#2020

Storm Orchestra – Storm Orchestra (EP)

Les parisiens de Storm Orchestra livrent avec leur premier EP (sorti en 2020) une bien chouette carte de visite dont on espère qu’elle sera la promesse de belles choses à venir. Officiant dans un rock alternatif musclé (sans aucune influence disco contrairement à ce que la pochette mensongère pourrait faire imaginer) qui n’oublie pas pour autant l’émotion à l’image de ce « The Shining of my Soul » qui commence en tapant fort, avant de laisser place à un refrain plutôt mélancolique, ou au contraire plus loin de « Call » qui joue la carte de la fausse balade qui sort les muscles [...]

Ceremonial Bloodbath – The Tides Of Blood

Toujours très inspiré quand il s’agit de dénicher des groupes repoussant les limites de la violence sonore, Sentient Ruin s’est cette fois-ci promené du côté de Vancouver et y a découvert au fin fond d’une caverne (c’est apparemment dans ces coins-là qu’ils aiment chercher) Ceremonial Bloodbath, quartet formé en 2015 autour de membres de Nightfucker, Encoffinate, Ahna ou encore Radioactive Vomit, soient des habitués de la scène UG canadienne. Ils ont ici uni leurs forces afin de matérialiser un premier album infusé de haine et de sang.

Minerva Superduty – In Public

Connu jusqu’alors comme l’un des meilleurs représentants de la scène mathcore grecque (en compagnie notamment de Blame Kandinsky), Minerva Superduty (aussi connu sous le nom de MNRV) a freiné ses activités en 2018, semblant même avoir totalement disparu des radars. Leur retour en 2020 avec la promesse d’un nouvel album en toute fin d’année a donc rassuré les fans. Un nouvel album nommé In Public (qui n’est pas un album live contrairement à ce qu’il prétend) qui marque un sacré tournant dans l’approche musicale du groupe de Kalamata.

Heretical Sect – Rapturous Flesh Consumed

Après le court EP Rotting Cosmic Grief sorti en 2019 chez Vendetta Records (Afsky, Ultha…), Heretical Sect a fait son retour fin 2020 avec un premier album dans sa besace. Rapturous Flesh Consumed voit le jour chez Gilead Media (Krallice, Yellow Eyes…) et Redefining Darkness Records (Imperial Triumphant, Helleborus…), deux structures connues pour leurs groupes aussi virulents qu’aventureux, deux adjectifs qui siéent parfaitement aux quatre gars cagoulés du Nouveau Mexique puisqu’ils mélangent death, black et doom metal tout en intégrant moult atmosphères et dissonances.

Palecoal – Fake Fates

En attendant le successeur de Malaise (2015), le chanteur de The Rodeo Idiot Engine s’offre une parenthèse en solo en lançant Palecoal, un nouveau projet totalement aux antipodes du mathcore de son groupe originel. Alan Billi avait déjà auparavant montré ses envies de sonorités synthétiques immersives et intimistes avec Orbel, mais Palecoal prend une dimension encore plus singulière, mélangeant paysages sonores aux textures plus ou moins éthérées à un habillage électronique hypnotique.

Thy Catafalque – Naiv

Moi qui pensais naïvement (huhu) en avoir terminé avec l’année 2020, je me suis récemment fait cueillir en beauté par le dernier opus de Thy Catafalque sur lequel j’étais manifestement passé beaucoup trop rapidement à sa sortie en janvier 2020.
A ma décharge je n’ai jamais été grand fan du projet du hongrois Tamás Kátai, pourtant acclamé par beaucoup et considéré comme un des grands noms de l’avant-garde (pour ce que ça veut dire) ayant lors de mes tentatives précédentes, été échaudé par une impression de « trop », voire « trop plein », tout en reconnaissant des qualités évidentes dans la musique [...]

Hyrgal – Fin de Règne

C’est un peu comme une seconde vie pour Hyrgal. Projet né en 2007, il ne reste du line-up original que Clément Flandrois (chant/guitare – Svart Crown) qui a été rejoint en 2019 par Alexis Chiambretto (basse – Deveikuth) et Nicolas « Ranko » Muller (batterie – Artefact). Une nouvelle ère qui débute paradoxalement par une Fin de Règne, second album qui continue dans les traces de son prédécesseur (Serpentine – 2017) qui était essentiellement axé sur les trémolos pour un rendu atmosphérique enivrant, mais en s’en distinguant en même temps par son approche ultra agressive.

Bysshe – Forever in the Eye of Change

L’un des albums qui aura le plus marqué ma fin d’année 2020 est arrivé tardivement dans mes esgourdes, et pour cause, l’album en question est paru le 9 octobre 2020 et a bénéficié de bien (trop) peu de promotion. Il faut reconnaître qu’une pochette plutôt quelconque et un nom bizarre (qui se prononce bien « biche » et vient du deuxième prénom du poète britannique Percy Bysshe Shelley sur lequel Quentin Aymonier, tête pensante, compositeur principal et guitariste/chanteur du groupe écrit d’ailleurs une thèse) n’aident probablement pas, mais derrière ses atours peu reluisants, cet album a beaucoup à offrir.
Sachez donc [...]

Steven Wilson – The Future Bites

To the Bone nous avait gentiment préparés… Steven Wilson y affichait en effet déjà des velléités pop qui venaient se mélanger à son rock progressif tel qu’on le connaissait. Le mélange était formidable, comme à peu près tout ce que fait l’anglais depuis un moment. Sur The Future Bites le virage est ici pleinement pris et assumé par l’anglais, l’avenir dira s’il s’agit pour lui d’aller au bout du concept une seule et unique fois en poussant encore plus loin des idées ébauchées déjà sur un titre comme « Permanating » sur To the Bone, ou s’il s’agit d’une réorientation durable (je [...]

Ovtrenoir – Fields of Fire

Le post machin n’aura clairement pas été mon genre de prédilection en 2020 ni avant d’ailleurs… Et peu de chances que ça change en 2021 mais ça ne m’empêchera pas ponctuellement de jeter une oreille aux sorties de qualité dans ce genre comme dans les autres, et de pouvoir apprécier et recommander quelques albums du genre.
Dernier en date (et unique album du genre que j’ai écouté en 2020 sauf erreur) le Fields of Fire d’Ovtrenoir, formation parisienne dans laquelle on retrouve le touche-à-tout ultraproductif Dehn Sora, venu en 2019 apporter son expertise à un projet qui était essentiellement [...]