Violent Magic Orchestra – Death Rave

Violent Magic Orchestra – Death Rave

beunz
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Auteur
27 avril 2024
il y a 2 ans
2,926 vues
Année de sortie
2023
Note
Le second long-format d'un groupe japonais, alliant électronique extrême et atmosphères inquiétantes, propose une expérience immersive avec des influences de la scène noise et power electronics, tout en naviguant entre ambiances variées et transitions parfois abruptes.
Violent Magic Orchestra – Death Rave

Apparus en 2016 avec l’ébouriffant Catastrophic Anonymous (sorti en collaboration avec Throatruiner Records), les japonais de Violent Magic Orchestra (VMO) se sont ensuite faits un peu plus discrets. Death Rave, le second long-format des natifs d’Osaka (qui sont pour certains chez Vampillia) débarque comme un film expérimental très perché de plus d’une heure, contenant pas mal de phases d’ambiances vaporwave, de BPM dans le rouge et agrémentés de vocaux arrachés (avec quelques invités de marque comme Dylan Walker de Full Of Hell pour la techno de l’enfer « Satanic Violence Device », Attila Csihar de Mayhem sur la trance spatiale « Song for the moon » ou encore Kaelan Mikla sur l’étrange « Abyss »). De l’ambient aérien à la gabber la plus agressive, il n’y a qu’un pas auquel VMO ajoute une bonne dose de violence black metal. Toujours un OVNI cet orchestre !

Avec Death Rave, Violent Magic Orchestra pousse encore plus loin ses expérimentations sonores, mêlant habilement électronique extrême et atmosphères inquiétantes. La production, dense et saturée, favorise un effet immersif qui peut déstabiliser à la première écoute, mais c’est bien ce choc entre rave hallucinée et hurlements malsains qui forge l’identité unique du disque. On ressent l’influence évidente de la scène japonaise noise et d’acteurs comme Boris, mais aussi une parenté avec le power electronics européen, notamment dans l’utilisation brute du son et des pauses dissonantes. Si la diversité des ambiances, du néon vibrionnant au brouillard spectral, constitue une grande force, certaines transitions manquent parfois de fluidité, rendant l’ensemble un peu abrupt. Cela dit, cet album demeure un manifeste audacieux, une plongée imprudente mais fascinante dans une collision d’esthétiques souvent opposées. Une oeuvre qui demande temps et attention, mais qui marquera sans doute les amateurs d’avant-garde sauvage et ouverte.

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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