Passons outre ce pseudonyme craignos, ce titre d’album putassier en diable et cette pochette absolument dégueulasse, pour découvrir un album finalement pas mal du tout, qui mérite bien quelques écoutes (voire plus) dans un registre évoquant une Pink des meilleurs jours qui se frotterait à un néo-metal/alternatif régressif et rappelle parfois aussi le pan le plus radiophonique de Bring Me the Horizon (on aime notamment cette façon décompléxée de mélanger les genres et balancer des rythmiques techno sans crier gare, cf l’interlude « Sex Metal » ou « Degenerette Nation » qui sonne presque comme du Grimes). Et si tout n’est pas parfait (en particulier les passages à la Evanescence comme les épanchements vocaux de « When She Told Me » et les titres dispensables qui auraient pu être effacés de la tracklist : « Over It », « Four Leaf Clover » et « Dear Sister ») sur le premier album de cette anglaise de 31 ans (Cassy Brooking de son vrai nom) à commencer par son look et son imagerie bimbo gothopouff botoxée, on lui reconnaîtra sans mal, en plus d’un beau grain de voix, une capacité impressionnante à balancer des tubes à la pelle (je vous recommande « Sugar Rush » en plus de celui cité juste après pour vous faire une idée) que je retiendrai sans honte dans ma playlist spotify 2024 avec en point d’orgue un « Friends in Low Places » qui a tout du hit rock de l’année.Derrière ce patchwork sonore, on retrouve une énergie brute et un désir évident de jouer avec les codes du rock alternatif et de la pop mainstream, flirtant tantôt avec le néo-metal, tantôt avec une electronica plus ambient. Ce mélange un peu brouillon mais souvent réussi ancre This World Fucking Sucks dans une mouvance actuelle, où le genre se veut protéiforme et sans limites. Les critiques soulignent parfois un manque de cohérence, notamment dans la gestion des tempos et des ambiances, mais saluent aussi la fraîcheur et la sincérité du propos.Cassyette apparaît ainsi comme une artiste capable de capter l’air du temps, entre mélodies accrocheuses et expérimentations plus sombres. Reste à voir si elle saura dépasser ce premier jet imparfait pour s’imposer durablement, ou si elle restera un feu de paille dans le paysage mouvementé de la pop-rock contemporaine.
Passons outre ce pseudonyme craignos, ce titre d’album putassier en diable et cette pochette absolument dégueulasse, pour découvrir un album finalement pas mal du tout, qui mérite bien quelques écoutes (voire plus) dans un registre évoquant une Pink des meilleurs jours qui se frotterait à un néo-metal/alternatif régressif et rappelle parfois aussi le pan le […]
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krakoukass
Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.
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Cassyette
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