Je préviens tout de suite avant même de me lancer dans l’écriture de cette chronique, je ne pourrais pas mettre une note à ce disque tant il me retourne. La question du bien ou non ne se pose même pas ici où, pour une des premières fois dans mon expérience musicale, un disque a réussi à me mettre les larmes aux yeux. Je vais donc me contenter de vous décrire la bête le plus fidèlement possible, sans en dénaturer la superbe.
Ulf Soderberg, pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit du musicien déjà derrière un des groupes phare de Cold Meat Industry : Sephiroth. Pour le sujet qui nous occupe aujourd’hui, à savoir ce Vindarnas Hus, c’est d’ambiant ethnique qu’il s’agit et pour dire vrai il s’agit de mon dépucelage dans ce genre. Alors ambiant ethnique c’est quoi ? (J’ai bien conscience que le public qui va me lire n’est pas forcément un adepte de ce genre de musique). Eh bien il s’agit d’un mélange entre tous les ingrédients de l’ambiant, à savoir faire passer des émotions à travers des bruitages, des nappes de claviers ou des samples, avec de la musique ethnique, à savoir des instruments traditionnels (ici didgeridoo, et percussions en particulier), des samples de villageois ou autres coquetteries du genre. Une fois le décor planté il suffit de se laisser transporter et, successivement de se laisser bercer ou de se faire remuer un bon coup.
Décrire les morceaux serait inutile tant l’ambiant ne se raconte pas mais se vit, mais en donner l’allure générale est en revanche plus intéressant. Dès le début de l’album on comprend que la dualité ambiant/ethnique est poussée très loin, un départ plutôt doux, une accélération à grands coups de bongos, djembé etc etc… Puis on retombe dans quelque chose qui entre en conformité avec le statut d’ambiant, une musique minimale, quelques éclats de didgeridoo. Pour faire grossier on va dire que tout l’album se base sur cette alternance superbement bien maîtrisée entre une violence ethnique et un apaisement ambiant.
Quand au morceau n°6 de l’album, le sublime « sadan var vintern om sommaren » (à vos souhaits) c’est tout simplement une des plus belles choses que j’ai eu l’occasion d’écouter, faisant vibrer comme jamais, tirant les larmes des yeux à quiconque sait écouter ce genre de musique. Evidemment il est nécessaire de connaître un peu l’ambiant, de comprendre comment il fonctionne, et de le vivre seul dans son coin, pour en savourer tous les trésors cachés.
Donner envie d’écouter un album d’ambiant à un public résolument plus Metal/Core comme celui d’Eklektik me parait être une tâche délicate aussi je ne m’étendrais pas sur la question plus longtemps. Tout ce que je peux faire c’est expliquer, faire un schéma, certes grossier d’une œuvre infiniment plus complexe que les mots qui sont utilisés pour la décrire.
Un véritable enchantement musical, proche de la perfection.
- vargskymning
- vindarnas hus
- neapolis
- blåeld
- den viskande solen
- sådan var vintern om sommaren
- porten mot kadath
- novembergudarna
- nattfrost
- morgonmåne
Ulf Soderberg
krakoukass
il y a 21 ansBien bonne chronique en tout cas, ça me donne même envie de tenter…
Tonio
il y a 21 ansde l’ambient sur eklektik! mais c’est geniaaaaal!
J’adore l’ambient! Pour ceux qui aiment je conseille Lustmord qui est du dark ambient tres noir et assez flippant sinon dans le genre de Soderberg je conseille arcana. Ma
dah-neir
il y a 21 ansEffectivement Lustmord ca fera l’objet de ma prochaine kro d’ambiant. Et je suis content de voir qu’il y a aussi un public pour ce genre de musique.. ca me motive a continuer…
Neurotool
il y a 21 ansLe dernier Lustmord/Melvins est très bon aussi!
tonio
il y a 21 ansEt bien je ne peux que t’encourager a continuer a ecrire des tres bonnes chroniques d’ambient comme tu l’a fait avec monsieur soderberg
Amicalement
damien luce
il y a 21 ansune belle découverte! ca tue!!!
Alexia
il y a 20 ansGrand grand merci pour la découverte Dah-Neir ! J’ai reçu l’album ce matin et je suis subjuguée par tant de force émotionnelle ! MAGNIFIQUE !
guim
il y a 19 ansUne pure réussite électro nuancée,le reste aussi vaut le détour.super petite chronique dah-neir
Laisser un commentaire