Destinity + Ortagos + Funerarium + Anthea – 25 novembre 2005 – Espace Curial – Paris

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Me voici donc attelé à mon tout premier live-report… En préambule j’avertirais le lecteur passionné qu’il ne trouvera ici que mes impressions, sachant que je ne prends aucune note pendant un concert (ça va pas la tête, non ?) et que je ne récupère pas les set-lists… bref je me contente d’apprécier la musique et les prestations de ceux qui la délivrent. J’ajouterais que je découvrais les quatre groupes présents ce soir là, à l’espace Curial. Et le moins que je puisse dire est que je n’ai pas été déçu du voyage…
Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette salle (Tout comme moi avant d’y mettre les pieds), elle se trouve dans une cité résidentielle dans le 19ème arrondissement. L’Espace Curial est en fait une MJC disposant d’une salle de concert de bonne taille, bien sonorisée et ma foi bien agréable. On m’avait beaucoup parlé de l’environnement proche de la salle en termes peu élogieux, moult mises en garde m’ayant été adressées à l’évocation de cette soirée. Force est de constater pour ma pomme que tout avait l’air bien calme ce soir-là. Est-ce le froid glacial qui régnait sur la région (Pour un Black Metal Fest, quelle aubaine !), est-ce l’alcool qui réchauffait faussement mes entrailles ? Je ne saurais le dire…
Les stands de merch’ sont bien achalandés et les prix des cd et fringues défient toute concurrence. En plus c’est sympa de se faire vendre un t-shirt par un des membres du groupe (Dagoth tenait celui d’Otargos, sans corpse-paint je ne l’ai reconnu que vers la fin de la transaction). Je n’en dirais pas autant de la buvette : 3 Euros le verre de cidre (Bah oui, pas de bière, snif…) qui file la courante, c’est bof, mais bon l’alcool n’est pas tout dans un concert… enfin bon, ça y participe bien, que diable !! Bref et venons en fait !!

Anthea : Le groupe a la tâche toujours difficile et ingrate d’ouvrir les hostilités. On ne peut pas dire que ça soit la foule, le public arrive tranquillement. Le son est correct et les musiciens en place. Le thrash/death pratiqué par le groupe rappelle des formations telles que Soilwork (Le chant clair en moins) ou The Haunted (Le côté mélodique en plus). Les musiciens ne sont pas extrêmement communicatifs, ça assure mais ça ne transmet pas grand-chose. Un set honnête, sans histoire et sans grande originalité.
Funerarium : J’ai fait l’impasse sur la prestation très courte des black-metalleux. Le chanteur d’Anthea avait d’abord annoncé Otargos… apparemment il y a eu confusion. Le groupe joue sans bassiste, ce qui n’aide pas.

Otargos : On en arrive au gros morceau de la soirée. Les bordelais prennent d’assaut la scène avec un black-metal violent, rapide et agressif. Le son tabasse et la foule commence à se réchauffer sous les coups de boutoir de Dagoth et ses petits camarades. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’ambiance est au rendez-vous ! Corpse paint, chaînes et clous, poses evoool et surtout beaucoup de talent. Je connaissais quelques titres du mini Codex 666 et il faut bien dire qu’Otargos sur scène comme en studio est une machine de guerre impressionnante. Dagoth vocifère comme un damné, rameutant les hordes et fédérant le public. Et que dire de la prestation d’XXX martelant le rythme de chaque titre avec fureur du manche de sa basse ? Le garçon délivre toute sa dextérité en chantant quasiment toutes les paroles à la manière d’un Steve Harris possédé. Ce groupe a une attitude sincère qui transpire au travers du maquillage. Il y a vraiment une aura se dégageant de la prestation. En fin de show, le groupe interprète l’un des titres de son prochain effort Ten Eyed Nemesis dont j’espère entendre parler dans les colonnes d’Eklektik. Cerise sur le gâteau et formidable surprise pour le fan d’Iron Maiden que je suis : une reprise endiablée (Oh, oh !) de ‘Prowler’ parachève l’assaut et fini de me convaincre que j’ai assisté à un excellent moment de musique et de fureur.

Destinity : Le public est à présent bien chaud et va répondre présent dès les premières notes de l’introductif ‘At The End’. Le groupe est de dos et attend son heure. On sent Destinity prêt à assurer son rôle de tête d’affiche avec compétence. Dès l’instant où Mick
(Chant) rentre sur scène, c’est la déferlante ! Le groupe s’anime soudain, ça headbangue à tout va et la communion avec le public est immédiate. La formation lyonnaise pioche surtout dans son dernier effort studio Synthetic Existence et le rendu est bon. Il faut signaler au passage que Morteüs anciennement batteur puis clavier du groupe fait son retour derrière les fûts. Ce qui explique sans doute quelques erreurs ou approximations bien compréhensibles. Quoiqu’il en soit, le groupe investit et habite la scène. Mick emmène sa troupe, harangue le public et s’affirme en frontman de talent. Ses growls extrêmement gutturaux et puissants sont parfois doublés par le chant clair très juste et en place de Morteüs (qui s’enquille en même temps les parties de partie, Môssieur, je vous tire mon chapeau !). Au rayon reprise Destinity a choisi ‘Reign in Blood’ de Slayer, malheureusement l’exécution va révéler quelques pains de-ci de-là. Qu’importe et même si je n’ai pas été aussi impressionné qu’en écoutant Synthetic Existence, il est clair que les lyonnais en imposent sur scène et savent tenir leur rang. Dernier moment de bravoure : Mick slamme et termine le set porté par la foule tout en growlant de plus belle, rock n’ roll !!

Et voilà une excellente soirée qui s’achève, je m’enfonce de nouveau dans le froid et la nuit avec le sentiment d’avoir assisté à un très bon moment de musique, bravo à l’organisation (Très pro) et à tous les groupes présents, mention spéciale à Otargos qui m’a vraiment transporté, merci Messieurs !

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