Groupe canadien (de Calgary) inconnu à mon bataillon avant d’avoir cet album entre mes oreilles, Trench est un quartet ayant déjà sorti un album en 2020 (Blossom) avant celui-ci. Un nouvel album mixant metalcore et deathcore à un univers sci-fi/futuriste contenant quelques effets dans l’esprit. Mais là où le groupe se distingue, c’est par la diversité (et le prestige) des invités présents sur ce Between Inverted Worlds: entre leurs compatriotes de Comeback Kid (le surpuissant « Path Of Pain »), City And Colour (le surprenant « Dust To Bone » et ses parties chantées délicates… un poil casse-gueule), Wake (« Chrome Sacrament » où l’on passe d’accélérations blastées à de gros breakdowns) et encore Cult Of Luna (où la lourdeur côtoie leur facette atmosphérique). Et le reste du disque, ce sont de gros coups de boutoirs contrastés par quelques zones plus aérées, mais c’est bien pour se faire violenter qu’on est là !
Au-delà de ces collaborations, Trench se démarque par une production à la fois brute et soignée, signée par Sacha Laskow, offrant une intensité sonore qui permet aux riffs tranchants et aux percussions martelées de s’exprimer pleinement. L’influence du metalcore américain des années 2010 est palpable, tout comme une volonté de creuser des atmosphères plus sombres et texturées, à la manière de Cult Of Luna. Malgré cette richesse, certains passages, notamment ceux un peu plus atmosphériques, peuvent sembler survolés ou pousser le contraste à l’extrême, ce qui perturbe parfois la cohérence globale. Néanmoins, cet album témoigne d’une maturité grandissante et d’une ambition artistique remarquable pour un groupe encore en développement. Between Inverted Worlds s’impose comme un manifeste brutal et réfléchi, qui ravira les amateurs de metalcore sans concession mêlé à une pointe d’expérimentation.
Trench
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire