Dénicheur de talents screamo, Zegema Beach n’a une fois de plus pas dérogé à la règle en cette rentrée 2024. Bloom Dream vient de Floride et déploie un excellent premier long-format synthétisant émotions à vif (avec éruptions emoviolence) et mélodies déchirantes sur fond de riffs parfois plus affutés façon metalcore du début des années 2000. Le résultat est aussi rude que poignant, fourmillant d’idées (l’étonnant break et les bruitages de « Community Service ») et d’ores et déjà en phase de rejoindre le prolifique « top screamo 2024 » (qui devrait atteindre un nombre incalculable au final).
Ce premier album, It Didn’t Have To Be This Way, se distingue non seulement par son énergie brute mais aussi par une production qui laisse respirer chaque instrument, accentuant la tension et la violence contenues dans les morceaux. L’influence palpable de groupes comme Pg.99 ou Orchid se mêle à une écriture contemporaine plus structurée, évitant le piège de la simple réplique générationnelle. Si certains passages peuvent paraître un peu trop expansifs, le groupe réussit dans l’ensemble à maintenir une cohérence émotionnelle rare dans un style souvent chaotique. Cela donne un disque à la fois intense et personnel, qui s’écoute autant avec la tête qu’avec le cœur.
Bloom Dream
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