Hopesfall + Tsunami Bomb + Jet Sex – 12 mai 2005 – Boule Noire – Paris

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Encore un concert qui devrait attirer la communauté émo se dit-on quand on voit l’affiche. Et bien pas vraiment. L’annulation de Name Taken y est peut-être pour quelque chose… Le fait est que la Boule Noire est pleine de punk en effervescence qui semble- t-il déserterons dès le set de Tsunami Bomb fini.

19h30 Jet Sex ouvre le bal sans second guitariste, voilà qui n’est pas de bonne augure. Ils ont beau se démener, rien n’y fait, le son est pourri, on n’entend presque pas Miko, le chanteur, et le public est plutôt timide. Arrive le guitariste coincé sur l’autoroute dans un embouteillage. Il sort de nulle part et comme un diablotin, saute sur la scène encore emmitouflé dans sa veste et sa guitare dans son étui. Le temps de la brancher et voila Jet Sex au grand complet. Cette arrivée impromptue redonne de la pêche au set et surtout au punk rock du groupe. « Think twice » est jouée à 100 à l’heure dans la plus pure tradition Jet Sexienne. On a droit à 3 nouveaux titres. Le set se finit et les Jet Sex quittent la scène l’air dépités.

Les lumières s’éteignent, changement de matériel, alors qui va jouer ensuite ? Tsunami Bomb ou Hopesfall ? La question est sur toutes les lèvres car apparemment ce serait une tête d’affiche partagée entre les deux groupes. Après un laps d’attente plutôt court, ce sont finalement les membres de Tsunami Bomb qui prennent place sur scène. La petit chanteuse connaît bien son public apparemment car elle dit bonjour à une fille du premier rang. Celle ci lui répond ‘J’adore tsnumai, mais je suis complètement pétée ce soir’. La chanteuse rit. D’ailleurs elle riera beaucoup durant tout le set… Il y a de quoi. La fille pétée, donc, fait des stages divings et plusieurs fois on a eu peur pour sa vie. Comme il n’y avait personne dans la salle, forcément, il y avait plus de chance qu’en faisant un stage diving elle atterrisse par terre plutôt que dans les bras d’un beau jeune homme. Et c’est ce qui s’est passé à plusieurs reprises… ce qui ne l’empêche pas de continuer et de donner l’exemple. D’autres filles se mettent à slammer et se jeter dans la fosse. Certains gars du premier rangs, semblent eux, en rut. Du coup, le groupe se sent comme chez lui au vue de l’enthousiasme suscité aussi bien chez les filles que chez les garçons et enchaîne les titres pendant environ 40 min. « El diablo » marque le début du set suivi de « Say it », « 5150 ». La set list composée de 14 titres reprends les titres phares du groupe comme « Machette » ou  » Not for ever » « 20 going ». Agent M ne démérite pas, sa voix est bien placée et bien que moins rentre dedans qu’une Candace Kucusclain, Agent M investit la scène entièrement.

Tsunami laisse la place à Hopesfall… et les premiers rangs commencent à se vider. Le groupe entre sur scène et des éclats de voix se font entendre entre l’un des guitaristes et le roadie. Le bassiste regarde fixement devant lui. Il a l’air ailleurs. Il reste planté la, les lights en plein dans la figure. Les membres d’Hopesfall n’ont pas l’air au mieux de leur forme ni de très bonne humeur. Aie. Décidément, c’est la journée. Malgré tout, le set démarre plutôt bien. Le son est correct, les guitares desservent leur flot d’agressivité durant les premiers morceaux. Jay Forrest , le chanteur « qui a trop le style » dixit les deux garçons derrière moi, débardeur déchiré, pantalon beige classique et new balance au pied, assure aussi bien sur les parties chantées que sur les passages hurlés. Sa voix screamo surprend presque par sa force… Puis l’agressivité se transforme en guimauve lorsque les Hopesfall jouent des morceaux de leur nouveau cd. Ca devient lent et (à mon goût) bien moins accrocheur que les morceaux plus rentre dedans. Mais ils s’en sortent bien. Puis le set change de teneur, Hopesfall part dans des digressions sonores assez osées qui franchement me perdent… et m’ennuient. N’est pas Cult Of Luna ou Isis qui veut. Heureusement Jay Forrest recadre tout ça avec son chant screamo vraiment bien. Mais on sent que le groupe est un rien blasé. Il faut dire que vu du fond de la salle on s’aperçoit vite que seulement les quatre premiers rangs sont remplis. Et forcément c’est moins enthousiasmant que de jouer devant 200 personnes. Mais en bon professionnels qu’ils sont, les Hopsefall ne se découragent pas et continuent leur set comme si de rien n’était. La dernière chanson arrive après environ 50 minute. Pas de rappel et on sent un groupe déçu à sa sortie de scène.

En résumé, seul Tsunami Bomb à eu l’air de prendre du plaisir sur scène ce soir. Dommage. Un public un peu plus nombreux aurait sans doute changé la donne, mais il aurait fallu pour cela que la place soit une peu moins chère…

Equipe Eklektik

Chroniqueur

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Eklektik est un webzine francophone sur les musiques à guitares saturées et autres musiques actuelles créé en mars 2004.

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