ambient/electro

Limbs – Soft Narcosis

Si vous suivez bien votre webzine préféré, vous vous souvenez sans doute de ce groupe de hardcore chaotique philippin dont j’avais parlé il y a deux ans. Non ? (sérieux vous me décevez !) Sachez alors que Moeist (le groupe en question) connaît des compatriotes tout aussi qualitatifs, en l’occurrence ici Limbs – qui n’a rien à voir avec le groupe homonyme ayant sorti Father’s Son, qui figure sous cette chronique. Ce Limbs-là est un trio de Manille dont les envies sont de faire du hardcore chaotique influencé par Converge et l’intégrer dans une atmosphère apocalyptique.

Decoherence – Unitarity

Decoherence sort aussi vite les albums que notre ministre de la santé modifie les protocoles avec le covid. Ekpyrosis a donc vu le jour fin 2019 et voici déjà son successeur, lui aussi rempli ras la gueule de bruits et de cris glaciaux. Unitarity n’y va pas par quatre chemins et confirme en effet les envies industrielles du trio, qui semble vouloir s’inscrire dans la durée dans le sillage de Darkspace et de Blut Aus Nord (avec même quelques traces de Godflesh).

Duma – S/T

Figurez-vous qu’une scène grind existe en Afrique, Duma s’étant assimilé à cette scène depuis quelques années même si sa musique contient énormément d’autres influences. Le duo Sam Karugu/Lord Spike Heart s’est établi à Nairobi (Kenya) mais a campé à Kampala (hoho!), capitale de l’Ouganda, plus précisément aux Nyege Nyege Studios, explorateur sonore local, où ils resteront pas moins de trois mois afin d’enregistrer ce Duma (« noirceur » en langue kikuyu, dialecte kenyan), mélange d’influences metal et d’electro très sombre.

Turtle Skull – Monoliths

En ces temps de tensions permanentes (il suffit de lire les infos du moment), rien de tel que de se déconnecter et de s’apaiser l’esprit. Mais avant de couper votre freebox, testez donc ce Monoliths, second album des australiens de Turtle Skull, groupe autoproclamé de « flower doom ». Une étiquette fantaisiste qui correspond plutôt bien à ce que l’on entend, soit une musique très planante entre stoner et psychédélisme plein de fuzz.

Golden Fangs – Golden Fangs EP

Golden Fangs est un duo basé entre Lyon et le village de Champtercier (Alpes du Sud), composé de Julien Guillot (Stazma The Junglechrist) aux machines et d’Olivier Timoteo (Picore, Von Magnet, Usul Prod) à la guitare et à la basse. Tous deux sortent avec cet EP les trois premiers titres de leur histoire, montrant déjà une forte personnalité !

Chepang – Chatta

Ayant suscité l’intérêt par sa situation géographique (le Népal, même si le groupe est désormais basé aux Etats-Unis), Chepang a su acquérir une petite renommée un peu partout dans le monde au point d’avoir même foulé les terres tchèques du fameux festival Obscene Extreme en 2018 (et bien d’autres festivals à travers le monde). Pourtant, à en lire les avis sur une « encyclopédie du metal bien connue », Chepang a aussi ses détracteurs à en juger par les (très) sales notes obtenues pour leurs précédents méfaits. Est-ce que ce Chatta pourrait les convaincre ?

KennyHoopla – how will i rest in peace if i’m buried by a highway?//

Débarqué de son Wisconsin natal, KennyHoopla est un très jeune chanteur/multi-instrumentiste dont le nom devrait grossir avec le temps. La raison à cela ? Son premier EP how will i rest in peace if i’m buried by a highway?// qui est un mélange de styles assez osé démontrant un fort potentiel créatif assez unique. Ainsi l’electro côtoie l’indie et la pop dans un esprit nostalgique marquant l’univers si particulier du gaillard, et tout ça fonctionne totalement !

Antethic – Mythographer

Connu pour ses choix musicaux essentiellement dans une mouvance hardcore au sens large du terme, Holy Roar Records apprécie parfois partir dans des choix plus originaux, Antethic en fait partie puisqu’il s’agit du premier groupe entièrement électronique du label anglais. Né en 2012 du côté de Saint-Petersbourg, ce trio officie dans une musique instrumentale quelque part entre ambient, post-rock et electro avec une prépondérance des synthés.

Infant Island – Beneath

Un petit mois à peine après avoir sorti son inattendu EP Sepulcher, Infant Island fait son retour en long-format. Beneath est donc le second véritable album du groupe de Fredericksburg après son éponyme sorti en 2018, et comme aperçu sur son EP, le screamo n’est plus si « traditionnel » et se pare à de multiples reprises d’expérimentations, quelque peu déstabilisantes…