Ploughshare – Ingested Burial Ground

Ploughshare – Ingested Burial Ground

beunz
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Auteur
28 décembre 2022
il y a 3 ans
2,755 vues
Année de sortie
2017
Note
Un nouvel EP australien propose un mélange de black metal, noise et ambient, alternant entre des phases expérimentales et des passages atmosphériques captivants, créant une œuvre dense où le chaos sonore côtoie une poésie noire, destinée à un public averti en quête d'expériences sonores insolites.
Ploughshare – Ingested Burial Ground

Nouvel EP australien: cauchemar éveillé entre black metal, noise et ambient, alternant phases expérimentales éprouvantes et passages atmosphériques aux mélodies captivantes (remixes encore plus étranges et oppressants). Ploughshare signe avec Ingested Burial Ground une œuvre dense où le chaos sonore côtoie une certaine poésie noire, évoquant aussi bien les paysages sonores froids et industriels que les déluges soniques d’une scène post-black en mutation. Ce disque, sorti en 2017, dévoile un mélange intense de textures rugueuses, souvent dissonantes, qui demandent une écoute attentive et patiente, notamment dans les plages plus ambient qui offrent des respirations à la noirceur ambiante.

Sur le plan production, on ressent une volonté d’enfermer l’auditeur dans une atmosphère oppressante, presque claustrophobe, renforcée par des distortions et des couches sonores qui s’entremêlent sans jamais céder au lisible facile. Ingested Burial Ground puise ses influences chez des groupes comme Deathspell Omega pour l’aspect black avant-gardiste, tout en s’aventurant dans des contrées plus expérimentales rappelant les expérimentations de Tim Hecker côté ambient. Cela crée un terrain musical aussi fascinant que dérangeant, où chaque écoute révèle de nouveaux détails et ambiances.

Toutefois, cette complexité extrême limite l’accessibilité, rendant cet EP davantage destiné à un public averti et en quête d’expériences sonores insolites. En cela, Ploughshare assume pleinement sa posture de groupe de niche, qui ne fait pas l’impasse sur l’exigence artistique, quitte à perdre une certaine immédiateté. Leur audace et leur capacité à fusionner noirceur, expérimentation et atmosphères induisent un disque ambitieux et singulier, qui se démarque dans le paysage souvent uniforme du black metal contemporain.

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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