Rendre hommage à la musique via le dessin

Rendre hommage à la musique via le dessin

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1 novembre 2025
il y a 0 an
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Joss nous propose des dessins en noir et blanc inspirés de pochettes d'albums, alliant croquis urbain et découvertes musicales, pour le challenge mondial Inktober, en respectant un format précis et en utilisant une police unique pour maintenir une cohérence visuelle.
Rendre hommage à la musique via le dessin

Je n’aurais pas spontanément proposé cette idée mais lorsque Jonben m’en a parlé, je me suis dit pourquoi pas. J’ai fait quelques chroniques ici au début du Webzine, puis par manque d’envie et devant d’autres priorités j’ai totalement lâché cette activité. Depuis 8 ans, la plupart de mon temps libre est occupée par la pratique du croquis urbain avec le collectif Urban Sketchers.

Mais chaque mois d’octobre est aussi l’occasion de faire un pas de côté avec le challenge mondial Inktober. Cela consiste à faire un dessin par jour en respectant les mots clés d’une liste officielle diffusée début septembre. Cette année, j’avais le temps pour participer à ce challenge et j’ai décidé d’y ajouter en plus un fil rouge. L’idée était de redessiner en noir et blanc une pochette de disque, en raccord avec le prompt proposé. Une façon pour moi de lier mes deux passions, de faire découvrir des albums et aussi d’en découvrir moi-même. Car si plusieurs mots m’ont directement évoqués des albums cultes qui ont compté pour moi à un moment ou un autre, j’ai parfois du aller chercher des choses inconnues et donc faire des découvertes.

Pour trouver les pochettes à redessiner je me suis fixé 3 options :

  • Le mot clé représente l’ambiance ou un élément de l’artwork
  • Le mot apparaît dans le nom de l’album
  • Le mot apparaît dans le nom du groupe

Et pour 2 ou 3 pochettes, j’ai fait quelques exceptions.

Cela m’a laissé pas mal de possibilités et une bonne moitié de la liste m’a donné une solution immédiate. Pour le reste, il y a eu des hésitations, des dilemmes et même des recherches poussées (merci Rate Your Music et Deezer). Comme on se refait pas, les deux tiers de ma sélection sont squatés par des albums metal et rock (d’où la présence de cet article sur Eklektik). Mais j’ai pu y placer aussi du folk, de la pop, du rap et même une B.O de film. Seul regret, pas de jazz, alors que c’est un genre musical qui tourne encore régulièrement chez moi. Peut-être l’an prochain…

Pour le traitement graphique, l’idée était de rester en noir et blanc pur, sans nuances de gris. Donc traiter les dégradés en hachures, en pointillisme et graphismes divers. Des choses qui pourront éventuellement me resservir dans ma pratique du croquis d’architecture in situ. Il n’était pas question non plus de reproduire les typos originales, j’ai donc choisi une police de caractère unique pour tout le mois et conserver ainsi une certaine unité. Enfin j’ai tout dessiné sur des formats 15 cm x 15 cm, à peine plus grand qu’une pochette de CD donc. Cela m’évitait ainsi de trop me perdre dans des détails et d’y passer trop de temps.

Bien entendu, chaque pochette est accompagnée d’un petit texte sur l’album, orienté sur mon lien avec le groupe, sur une anecdote ou diverses remarques sur la pochette. Ils sont à découvrir dans les publications sur mes réseaux FB et Instagram.

Et pour finir, un petit palmarès perso

  • L’album le plus ancien : Les Rolling Stones – Between the Buttons (1967).
  • L’album le plus récent : Vacant – We wear our traumas well (2023)
  • Pochette la plus longue à dessiner : Orphaned Land – Sahara
  • Pochette la plus improbable : Shannon and the Clams – Onion, à égalité avec Uriah Heep – Firefly
  • Pochette la plus animalière : Queen – A Night at The Opera (deux lions, un cygne, un crabe)
  • Meilleure découverte musicale : The Church – Starfish
  • Meilleur détail découvert grâce au dessin : Le boxeur à 6 doigts sur Peace and Love des Pogues.

