Killing Of A Sacred Deer – S/T

Killing Of A Sacred Deer – S/T

beunz
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Auteur
29 octobre 2024
il y a 1 an
3,681 vues
Année de sortie
2020
Note
Un jeune groupe, composé de membres de formations précédentes, rend hommage à la scène deathcore des débuts avec un son brut et une production lo-fi, créant une atmosphère oppressante et énergique qui invite à redécouvrir des références tout en développant une identité propre à travers des compositions complexes.
Killing Of A Sacred Deer – S/T

Jeune groupe monté par des membres de Serration et World Of Pleasure, Killing Of A Sacred ont semble-t-il deux hommages à rendre: au film de Yorgos Lanthimos d’abord en lui empruntant le titre d’un de ses films (Canine étant déjà pris), puis aux tout débuts de la scène deathcore Myspacienne avec son compressé et caisse claire casserole de rigueur. Le rendu est brut, un brin étouffant mais tellement plaisant pour l’amateur de vieilleries ayant tellement l’impression de revenir en 2006 que la touche « repeat » vient vite vous démanger. Stay brutal et see you in the pit! L’album éponyme Killing Of A Sacred Deer plonge ainsi dans un univers à la croisée du metal extrême et d’une crudité sonore presque old school, qui rappelle des groupes comme Whitechapel ou early Job For A Cowboy, mais avec une production volontairement lo-fi et compacte. Ce choix donne à l’ensemble une atmosphère oppressante, où chaque riff semble martelé avec une urgence palpable. Néanmoins, le groupe ne se limite pas à une simple relecture nostalgique: la section rythmique complexifie parfois les motifs, créant des pauses inattendues qui déjouent l’écoute monotone et imposent un vrai rythme intérieur. Si cette production un peu rugueuse peut rebuter les oreilles habituées à la netteté moderne, elle annonce cependant une volonté d’authenticité et d’énergie brute qui fonctionne à plein, notamment sur des titres comme « The King’s Keep » ou « Loss ». L’album s’écoute comme un manifeste brutal, fier de ses références, tout en cherchant à créer sa propre tension dramatique, un vrai pari réussi pour un premier album qui invite à se perdre dans ses atmosphères denses et sa rage contenue.

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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