Second album mais nouveau départ pour les italiens d’Idolatria. Le groupe a en effet perdu son chanteur après Brevaerium Daemonicus Idolatrorum (2015), c’est donc désormais le bassiste qui se charge du chant, ou plutôt des râles qui surplombent ce black metal très riche, mélangeant tradition norvégienne et libertés plus modernes dans de nombreuses variations rythmiques (rythmiques qui s’emballent d’ailleurs bien souvent dans de très multiples directions dans un seul morceau) et d’atmosphères enrichies à l’occulte. Un poil alambiqué parfois mais une grosse sensation au final. Idolatria installe ici un univers sonore dense et complexe, où la fidélité aux racines du black old school se mêle à une recherche de formes plus progressives et expérimentales, notamment dans la construction des morceaux qui évitent toute linéarité. La production, claire mais brute, amplifie l’intensité et permet de distinguer la batterie souvent furieuse et les couches de guitares hypnotiques, sur lesquelles les vocaux criards imposent une vraie étrangeté. Au-delà de ce travail d’ambiance, Tetrabestiarchy séduit par sa capacité à renouveler un genre parfois figé, en le nourrissant d’influences variées, de Dimmu Borgir à Blut Aus Nord. Ce deuxième chapitre d’Idolatria gagnera à être découvert par les amateurs de black metal à la fois traditionnel et novateur, même si le défi de la densité et de la complexité rend la pleine immersion exigeante. Un disque qui fascine autant qu’il interroge.
Second album mais nouveau départ pour les italiens d’Idolatria. Le groupe a en effet perdu son chanteur après Brevaerium Daemonicus Idolatrorum (2015), c’est donc désormais le bassiste qui se charge du chant, ou plutôt des râles qui surplombent ce black metal très riche, mélangeant tradition norvégienne et libertés plus modernes dans de nombreuses variations rythmiques […]
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beunz
Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.
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Idolatria
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