moins inévitable question qui nous obsède tous entre la bûche et les cotillons : « quels seront donc les albums qu’on retiendra comme marquants pour l’année qui s’achève ? ». En l’occurence s’agissant de 2013 Ovid’s Withering réussit quasiment le hold-up parfait.

Septic Flesh – The Great Mass

On va pas pisser de la ligne au kilomètre car le cas de cet album est assez simple. Attendu par une horde de metalleux, ce nouvel album des Dieux grecs ne déçoit pas, et s’avère aussi magistral qu’indispensable pour cette année 2011. On pourrait d’ailleurs se contenter de mentionner qu’il fait passer le pourtant très bon Communion, pour un simple brouillon, tant le travail de mariage de leur death metal à la dimension symphonique, une fois encore portée par l’Orchestre Philarmonique de Prague, est ahurissant et abouti.
Tout est ici une version + de ce qu’on avait eu en [...]

Six Magics – Behind the Sorrow

Alors que « Run » débute comme un titre de heavy mélodique lambda, un sample extrait d’un reportage sur le 11 septembre interrompt le cours du morceau. « Explosion avant l’arrivée de l’avion, machination de la CIA … ». Le refrain conspirationniste s’interrompt et les paroles prennent alors un sens beaucoup moins vide mais que l’on aurait aimé moins rempli d’un tel ramassis de connerie. Ce thème ne semble pas être exploré sur le reste du disque puisque passé cette « prise de risque idéologique », le heavy surproduit de Six Magics lance la voix d’Elizabeth Vasquez, de toute la force de l’ex-producteur de Dream [...]