31 pochettes pour 31 jours

1 – Frank Zappa – Sheik Yerbouti (1979) : Mustache (moustache)

Qui d’autre pour illustrer ce mot ? C’était une évidence que le choix de ce prolixe musicien, virtuose et touche-à-tout. Pour le choix de la pochette c’était moins évident, puisqu’il apparaît sur un bon tiers de ses albums (une petite cinquantaine, plus du double si on compte les albums lives). J’ai donc pris “Sheik Yerbouti“, un de ceux que j’ai le plus écouté et qui propose des titres assez variés et plutôt accessibles.

A noter que le nom de l’album est un jeu de mot. Sheik Yerbouti > Shake your booty (Bouge tes fesses)

Titre à écouter en priorité : le très rock n’ roll “Tryin’ to grow a chin”, et son final à la Ramones.

2 – King Diamond – The Spider’s Lullabye (1995) : Weave (tisser)

Après avoir sorti en 1984 l’un des plus grands albums de heavy metal de l’histoire (“Don’t break the oath)” avec le groupe Mercyful fate, le chanteur danois Kim Bendix Petersen – alias King Diamond – sort son propre projet solo. Il en résulte plusieurs albums dont ce 6e, de très bonne facture. Pour être honnête je ne suis pas fan de la pochette originale, notamment de la façon dont la tête du King est incrustée sur le corps de l’araignée. J’ai donc un peu arrangé ça à ma sauce (ce qui est de toute façon le but de mon Inktober).

A écouter en priorité : “Eastmann’s Cure”, avec ses riffs ultra mélodiques et imparables.

3 – Queen – A night at the opera (1975) : Crown (couronne)

Après le roi, voilà la reine. Encore plus évident que pour le prompt du jour 1. La couronne, c’est Queen évidement. Ça tombe bien, on en retrouve deux sur la pochette de cet album culte pour moi (en plus nous avons quasi le même âge). Copié sur cassette dès la découverte du groupe en 1992 (eh oui, après la mort de Freddie), je l’ai tellement écouté que je le connais par cœur aujourd’hui.

A noter que l’illustration de cet album est réinterprétée graphiquement sur l’album suivant, “A day at the race”. Ma version s’inspire de l’une comme de l’autre. J’aurais pu renommer mon dessin “A night at the race” ou ”A day at the opera”.

4 – Sepultura – Arise (1991): Murky (sombre/trouble)

Quand j’ai été cherché la signification de ce mot, j’ai tout de suite pensé à cette pochette. Ce groupe brésilien à secoué la scène metal extrême à la fin des années 80′ et ce 5e album est une référence absolue du thrash metal au même titre que “Beneath the remains” (sorti un an avant).

Vu la taille de mes dessins originaux (15×15 cm) Je n’ai pas pu reproduire tous les détails incroyables de cette pochette, mais l’essentiel y est.

A écouter en priorité : “Altered State” avec une durée peu commune pour le style. Du thrash progressif ? En tous cas le groupe n’a pas cessé de se réinventer par la suite, quitte à perdre ses premiers fans en route.

5 – Agalloch – the Mantle (2002) : Deer (cerf)

Encore du metal ? Oui mais ça va se calmer ensuite (enfin, pas demain). Là encore, le prompt m’a tout de suite évoqué ce magnifique album. Le 2e pour ce groupe de l’Oregon et à ce jour un peu à part dans leur discographie majoritairement orientée black metal. Cet album est probablement le plus soft, flirtant avec le folk ou encore le post-rock.

L’ambiance générale est grise comme sa pochette et sa statue de cerf photographiée au cœur de l’hiver. Le traitement noir et blanc que je me suis imposé s’adapte donc parfaitement à ce visuel.

A écouter en priorité : “…And The Great Cold Death Of The Earth”, qui résume parfaitement la musique du groupe sur cet album.

