Chronique

Wntrhltr – Deu.Ils

Wntrhltr, c’est un projet parisien né en 2018 sous la houlette d’un certain Thomas Winterhalter. Originellement projet solo, ce dernier souhaitait sur ce Deu.Ils rendre un hommage tout personnel à son père disparu. Finalement, c’est entouré de trois autres musiciens qu’il livre ce premier album émotionnellement puissant.

Artificial Brain – S/T

Attendu au tournant après deux albums marquants (Labyrinth Constellation en 2014 et Infrared Horizon en 2017), Artificial Brain s’est ensuite fait discret durant cinq longues années avant de revenir aujourd’hui avec cet album sans titre, conclusion de la trilogie. Pendant ce temps, les cinq gaillards de Long Island (contenant d’actuels et anciens membres d’Aeviterne, Luminous Vault, Revocation etc.) ont pu bosser ces dix nouvelles compos ultra imposantes.

Mint Green – All Girls Go To Heaven

Jeune formation issue de la prolifique scène bostonienne, Mint Green interpelle en premier lieu par son intrigante cover, le groupe y apparaissant à l’intérieur d’une sorte de tableau un peu arty. On était en droit d’avoir quelques doutes quant au contenu de All Girls Go To Heaven, leur premier album. Or l’adage « on ne juge pas un livre à sa couverture » peut ici très bien être utilisé car la musique du groupe allie (presque paradoxalement) simplicité et émotions.

Svart Crown – Les terres brûlées

Après deux albums sortis sur Century Media Records, Svart Crown débarque chez les français Les Acteurs de l’Ombre pour y sortir ce premier EP, l’occasion pour le groupe niçois de prendre un nouveau départ ? La réponse est malheureusement non. Si vous n’avez pas suivi l’actu récente du groupe, celui-ci a publié un communiqué quelques jours avant leur participation au Hellfest pour dire que ce concert serait leur tout dernier et que le groupe n’existerait plus ensuite. Une mauvaise surprise donnant un goût assez particulier à cette ultime sortie…

Ona Snop – S/T

Pour qui apprécie la scène fastcore/powerviolence, Ona Snop est normalement un nom que vous avez déjà aperçu. Le quartet de Leeds écume en effet la scène depuis quelques années en ayant déjà livré pas mal d’albums dont un split avec Power Trip (2020). Pour ce nouvel album sans titre, les anglais ont repris (plus ou moins) les mêmes couleurs que leur précédent long-format (façon de parler, les titres dépassant difficilement la minute !) et balancent avec toujours autant d’entrain leur propre version du genre.

Puppy – Pure Evil

Rien qu’en lisant l’énoncé de cette chronique, on notera le décalage entre le nom du groupe tout mignon et le titre Pure Evil évoquant un album de black metal sans inspiration. Le groupe londonien aime en effet faire le grand écart, et ce nouvel album pioche tranquillement dans différents styles pour un bain frais et nostalgique.

Minipony – Ajna

Mon petit poney est tout mignon mais saviez-vous qu’il avait des tendances carnivores et schizophrènes ? Car derrière le nom incongru de ce groupe équatorien, se cache un trio mené par la charismatique chanteuse Emilia Moncayo (qu’on avait déjà croisé dans le projet dub/doom Blackwood, chroniqué ici il y a quelques années), accompagnée par le guitariste Amadeus Galiano et par le batteur Filippo Brandimarte. Auteur du surprenant « Imago » (2017), le trio vient lui donner une suite, enregistré pas par n’importe qui puisque c’est au Silver Cord Studio sous la houlette de son illustre propriétaire Joe Duplantier (Gojira).

Heriot – Profound Morality

Après des singles parus au compte-goutte (dont une cover de « Ten Ton Hammer » de Machine Head), les anglais Heriot viennent enfin sortir un véritable premier album. Depuis leurs débuts en 2020, le buzz a peu à peu pris, si bien que les attentes étaient jusqu’alors bien hautes pour les amateurs de brutalité oppressante.

Porcupine Tree – Closure / Continuation

Bon vous m’excuserez mais je vais commencer par râler comme ça ce sera fait et on pourra passer à la musique. C’est que Steven Wilson business man commence à m’exaspérer un tantinet. Pour commencer dans les griefs, même si celui-ci est mineur, annoncer un nouvel album plus de 7 mois avant sa sortie paraissait un peu prématuré et inutile (big up à tous ceux qui au contraire nous annoncent un album une semaine ou un mois avant de le sortir). Bien sûr vous me direz qu’après 13 ans d’absence, on pouvait bien attendre 7 mois de plus… Mais ce [...]