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Yves Tumor – The Asymptotical World EP

Yves Tumor (de son vrai nom Sean Bowie, rien à voir avec David) fait partie de ces artistes iconoclastes ne correspondant à aucune réelle case sur l’échiquier musical. Ayant débuté ses activités en 2010, le natif de Miami (vivant aujourd’hui en Italie) aura attendu cinq ans avant de sortir son premier long-format (When Man Fails You – 2015), qui sera suivi de Safe In The Hands Of Love (2018) puis Heaven To A Tortured Mind (2020). Difficilement classable, la musique d’Yves Tumor est en constante ébullition, ayant démarré dans l’electro expérimentale et ayant ajouté peu à peu des éléments [...]

Fawn Limbs – Darwin Falls

Fawn Limbs est un trio vraiment à part, sortant avec une impressionnante régularité des albums alors que leurs membres sont dispersés sur différents continents (en Finlande et aux Etats-Unis) tout en renouvelant à chaque fois ses perspectives musicales, Darwin Falls ne déroge pas à la règle et surprend vraiment dès son introduction. Imaginez une rencontre entre Bohren & Der Club Of Gore et Frontierer au Far West !

Papangu – Holoceno

La hype sur Rate Your Music n’a pas forcément toujours tort malgré un système de classement parfois assez opaque. Holoceno, le premier album des brésiliens de Papangu s’est en effet incrusté dès sa sortie dans le top 2021 (#18 au moment ou j’écris) du fameux site internet de classement d’albums (et de films). Et à très juste raison, il suffit d’écouter l’album pour s’en convaincre.
Œuvrant dans un registre mêlant sludge et prog/zeuhl (le style « inventé » par Magma qui est une influence revendiquée des brésiliens, aux côtés de King Crimson), Papangu propose en effet une musique rafraîchissante, d’une part du [...]

Turnstile – Turnstile Love Connection

En voilà une surprise ! Alors qu’on attendait de pied ferme le successeur de Time & Space (2018), Turnstile débarque soudain sans prévenir en ce début d’été avec un EP quatre-titres (dont l’un d’eux avait fuité quelques semaines auparavant) d’onze petites minutes à se passer en boucle dans la voiture sur la route des vacances ! Non pas que le groupe soit parti dans la pop punk ensoleillée mais avec une ouverture nommée « Holiday », on était en droit de s’attendre à de l’entêtant.

Nursing – Self Care

Side-project de deux membres de Needle Play, mathcore jazzy de Boston, Nursing dégage le jazz de là au profit d’une mixture aussi technique que brutale, pleine de chaos et d’expérimentations mûries durant les trois dernières années. Self Care est un beau bordel organisé magnifié par la patte d’un certain Chris Dearing (The Sound That Ends Creation), officiant ici au mix et au mastering, rendant l’expérience d’écoute encore plus difficile.

夢遊病者 (Sleepwalker) – Noč Na Krayu Sveta

Qui dit nouvelle sortie chez Sentient Ruin dit nouveau challenge pour l’auditeur. 夢遊病者 (ce qui signifie Sleepwalker) propose en effet quelque chose hors norme, distordu, difficile à encaisser tant ce son est abstrait et blindé d’inattendu. Ce trio anonyme russo-américano-japonais sait y faire en matière de bizarrerie musicale, mélangeant ici black metal, free-jazz, improvisations noise, krautrock, drone etc.

My Own Private Alaska – Let This Rope Cross All The Lands

Autrefois considéré comme une véritable « next big thing », My Own Private Alaska (aka MOPA) s’est pourtant éclipsé aussi vite qu’il est apparu. Un concept unique de screamo accompagné de piano sur un EP percutant, suivi par un premier album (Amen – 2010) enregistré par un certain Ross Robinson (Slipknot, At The Drive-In etc.), tout était là pour maintenir le groupe toulousain au sommet.

Tendinite – Neither/Nor

Après deux EP bien agréables, voici que Tendinite se ramène enfin avec un véritable premier album histoire de ne plus nous laisser sur notre faim (comme je le déplorais sur ma chronique de Back In The Storm). Sur ce Neither/Nor, le trio rémois explore à nouveau les multiples facettes du garage rock, entre tradition old school, tendances psychés, noise ou encore punk, et incorpore tout ça toujours dans une énergie très contagieuse.

Mini-chroniques de fin d’année, la première vague…

La fin de l’année approche à (trop) grands pas et force est de constater que de nombreux albums de l’année 2020 ne figurent pas (encore) sur votre webzine favori. Manque de temps ou d’inspiration (voire les deux), voici quelques oubliés/découvertes de 2020 valant le détour sous forme de mini-chroniques. Et comme on dit pour le covid, il y aura d’autres vagues bientôt, prenez soin de vous !

Duma – S/T

Figurez-vous qu’une scène grind existe en Afrique, Duma s’étant assimilé à cette scène depuis quelques années même si sa musique contient énormément d’autres influences. Le duo Sam Karugu/Lord Spike Heart s’est établi à Nairobi (Kenya) mais a campé à Kampala (hoho!), capitale de l’Ouganda, plus précisément aux Nyege Nyege Studios, explorateur sonore local, où ils resteront pas moins de trois mois afin d’enregistrer ce Duma (« noirceur » en langue kikuyu, dialecte kenyan), mélange d’influences metal et d’electro très sombre.