Artwork original : John Haughm

6 – Aerosmith – Get A Grip (1993): Pierce (percer)

Seulement 6 jours d’Inktober et déjà une vraie ménagerie. Après l’araignée, les lions et le cerf, voici à la vache. Enfin, juste un détail de la vache… Une pochette iconique comme on en trouve une palanquée dans l’histoire du rock mais peut-être la plus marquante de ce groupe de hard-rock US. “Get A Grip”, c’est aussi leur plus gros succès commercial avec 20 millions d’exemplaires vendus dans le monde. La présence de balades telles que “Livin’ On The Edge”, “Crying” ou “Crazy” y est bien sûr pour beaucoup.

A écouter en priorité : “Eat the rich”, l’ultra efficace titre d’ouverture.

Artwork original : Hugh Syme

7 – The Church – Starfish (1988): Starfish (étoile de mer)

C’est le premier prompt qui ne m’a pas donné de solution immédiate. J’ai donc cherché sur la base de donnée Rate your music un album qui aurait ce nom. J’ai ainsi découvert The Church, groupe de pop australien qui a débuté sa carrière au début des 80′ et qui est toujours en activité aujourd’hui. Une musique pop chiadée à la manière des anglais de Tears for Fears et qui, époque oblige, tend aussi vers la new wave. Cet album est donc une belle révélation pour moi et je continuerai de les écouter après le challenge. Merci Inktober.

A écouter en priorité : Le magnifique “Under The Milky Way”, le tube de l’album que l’on entend aussi dans le film Donny Darko.

8 – Bryan Adams – Reckless (1984) : Reckless (téméraire)

Après The Church et leur étoile de mer, on reste dans les années 80. Je n’avais aucune idée d’album avec le mot reckless, j’ai donc encore du faire une recherche sur le net. Ok, c’est le nom d’un album de Bryan Adams. Alors allons-y, ce sera l’occasion de connaître autre chose que le hit “(Everything I do) I do it for you” (entendu au générique du film “Robin des Bois, prince des voleurs” avec Kevin Costner).

Ici, on est dans du rock US classique, qui vire un peu sur le hard FM. Le genre de disque qui accuse un peu le coup en 2025, mais ça s’écoute sans déplaisir, d’autant plus que Bryan a une voix plutôt sympa.

J’avais fait une première version “appliquée” de cette pochette, mais qui donnait vraiment l’impression de sortir d’une enseigne de salon de coiffure. J’ai donc finalement opté pour un traitement plus proche du croquis (ressemblance en option).

A écouter en priorité : “Kids Wanna Rock”, qui contient les riffs les plus heavy de l’album.

9 – The Heavy – The Glorious Dead (2012) : Heavy (lourd)

Eh non pas de heavy metal pour le mot heavy (il y en a suffisamment dans mon Inktober Discography) alors j’ai choisi le groupe de rock-soul anglais auteur de 7 albums depuis 2007. La pochette de leur 3e album me semblait la plus intéressante à reprendre, avec 4 images superposées à traiter différemment. La vignette tout en haut n’a pas été la plus fun à faire.

A écouter en priorité : “What Makes A Good Man” avec ses choeurs typiquement soul sur le refrain. LE hit de l’album (en réalité, le seul dont je me rappelais réellement après presque 10 ans sans l’écouter).

10 – Electric Sheep – Sweep (2006) : Sweep (balayage)

Encore un mot sur lequel j’ai séché et qui m’a obligé à chercher une idée sur le net. J’ai donc découvert ce groupe de hard rock japonais auteur de seulement 2 albums. Le nom du groupe fait évidement référence à la célèbre nouvelle de Philip k. Dick (celle-là même qui a inspiré Ridley Scott pour son Blade Runner). Au niveau du style, on est proche d’un hard rock des années 70/80 à la Rainbow, Scorpions ou Iron Maiden. Musicalement ça tient plutôt bien la route avec de bonnes compos mais c’est le chant qui est parfois limite. Dommage pour un genre musical qui ne supporte pas trop la médiocrité de ce côté là.

A noter aussi que la pochette originale de l’album est une peinture de l’artiste Roger Dean, qui a réalisé (entre autres) les pochettes des albums classiques du groupe de rock progressif Yes. J’ai un peu la pression là.

A écouter en priorité : “Shout it loud“ et sa superbe introduction qui débouche sur un titre bien heavy, et sur lequel le chant est cette fois plus maîtrisé et parfaitement adapté.

