Bitter End + True Colors + Golden District – 28 mai 2009 – Péniche Alternat – Paris

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p>Le prix du plantage du mois revient à … moi-même. Habitué aux concerts de hardcore au Klub, j’ai du considérer que si True Colors et Bitter End devaient jouer dans une salle cela ne pouvait être que dans la fameuse salle de la rue St Denis.

J’arrive donc vers 21h au lieu-dit pour ne trouver personne. Déterminé dans mon erreur, je descends les escaliers, paye ma place et arrive devant la porte menant au sous-sol à moitié fermé. Là, le doute me prend. Il a mis son temps. Je descends quand même pour ne finalement constater que deux personnes en train de discuter dans un canapé ne font pas un concert de hardcore et qu’il y a donc un problème. Je remonte donc demander aux gens à qui j’ai donné mon argent :

« Mais, il n’y a pas un concert de hardcore ce soir? »

On me répond que non et je commence enfin à me dire que je suis un sacré gros con de me planter aussi bien de salle. Je reprends donc mon fric, j’efface le petit tampon que l’on avait appliqué sur mon avant bras et j’en viens à déduire moi-même que si personne ne joue au Klub, c’est que tout le monde est à la Péniche Alternat.

Voilà pourquoi je suis finalement arrivé en retard à la fin du set de Golden District. On m’apprendra par la suite que les nantais auront assuré un set correct avec ce qui restera le meilleur son de la soirée. Dommage pour moi, je tacherai de rattraper cette occasion manquée brillamment à un autre concert.

True Colors prend ensuite place. Petite précision peut-être : je ne connaissais aucun des groupes de cette soirée. Je ne suis venu que pour passer un bon moment avec des amis et découvrir des groupes dans leur meilleur élément. Je n’avais donc jamais vu True Colors sur scène, contrairement à l’intégralité du public, et ne fut pas franchement déçu par leur performance.

Le hardcore old school des belges reprend tout ce que Youth of Today et Minor Threat jouaient, du son jusqu’à l’attitude du chanteur, m’a t’on dit, pour un spectacle fait de saut, de sing along et d’empilage de fans pour atteindre le micro. « Beaucoup moins bon que toutes les fois précédentes » mais sympathique tout de même.

Le gros défaut du groupe est que pendant que le chanteur saute et court des deux cotés de la scène, le reste du groupe reste planté là. Le bassiste en particulier est une statue en comparaison avec son sautillant chanteur. Le guitariste, quant à lui, était caché derrière trop de têtes pour que je puisse le voir, ce qui en dit aussi long sur sa mobilité sur scène.

Bitter End aussi ne bouge pas énormément et aura même droit à de gros problèmes de micro qui ne cesseront d’interrompre leur set. De trois à cinq minutes d’interruption entre presque chaque morceau durant la première moitié de leur concert, c’est long.

Trop long pour une bonne moitié du public qui s’éclipsera donc progressivement pour laisser un pit large presque désert où ne subsistait que quelques danseurs dont deux fans aux mouvements violents, ayant peu de considération pour le reste des participants. La reprise du premier riff de « Prone Mortal Form » d’Only Living Witness permet à un spectateur enthousiaste de faire le ménage et de repousser les limites de la fosse jusqu’à la moitié de la salle en allant de droite à gauche.

La combinaison des problèmes de sons et d’une fosse hasardeuse rend donc leur set a moitié décevant. Je ne retiendrais franchement pas grand-chose de leur musique si ce n’est la présence de solos bien exécutés qui laisseront par-contre totalement froid le public qui se croise les bras à chaque fois en attendant le prochain two-step. Soirée en demi teinte. Pas mal de bons moments tout-de-même (quel fan d’Only Living Witness pourrait se plaindre d’avoir au moins entendu une fois ce fameux riff en concert ?) et la découverte d’un groupe qui donnera surement beaucoup plus une prochaine fois si les problèmes de micro ne les poursuivent pas.

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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Commentaire

  1. Fluoglacial says:

    Prone mortal form !

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