The Dissociatives – 13 juin 2005 – Boule Noire – Paris

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Annee de sortie: 2010

Le concert est prévu à 20h. Prenant en compte les retards habituels je me permets d’arriver environ 25 minutes en retard… J’attends, près de 20 minutes, et me dis que j’aurais encore pu prendre plus de liberté avec l’horaire… Sauf que j’apprends avec stupéfaction que la première partie est déjà passée; elle a du joué un quart d’heure ou vingt minutes, pas plus.
On me dit que c’était le groupe du claviériste qui avait pour mission de chauffer la salle, et l’on m’a aussi dit que c’était « vraiment pas terrible ». Vu son temps de passage sur scène je veux bien le croire.
Enfin bon, il y a des groupes comme The Daughters qui, en tête d’affiche, font des shows d’à peine quinze minutes…

En attendant j’observe le public. Une fois n’est pas coutume, la parité est au rendez-vous! Serait-ce la perspective de voir le beau Daniel Johns qui a provoqué un tel effet? Oui, surement. Sinon en ce qui concerne la population de t-shirts arborés ce soir on trouve, bien évidemment, des Silverchair, Nirvana mais aussi des t-shirts Billy Corgan, A perfect Circle, et même des t-shirts Thursday, Finch ou encore Nostradamus0014… Le public, âgé d’une vingtaine d’années dans l’ensemble, est donc varié mais partage ce point commun d’avoir été bercé par le grunge.

Il est 21h passée, la boule noire n’est pas remplie et The Dissociatives entrent un à un sous les projecteurs. L’arrivée, dernière, du leader de Silverchair est saluée par un tonerre d’applaudissements. C’est devant un public conquis d’avance que le groupe commence à jouer. « We’re much prefers customers » ouvre les festivités. Le son n’est pas au top, cela ressemble encore à une bouillie, sans vraiment de voix. Il faudra attendre quelques chansons pour qu’il devienne correct. C’est le single « Somewhere Down The Barrel » qui enchaîne pour le plus grand plaisir de tous. On lève les bras, on se balance en rythme, on sourie; tout comme Paul Mac qui restera le sourire collé aux lèvres durant la quasi totalité du set, comme si c’était son premier concert.
Suit « Horror with EyeBalls », qui permet de voir que les variations d’ambiances et toute la production mobilisée en studio ne souffrent pas du passage en live. Daniel Johns, qui communique énormément avec le public, ne cessera de répéter, tout du long, que Paris est la « best place ». Ils diront en fin de set: « Here is the smallest [place] but the best ».

En live le duo devient un quintet. Comme on peut l’imaginer Paul Mac est au clavier, dont il sort aussi des sons bidouillés. Accompagné de sa table d’effets à côté de son pied de micro, D. Johns chante, gratte sa guitare mais tappe aussi sur une cloche (sur « We’re Much Prefers Customers ») et joue, sur un titre, d’un instrument étrange: un mini clavier muni d’un tube dans lequel il souffle. Il y a aussi un bassiste, un batteur ainsi qu’un gars assigné aux samples.

Le longiligne Daniel absorbe toute l’attention du public, le moindre de ses gestes ou de ses mots est prétexte à cris et applaudissements. Il a du laisser bien des filles rêveuses lorsqu’il est arrivé torse nu pour le rappel, arborant un physique bien moins fragile qu’il y a quelques années. Ca sent les séances de muscalation. Ses tatouages, sa montre en or, sa coupe de cheveux et son bouc lui donnent un petit côté R’n’B, on croirait voir Justin Timberlake. Bref, passons.

C’est la quasi intégralité de l’album qui est passée en revue, du doux « Forever And A Day » jusqu’à l’instrumental « Lifting The Veil From The Braille » (avec les sifflements de Daniel Johns) en passant par l’entraînant « Thinking In Reverse ». Le groupe jouera 4-5 titres ne figurant pas sur le disque, c’est d’ailleurs avec l’un de ceux là qu’il clotureront le show: une chanson bien rock’n’roll, limite stoner, avec la voix rocailleuse de Johns, qui ce soir, comme souvent en live, a déployé toutes les capacités de sa voix: entre cris aigus, lignes cristallines, accents suaves et rauqes.

Ce show a été des plus sympahiques: un groupe heureux de jouer, un public comblé, des sourires partagés, que demander de plus? Les chansons ont passées l’épreuve du live sans problème, on regrettera peut-être un son un peu baveux et un fan-club trop présent et trop fervent, donnant un air un peu trop niais à l’ensemble (exemple: un gars qui a levé une pancarte plusieurs fois et plusieurs minutes. Une pancarte sur laquelle il était marqué quelque chose comme: « Daniel Go FORCE! Forgot the lycics??? Don’t Panic it sounds like NA NA NA NA NA NA NA NA »… assez sympathique, d’accord, mais chiant pour tout le reste du public qui était derrière et se voyait boucher la vue.

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2 Commentaires

  1. younes says:

    le 2nd degré ça te dit quelque chose? et puis y avait un msg d’excuses aux personnes que je génais … en tous cas, je renouvelle mes excuses … (je sais ça fait un peu an aprés mais bon … )

  2. seioz says:

    revue sympathique, juste quelques précisions:
    1- ce n’est pas daniel johns qui joue du « un mini clavier muni d’un tube dans lequel il souffle », mais Paul Mac
    2- ils n’ont pas joués 4-5 titres qui n’étaient pas sur l’album mais 2 (« if you keep losing sleep » et « sleep all day »), ainsi qu’une reprise de tom waits (« goin’ out west »)
    3- si tu n’as pas vu la première partie (« the presets »), je te conseillerai de ne pas te fier à l’avis d’autres personnes et de reporter ça dans ton artcile. Ce n’est pas vraiment professionnel de la part d’un critique, surtout quand il arrive en retard…

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