11 – Sting – The Soul Cages (1991) : Sting (piqure)

Alors là au moins je ne me suis pas posé beaucoup de questions. Juste choisir un de ses nombreux albums. Et comme je n’avais pas envie de m’attaquer à son portrait, j’ai choisi une des rares pochettes d’album où l’on ne le voit pas. De plus, le premier souvenir que j’ai de Sting, c’est la vision de son clip “All this time“ dans le top 50 de Marc Toesca (coucou les plus de 40 ans). J’en ai profité pour le regarder à nouveau, pour la première fois depuis… 34 ans.

A écouter en priorité : “Saint-Agnes And The Burning Times”. Après avoir choisi une pochette où l’on ne le voit pas, je choisi un titre où l’on n’entend pas sa voix. Un court mais superbe instrumental à la tonalité méditerranéenne.

12 – Yngwie Malmsteen – Trilogy (1991): Shredded (déchiqueté)

A première vue, pas de rapport entre le prompt et cette pochette. Alors pourquoi ce choix ? Dans le jargon musical et plus spécialement chez les guitaristes metal, le shred désigne un style de jeu qui met l’accent sur la rapidité et la technique. Les guitaristes qui entrent dans cette catégorie sont donc appelés des shredders (comme l’ennemi des Tortues Ninja).

Puisque ce virtuose suédois est l’un des premiers que j’ai écouté dans ce style c’est donc lui que je choisi pour l’illustration du jour. Et pourquoi cet album en particulier ? Car en plus de faire partie des incontournables de sa discographie, ça me permettait aussi de dessiner un dragon à trois têtes. Ce qui ne m’arrive pas tous les jours.

Artwork original : David Heffernan

A écouter en priorité : le morceau Trilogy suite op. 5 qui conclue l’album et qui montre bien le niveau technique impressionnant de ce musicien dont la modestie n’est pas la première des qualités…

13 – Supertramp – Breakfast in America (1979) : Drink (boisson)

Au moment où la liste Inktober est sortie, j’ai tout de suite pensé à cette pochette pour le mot “drink”, même si ce n’est pas mon album préféré du groupe. C’était quelque jour avant le décès de Rick Davis, l’un des deux chanteurs de Supertramp. Un hommage non prémédité pour l’un des premiers groupes dont j’ai été fan (après avoir copié une compilation sur cassette pendant le collège). Cette pochette est probablement l’une des plus iconique de leur discographie et il aura fallu attendre que je dégotte le vinyle en vide-grenier pour réaliser que la ville de New York était faite de couverts, tasses et autres ustensiles de petits déjeuners.

A écouter en priorité : “Just Another Nervous Break”, pour Rick Davis au chant, et comme souvent avec lui, un morceau plus axé Rhythm’n’ blues.

14 – Hexvessel – No Holier Temple (2012) : Trunk (tronc)

Un patronyme étrange pour une musique qui ne l’est pas moins. Cet album propose une musique folk inspirée des 70′, profondément mélancolique et de toute beautée. Portées par la voix envoutante de Mat McNerney, les compos de ce groupe finlandais nous embarquent dans des ambiances mystérieuses et psychédéliques… Un album un peu à part dans une discographie plutôt axée metal.

A écouter en priorité : “Sacred Marriage”, probablement le plus beau titre de l’album.

15 – Neil Young + Crazy Horse – Ragged Glory (1990)- Ragged (en lambeaux)

Avec ce prompt, j’ai tout de suite pensé à cet album de Neil Young. Et à vrai dire, j’étais même persuadé de l’avoir dans mes étagères. Alors 25 autres oui, mais celui-ci non ! Je prends donc la référence visuelle sur le net et c’est donc aussi l’occasion de le redécouvrir. Avec le groupe Crazy Horse, c’est la version plus rock, voir grunge de l’infatigable canadien qui nous attend, même si le folk et l’americana sont toujours au RDV. Pour en revenir à la pochette, j’avoue qu’elle m’a donné un peu de fil à retordre, notamment sur les choix de contrastes et textures. Il a fallu simplifier un peu.

