émilie Simon – The Big Machine

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Style: electro-popAnnee de sortie: 2009Label: Universal Music

Ce que j’aime ce genre de surprise musicale. Il y a une semaine, je n’aurais jamais pensé chroniquer le nouvel album d’Emilie Simon sur Eklektik. Je connaissais vaguement la musique de la jeune française depuis quelques années, je sais qu’elle a fait une B.O pour le film La Marche de l’empereur mais je n’ai jamais cherché plus loin vu le peu d’affinité que j’avais avec l’électro-pop un peu sage de la demoiselle.

Pour son nouvel opus, Emilie Simon est partie l’enregistrer directement à New York, et pour la première fois de sa carrière, choisi de s’exprimer exclusivement en anglais. Mais le véritable tournant est purement musical. En effet, avec The Big Machine exit les petites comptines sur fond de bidouillages electros, ici Emilie se lâche et explore des horizons plus « dansants », et propose une musique pop totalement décomplexée. La morosité n’est pas au rendez-vous, même si le ton très « sucré » de l’ensemble n’est pas exempt d’une certaine mélancolie sur certains titres. Certains pourraient reprocher à la musique d’Emilie d’être devenue ce que son titre suggère : une grosse machine. D’ailleurs j’ai cru lire que pas mal de fans étaient déçus par cette nouvelle orientation mais il faut se rendre à l’évidence ; aligner ainsi 12 tubes sur un seul album relève du prodige. 12 tubes, chacun à double effet. Une première accroche due à l’évidence de leurs mélodies et ensuite des arrangements fouillés et ingénieux qui se révèlent au fil des écoutes : cuivres, chœurs d’enfants, sons electros inventifs. La musique est riche en plus d’être efficace.

Parallèlement à cette évolution musicale, Emilie prend de l’assurance dans sa façon de chanter et c’est lorsqu’elle monte dans les aigus qu’un parallèle inévitable peut-être fait, celui qui la voit accusée par certains de plagier la grande Kate Bush. A chacun de se faire son propre avis mais il est évidemment exagéré de considérer qu’il s’agit d’une copie pure et simple. Il n’est tout de même pas interdit d’avoir une voix qui ressemble à une autre.

Pour moi cette Big Machine est la grosse surprise de l’année, et un véritable moment de bonheur, idéal pour égayer les mornes journées d’hiver.

Mention spéciale pour la version digipack de l’album qui propose un superbe pop-up représentant une cité aux couleurs psychédéliques, au milieu de laquelle trône une pieuvre noire géante…

  1. rainbow
  2. dreamland
  3. nothing to do with you
  4. chinatown
  5. ballad of the big machine
  6. the cycle
  7. closer
  8. the devil at my door
  9. rocket to the moon
  10. fool like us
  11. the way i see you
  12. this is your world
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6 Commentaires

  1. bellebranche says:

    vomitory rules !

  2. Dun23 says:

    C’est effectivement un petit virage de la Emilie Jolie sur cet album. J’aime beaucoup son deuxième album Végétal et ça reste mon préféré mais, pas de déception concernant celui ci. Quant à la voix façon Kate Bush, d’une, faut la réussir sans se ridiculiser et la demoiselle à l’air d’y parvenir sans effort (c’est vrai que jusque là, on ne se doutait pas forcement qu’elle avait de telles capacités vocales), deux, ça peut être tout simplement un hommage, non?

  3. Monster says:

    J’avais bien aimé la B.O. de La Marche de l’Empereur, certes très proche de Björk mais fort réussi. J’ai vu le clip de Dreamland et en effet ça sonne très Kate Bush. C’est sympa Emilie Simon, même si ça manque de personnalité…

  4. Joss says:

    je l’écoute vraiment énormément cet album et au contraire je trouve qu’elle en a de la personnalité la petite Emilie, plus que sur ses albums précédents en tout cas.

  5. Guillaume says:

    Ah! ça fait plaisir de lire une critique favorable de cette petite merveille! Comme toi j’ai complètement craqué sur cet album accrocheur et addictif en diable, et je commençais désespérer à force de lire les sempiternelles mêmes critiques (plagiat éhonté de Kate Bush, production lisse et impersonnelle, blablabla) que je considère totalement à côté de la plaque. Étant moi-même un grand fan de Kate, j’ai évidemment immédiatement fait le rapprochement, mais cela ne m’a pas gêné une seule seconde, d’abord parce que cette ressemblance constitue forcément un hommage (d’ailleurs Émilie l’a plus ou moins confirmé) et se situe uniquement sur le plan vocal, ensuite parce que les qualités de l’album viennent entièrement effacer ce détail. Car comme tu l’as très justement souligné, réussir à composer 12 tubes pareils, ce n’est pas donné à tout le monde. Bref, je m’arrête là sinon je vais en tartiner 3 pages et je te remercie du fond du coeur pour ta chronique ;)

  6. Joss says:

    Mais de rien, merci à toi pour ton commentaire :-p Réécouté il y a peu après l’avoir mis de coté suite à une overdose d’écoute, et ça passe toujours aussi bien. Je pense que ça méritait bien un « yeah » !

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