Cette année est celle où Chvrches m’aura déçu. Sniff. Il fallait que ça arrive, sauf que j’aurais bien voulu que ça n’arrive jamais. Ce trio que je chéris, qui a sorti deux albums superbes (surtout le deuxième), a osé me décevoir. En tout cas aux premières écoutes. J’ai remisé l’album (enfin, je l’ai déréférencé sur Deezer quoi) avant d’y revenir par petites touches un peu plus tard. Et j’ai retrouvé ce que j’aime tellement dans ce groupe : leur incroyable capacité à écrire des chansons qui s’incrustent dans la tête pour ne plus jamais en sortir (voir « Get Out », « Graves » ou « Heaven / Hell » parmi d’autres).
Car Love Is Dead marque une évolution notable dans leur production, adoptant un son plus lisse, plus grand public, avec des claviers sophistiqués et des rythmiques marquées, parfois proches d’une électropop façonnée pour la radio. Le trio écossais s’inspire clairement des années 80, mais aussi d’artistes contemporains comme Sylvan Esso ou Robyn, avec une volonté manifeste d’explorer de nouvelles sonorités tout en gardant l’intensité émotionnelle propre à leur écriture. Ce tournant est plutôt bien accueilli pour son audace, même si certains reprochent à l’album un goût un peu trop calibré, sacrifiant parfois la spontanéité et la fraîcheur des premiers albums.
Lauren Mayberry conserve sa voix cristalline et expressive, véritable marque de fabrique du groupe, portée par des textes introspectifs et personnels. La production, soignée, met en avant un son électro-pop puissant et aérien, mais manque parfois de dynamisme, donnant une impression de retenue dans certains morceaux. Malgré ces bémols, Love Is Dead montre que Chvrches reste un groupe capable de se renouveler tout en maintenant son identité, prouvant que leur pop synthétique possède toujours ce charme accrocheur qui invite à plusieurs écoutes.
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