#2014

Blut Aus Nord – Memoria Vetusta III : Saturnian Poetry

Rares sont les sujets à propos desquels l’émission de Frédéric Taddéi, Ce soir ou jamais, parvient à proposer autre chose que la cacophonie. Bien que nous puissions légitimement douter qu’un jour le service public soit prêt à accueillir sur ses antennes ce type de questions, qu’il me soit permis ici de prévenir l’animateur : les débats auxquels participeraient des fans de Blut Aus Nord pour discuter de la carrière du groupe ne seraient pas les plus reposants. Il aurait face à lui des opinions fort disparates qu’il serait difficile de synthétiser.

Corbeaux – Hit The Head

Après Terrain Blanc, premier album sorti en 2011, les Corbeaux de Quimper reprennent les affaires armés d’un Hit The Head aux atours sacrément alléchants: un superbe artwork signé Romain Barbot (I Pilot Daemon, Saaad), un enregistrement par l’inénarrable Amaury Sauvé (As We Draw et compagnie) et enfin un mastering made in Sweden par Magnus Lindberg (Cult Of Luna). Bref, ça fait un sacré paquet d’arguments donnant envie de se pencher sur ce nouvel album !

Snake Oil – Altar Of Lies

Originaire de Rouen, Snake Oil est un jeune groupe officiant dans un stoner rock influencé par les cadors ricains du genre. Pour leur premier EP intitulé Altar Of Lies, le quartet démontre sa maitrise du gros riff bien rock’n’roll par dessus lesquels Kris Tigris, le chanteur guitariste nous gratifie d’une voix plutôt catchy, dans la lignée d’un Josh Homme ou d’un Chris Cornell (même si elle est parfois un peu trop forcée à mon goût comme sur Falling).

Anaal Nathrakh – Desideratum

Y a-t’il un pilote chez Anaal Nathrakh ? Non parce que cela fait plusieurs albums que le groupe anglais semble être sur pilote automatique, livrant une recette certes maitrisée, mais désormais sans surprise, voire sans passion. Et ce n’est malheureusement pas avec Desideratum, leur 8e album, que le duo va bouleverser ses habitudes…

Carpenter Brut – EP II et EP III + Interview

Bon j’ai un peu merdé puisque je me rends compte que j’ai complètement oublié de chroniquer le deuxième EP de Carpenter Brut, le biennommé EP II paru en 2013. Pourtant, je vous renvoie à la chronique du premier EP, ce n’est pas par manque d’enthousiasme pour le projet que j’avais zappé cette sortie. Non s’il y a une raison à trouver c’est certainement que j’ai pu ressentir une légère déception en découvrant ce deuxième EP qui ressemblait trop au premier, en moins bien, me semblait-il à l’époque.

Kenn Nardi – Dancing With the Past

Gros morceau que voilà… Kenn Nardi. Pas sûr que ce nom parle à grand monde, pourtant le Monsieur est le géniteur et cerveau du groupe de thrash/prog américain Anacrusis qui sévit à la fin des années 80 / début des années 90 et qui a sorti plusieurs albums assez remarquables, dont Manic Impressions en 1991 et Screams and Whispers en 1993, dernier album avant la séparation du groupe. Les amateurs d’un thrash progressif et aventureux (on peut parfois les comparer à Coroner) auraient intérêt à se pencher sur ces deux œuvres qui valent largement le détour, même si Manic Impressions [...]

Scars Of Tomorrow – Failed Transmissions

Relégué au rang de groupe de seconde zone derrière les ténors de la scène metalcore du début des années 2000 (As I Lay Dying pour n’en citer qu’un), Scars Of Tomorrow avait splitté dans l’indifférence générale en 2007. Six ans plus tard, soit l’an dernier, c’est dans cette même indifférence que le groupe s’est reformé. Le moment de se faire une place ?

Downfall Of Gaia – Aeon Unveils The Throne Of Decay

Après Epos et Suffocating In The Swarm Of Cranes, deux productions ayant fait grandir l’intérêt pour Downfall Of Gaia (n’oublions pas tout de même de mentionner leurs deux titres présents sur le split avec The Hearts Of Emperors), le quartet allemand revient avec Aeon Unveils The Throne Of Decay, poursuite de leur style épique, entre post-machin et black metal.

Thorns – From Tears To Glory

Thorns fait partie des valeurs montantes de la scène hardcore australienne. Le groupe de Melbourne s’affirme même comme l’un des plus lourds du coin. La raison à cela ? Mixer des éléments issus du sludge/doom avec du hardcore « moshable » pour un rendu pas si éloigné d’un Xibalba.