Chronique

Illuminated Minerva – Enigma Adamentine

Faisant suite à The Immaculate Deception, premier EP de 2014, Enigma Adamentine est le premier LP pour les canadiens d’Illuminated Minerva. Le quartet de Calgary joue un metal progressif original, entre guitares mélodiques comprenant du riff bien heavy, parfois psychédélique, des lignes de basse plutôt groovy et surtout un sens de la narration assez original.

Lorne Malvo – S/T

Amateurs de films des Frères Coen ou de séries un peu plus récentes, vous aurez peut-être fait le rapprochement avec le nom de ce jeune groupe. Lorne Malvo est en effet l’un des personnages de Fargo, mais surprise, le groupe n’est pas originaire du Dakota du Nord comme la ville, mais du Mans. Pour son premier EP, les manceaux ont mis en ligne ça gracieusement sur Bandcamp en mai dernier avant de se faire repérer par le très bon Zegema Beach Records, l’occasion de mettre en lumière l’une des meilleures sorties screamo de l’année…

Montaña Sagrada – The Living Green

Même si vous n’êtes pas trop au courant de la scène chilienne, le nom de Mar de Grises doit forcément vous dire quelque chose ! Malgré son split en 2013, le groupe a connu son petit succès au début des années 2000, ce qui lui a notamment valu une signature chez Season Of Mist pour son ultime album (Streams Inward – 2010). Si je parle de Mar de Grises ici, c’est que l’on retrouve chez Montaña Sagrada le guitariste Rodrigo Morris, accompagné de membres de Mourning Sun (auquel il participe d’ailleurs aussi). Formé l’an dernier, ce jeune trio ne [...]

Fit For A King – The Path

Malgré l’actuelle baisse globale d’intérêt pour le metalcore, certains groupes persistent et visent le succès de groupes comme Parkway Drive. Eternel second couteau, les texans de Fit For A King sont pourtant actifs depuis treize ans et en sont déjà à leur sixième album avec The Path. Un nouvel album qui n’apporte absolument rien de nouveau mais qui devrait tout de même enchanter les amateurs du style.

Strike Anywhere – Nightmares of the West

Est-il encore nécessaire de présenter Strike Anywhere ? Le groupe de Richmond est en effet un vieux briscard de la scène punk hardcore US (vingt ans d’existence), ayant signé des albums sur les cultes Fat Wreck Chords et Bridge Nine Records. Pourtant le groupe mené par le charismatique Thomas Barnett a connu une véritable césure ces huit dernières années avec un silence total laissant penser à un split pur et simple. Le groupe fait donc son grand retour avec ce Nightmares of the West, nouvel EP qui montre que leur punk rock a encore des choses à dire !

Crippled Black Phoenix – Ellengæst

Ça fait déjà un bon moment que je vois passer ce nom de Crippled Black Phoenix, et pour cause ce groupe anglais existe depuis 2004 et s’est montré particulièrement actif et très productif puisque ce nouvel opus Ellengæst est déjà son 8ème album et ce sans même compter son album de reprise du « Echoes » de Pink Floyd. A noter que Justin Greaves, à l’origine de la création du groupe, est loin d’être un illustre inconnu ou un débutant puisqu’il s’était jusque-là illustré en tant que batteur de groupes de sludge/doom comme Iron monkey ou Electric Wizard pour les plus connus.

Sial – Tari Pemusnah Kuasa

L’Asie du sud-est a toujours été un berceau des groupes les plus énervés et viscéraux pour ce qui est du death et du punk, on ne compte plus le nombre de projets absolument immondes venant d’Indonésie qui ont souvent se son caractéristique avec le gain au max de partout.

Plague Organ – Orphan

En matière d’extrémisme musical, Sentient Ruin Laboratories semble insatiable, trouvant d’improbables formations au quatre coins du monde. Le prolifique label californien revient ainsi régulièrement en terres bataves, charmé par les productions locales de groupes tels que Cryptae (dont je vous donnerai des nouvelles très bientôt) ou Imperial Cult. Deux formations dans lesquelles évoluent les deux membres (entre autres) de Plague Organ qui, sous cette nouvelle entité, s’orientent vers un trip hallucinatoire incroyablement dense.

Dysylumn – Cosmogonie

C’est désormais comme une tradition depuis Chaos Primordial (2016), Dysylumn sort un album tous les deux ans. Cosmogonie succède donc à l’impressionnant Occultation qui avait fait partie de mes coups de cœur de 2018. Comme à son habitude, le duo lyonnais a travaillé le concept de son album dans les moindres détails, ce coup-ci même au niveau du support. En effet, on se retrouve ici avec trois chapitres découpés en trois albums (disponibles en vinyle, CD et K7, tous par trois donc), et on comprend rapidement un tel découpage car Cosmogonie s’avère être particulièrement dense.