Chronique

SeeYouSpaceCowboy/If I Die First – A Sure Disaster

Un petit bain de jouvence en pleine explosion de Myspace, ça vous tente ? C’est ce qu’entreprennent les désormais reconnus SeeYouSpaceCowboy et les jeunes pousses If I Die First sur ce split nommé A Sure Disaster. Deux morceaux pour les premiers, un titre collaboratif en guise de transition avant deux autres titres pour les seconds, les choses sont faites équitablement.

Seum – Winterized

Avec un tel nom, ils auraient pu venir de Belgique que ça n’aurait pas été étonnant ! En réalité Seum est un trio de Montréal monté par des expats français qui officiaient chez Lord Humungus, Mlah! et Uluun. Après avoir sorti un EP (Summer of Seum – 2020) suivi d’un split avec Fatima, le groupe revient déjà avec un premier long-format, la preuve qu’on peut aller vite même sous substance !

Timelost – Gushing Interest

Evoluant sous la forme de duo – Shane Handal (guitare, chant), Grzesiek Czapla (batterie, jouant aussi chez les blackmetaleux Woe) – jusqu’à son album précédent (Don’t Remember Me For This – 2019), Timelost a trouvé deux nouveaux membres pour devenir un quartet juste avant d’enregistrer ce Gushing Interest – Tony DiDonato (basse) et Hugh Morretta (guitare), Timelost débarque chez Church Road Records avec sa propre étiquette « grungegaze ».

Vola – Witness

Avec à leur actif deux albums qui les ont assis en maîtres incontestés des plus pop des groupes influencés par Meshuggah, les danois de Vola sûrs de leur fait, semblent aborder sereinement le cap du 3ème album avec Witness fraîchement débarqué dans nos esgourdes.
On a d’abord l’impression que rien ne distinguera Witness de ses aînés, les excellents Inmazes, et Applause of a Distant Crowd, et pour cause, les trois premiers titres de la plaque s’inscrivent dans la droite ligne de ce que l’on connaît d’eux : trois titres mélodiques en diable, aux mélodies proprement infectieuses et aux relents [...]

Alkerdeel – Slonk

Les quatre belges d’Alkerdeel apprécient interpeler par leurs visuels. De la grenouille disséquée sur De Spinzalvinge (2010) au diablotin péteur de Lede (2016) en passant par l’attaque de renard en ombre dégoulinante de Morinde (2012), les animaux et créatures fantastiques font partie intégrante de l’univers du groupe. Sur Slonk, c’est donc un lapin qui se voit en orner l’artwork. Un animal bondissant n’indiquant aucunement des titres courts et expéditifs.

Nursing – Self Care

Side-project de deux membres de Needle Play, mathcore jazzy de Boston, Nursing dégage le jazz de là au profit d’une mixture aussi technique que brutale, pleine de chaos et d’expérimentations mûries durant les trois dernières années. Self Care est un beau bordel organisé magnifié par la patte d’un certain Chris Dearing (The Sound That Ends Creation), officiant ici au mix et au mastering, rendant l’expérience d’écoute encore plus difficile.

Nature Morte – Messe Basse

De l’eau a coulé sous les ponts depuis ma première rencontre avec Nature Morte et NM1, son premier album, il y a presque trois ans. Le groupe parisien a ensuite sorti un split avec Hegemon (2020) avant de quitter Argonauta Records pour une toute jeune structure: Source Atone Records. Le trio célèbre leur première collaboration avec ce label avec ce Messe Basse qui interpelle déjà rien qu’en voyant sa cover: celle d’une photo de famille à la sortie d’un baptême dans les années 70 ou 80, une volonté de faire naître chez l’auditeur le même type de sentiment nostalgique [...]

Sickrecy – First World Anxiety

Monté par la fine fleur du grindcore, death et crust suédois (General Surgery, Birdflesh, World In Ruins, Damned To Downfall), Sickrecy débarque dans le game avec un premier EP armé d’un un son pas révolutionnaire pour un sou malgré des thématiques lui faisant écho (à la révolution). Death, grind mais aussi crust/d-beat se voient donc fusionnés dans un blender, pour un plat bien consistant servi bien chaud après avoir été saupoudré de rage.

When Waves Collide – Chasm

Jeune formation parisienne formée en 2017, When Waves Collide officie dans un post-rock instrumental depuis sa formation. Suite à un EP sobrement appelé EP I (2019), le groupe s’est fait repérer par le label italien Antigony Records, habitué aux sorties du genre. Sur Chasm, leur premier long-format, le groupe entend raconter l’histoire d’une civilisation à l’aube de son effondrement, un voyage scindé en six actes particulièrement immersifs.

Këkht Aräkh – Pale Swordsman

Originaire d’Ukraine, Këkht Aräkh est le projet d’un seul homme surnommé Crying Orc, déjà auteur d’un premier album Night & Love en 2019. Ce pauvre petit orc qui pleure s’arme cette fois d’une épée et d’une rose pour illustrer son second album. On y retrouve un mélange de black metal à l’ancienne (avec son lo-fi de rigueur) et de parties ambient distillant un certain romantisme, correspondant bien à son visuel.