Madder Mortem – Eight Ways

10 Commentaires      1 326
Style: metalAnnee de sortie: 2009Label: Peaceville

De Madder Mortem je ne gardais qu’un vague souvenir, celui d’une chanteuse gesticulant sur scène en première partie d’Opeth en 2003. Une prestation pas inintéressante mais jamais je n’ai eu l’occasion de poser des oreilles plus attentives à leur musique. Jusqu’à cette année, suite à la sortie de leur 5e opus : Eight Ways. Eight Ways et son énigmatique artwork dont l’ambiance rappelle celle du jeu Myst, qui a peut-être causé quelques nuits blanches à certains d’entre vous.

Dès les premières secondes de “Formaldehyde“, nous voilà saisis par un loop de basse intriguant, puis s’ajoutent quelques notes de guitares cristallines avant que la voix enjôleuse d’Agnete ne viennent nous envoûter. Puis la mutation s’opère…

Qu’on se le dise, si Madder Mortem est dans le strict sens du terme « du métal à chanteuse », il n’entre toutefois pas dans la catégorie « métal à chanteuse ». Tout est d’ailleurs fait pour brouiller les pistes, et le caractère versatile du chant est là pour en attester. Véritable docteur Jekyll et mister Hide au féminin, Agnete n’a pas son pareil pour faire se succéder harmonies vocales enchanteresses et injonctions furieuses. Pas une voix growlée comme celles d’Angela Grossow ou Cadaveria d’Opera IX mais un chant possédé, déclamé et qui ne manquera pas d’en énerver certains. Pourtant on ne peut que se réjouir d’entendre enfin une chanteuse s’éloigner des standards habituels, une voix qui n’est jamais aussi touchante que lorsqu’elle arrive au bord de la rupture lui donnant ce grain si particulier… si humain quoi.

Mais Madder Mortem, contrairement à un The Gathering (je vais me faire plein de potes là), ne se contente pas de miser sur la personnalité de sa chanteuse. Les 12 compos de Eight Ways sont aussi fouillées qu’elles sont accrocheuses. L’équilibre entre les différents instruments est remarquable et l’alternance entre accalmies et passages saturés parfaitement dosée. Accordées très bas, les guitares témoignent d’un héritage neo-metal mais Madder Mortem garde surtout de ce mouvement un groove imparable qui laisse à la basse et la batterie tout le loisir de s’exprimer. Le groupe allant même jusqu’à sonner jazzy par moment. Notons qu’un soin tout particulier a été donné à la production, le groupe ayant été jusqu’à trouver 3 studios différents pour l’enregistrer (un pour la batterie, un autre pour le chant, et un autre pour le reste), et ce, par le guitariste himself (BPM Kirkevaag). Il en résulte un son clair, puissant lorsqu’il le faut et mettant en valeur des arrangements plus que soignés.

Eight ways étant l’album avec lequel je découvre Madder Mortem, je serais donc bien en peine d’aborder la question de leur évolution musicale. En revanche je n’aurais pas de peine à en faire un de mes albums de l’année.

  1. formaldehyde
  2. the little things
  3. armour
  4. resolution
  5. a different kind of hell
  6. the riddle wants to be
  7. where dream & day collide
  8. the flesh, the blood & the man
  9. get that monster out of here
  10. life, lust & liberty
  11. all i know
  12. the eighth wave
Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

10 Commentaires

  1. XXuK says:

    Cet album ne cesse de tourner dans ma platine depuis des semaines. Il est original et bourré d’émotions. BRAVO!!!

  2. jfkool says:

    Parfaitement d’accord avec la chronique. J’aurais par contre noté cet album avec au moins 1 yeah!!, à savoir que pour moi on frôle le chef d’oeuvre. Ce que retiens de cet album ?:
    – le groupe se démarque de tous les autres groupes à chanteuse, comparable à aucun autre car : chant à la fois couilli, lyrique et déjanté, riffs dantesques, basse bien ronflante, batteur toujours à propos.
    – groupe en constante progression technique, technique toujours au service de la musicalité
    On sent clairement les musiciens sans compromis, qui nous emmènent dans leur univers, loin, très loin.
    A écouter au moins une fois pour chaque métalleux.

  3. Joss says:

    tu crois pas si bien dire pour le « yeah », j’attends que notre Jonben en chef fasse la modif car je me suis planté dans la publication de la chro. Cet album vaut bien un bon gros « yeah » :-)

  4. jfkool says:

    Super Joss ! Justice rendue !!

  5. Joss says:

    … and justice for all ! (titre ô combien d’actualité sur notre super forum)

  6. noohmsul says:

    Ouaip, c’est du lourd cet album!

  7. dayspring says:

    merci pour le clip, j’ai bien ri !!

  8. Guillaume says:

    Si tu as aimé Eight Ways, je te conseille très très fortement leur album précédent, Desiderata. Leur chef-d’œuvre et l’album de métal qui m’a le plus marqué au cours des dernières années.

  9. Joss says:

    Oui c’est prévu. Dès que l’occas se présente, je l’écoute ;-)

  10. 1ternot2baz says:

    Ouais mais tu te fais des idées Rata !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *