Jeune groupe du Tennessee composé aux trois quarts par des membres d’Excavate et, plus surprenant, du chanteur d’Autolith (sludge dont je vous ai parlé il y a quelques mois), Ritual Fog débarque avec un premier album de death old school infusé d’influences diverses allant du doom au thrash en passant par le heavy (les rythmiques étant évolutives et les soli très présents). Alliant gras et riffs brise-nuque, ce But Merely Flesh possède une belle variété ainsi que de nombreux points d’accroche derrière leur façade basse du front. Bref, pas de monotonie ici mais une bonne surprise dans le genre en cette fin d’année !
Produit avec soin, l’album met en avant une dynamique convaincante où la lourdeur du doom s’entrelace habilement avec la vélocité rageuse du thrash et la rudesse d’un death metal à l’ancienne. Les compositions, parfois complexes, témoignent d’une maturité inattendue pour un premier effort, sans jamais sombrer dans la démonstration gratuite. Si certains passages peuvent sembler un peu convenus, l’ensemble dégage une atmosphère sombre et immersive, servie par une production suffisamment brute pour rester authentique tout en étant claire. L’influence d’Excavate est indéniable mais Ritual Fog parvient néanmoins à s’en affranchir en apportant une touche plus mélodique, notamment dans les soli qui soulignent chaque riff avec pertinence.
Ritual Fog
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