Premier véritable album aux chansons ultra accrocheuses, riches en nuances sous la distorsion, nonchalance 90s et atmosphères planantes (avec Soko). Enregistré dans l’ancien studio d’Elliott Smith, Launder livre avec Happening une œuvre à la fois intime et expansive, où l’énergie brute se mêle à une certaine délicatesse. On ressent rapidement l’influence du grunge et du shoegaze, mais aussi une touche d’indie rock californien qui donne à l’ensemble une authenticité rare.
La production, confiée à Kamyar Khaksari, réussit le pari de capturer cette ambiance lo-fi sans sacrifier la clarté des mélodies. Les guitares saturées mais mesurées, la voix accrocheuse et légèrement éraillée, ainsi que les rythmiques parfois syncopées, créent une dynamique intéressante qui maintient l’attention. Parmi les morceaux, des titres comme « Reach for Fire » incarnent cette fragilité sous tension, alors que « Came Back » offre un moment plus contemplatif.
Cependant, Happening pèche parfois par un certain classicisme qui peut manquer de surprise à l’écoute attentive. Mais c’est précisément cette constance dans la qualité qui fait de cet album une découverte solide, un témoignage réussi de ce que la scène indie actuelle peut proposer quand elle embrasse ses références sans les plagier. Une contribution honnête, sincère et qui mérite d’être creusée.
Launder
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