A écouter en priorité : “Over And Over”, un morceau country-rock-psychédélique avec toujours cette mélancolie propre au Loner (surnom de Neil Young).

16 – Vladimir Cosma – Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972): Blunder (gaffe)

J’ai un peu séché avec le prompt du jour… Je n’ai pas trouvé d’album sur le thème de Gaston. Et puis j’ai pensé au personnage souvent joué par Pierre Richard, dans les films qui ont bercé mon enfance. Donc tant qu’à choisir une bande originale, obligé de choisir celle du “Grand Blond avec une chaussure noire” avec le roumain Ghorghes Zamfir à la flûte de pan. Cette illustration simple et amusante me permet une petite respiration entre deux pochettes qui m’auront pris beaucoup plus de temps.

A écouter en priorité : Le morceau titre, évidemment que tous les français de plus de 40 ans connaissent.

17 – Orphaned Land – Sahara (1994): Ornate (orné)

Encore une idée qui m’est venue immédiatement en découvrant ce prompt, avec cette photo de coupole (temple, église, mosquée ?) illustrant le premier album du groupe israélien Orphaned Land (l’un des morceaux du disque se nomme aussi “Ornaments of Gold”). Un album que j’ai découvert peu de temps après sa sortie et qui fut un vrai choc à l’époque. Un mélange audacieux de metal extreme et de musique orientale. Le groupe n’a jamais cessé de sortir des albums ensuite et est à ce jour une référence mondiale du genre. Reproduire cette pochette m’a pris un peu de temps… au moins le temps d’écouter 3 fois l’album.

A écouter en priorité : La balade acoustique “The Beloved’s Cry”, morceau le plus accessible de l’album avec un duo masculin/féminin au chant.

18 – Katatonia – Last Fair Deal Gone Down (2001): Deal (contrat)

Katatonia est un groupe suédois actif depuis le début des 90′. S’ils ont commencé avec un metal plutôt extrême, ils ont progressivement glissé vers une musique plus accessible mais pas moins sombre. La pochette de ce 5e album en atteste. Considéré par beaucoup comme l’un des sommets de leur discographie, “Last Fair Deal Gone Down” (dont le nom provient d’un morceau du bluesman Robert Johnson) dégage une profonde mélancolie. Le chant de Jonas Renkse reconnaissable entre mille, oscille constamment entre ombre et lumière.

A écouter en priorité : “Tonight’s Music” avec ses guitares envoutantes et son refrain à tirer des larmes. Comme son nom l’indique, à écouter de nuit.

19 – Arctic Monkeys – The Car (2022): Arctic

Certes ce n’est pas l’album le plus représentatif du groupe. Les fans auraient sûrement cité les deux premiers albums. Mais il se trouve que “The Car” est le seul que je possède et qu’il me permet aussi de dessiner des immeubles, et ainsi mettre un peu de croquis urbain dans mon Inktober. Je ne l’avais plus trop réécouté depuis sa sortie et j’y m’y suis replongé avec plaisir. C’est sûr, on est loin du rock énergique des premiers albums mais plutôt sur une pop de chambre orientée soul, à déguster en soirée avec un bon single malt.

A écouter en priorité : “Hello You”, avec sa ligne de basse irrésistible et ses arrangements symphoniques de grande classe.

20 – Tommy Lefroy – Rivals (2023) : Rivals (rivaux)

Comme son nom ne l’indique pas, Tommy Lefroy est un duo féminin composé de la canadienne Tessa Mouzourakis et de l’américaine Wynter Bethel. Actuellement installées à Londres, elle n’ont à ce jour sorti que des EP et proposent une belle musique folk teintée d’indie-rock. Outre le fait de pouvoir travailler encore un peu mon dessin de personnage, cette pochette me permet aussi de mettre à la Une des artistes féminines. Ce ne sera pas suffisant pour obtenir la parité dans mon Inktober mais les prompts en ont décidé ainsi. Mais deux autres femmes arrivent tout de même d’ici la fin du challenge.

A écouter en priorité : “Worst Case Kid”, titre folk/rock efficace et accrocheur, bien que trop court (2 min 30). J’attend un album complet dans ce registre !

21 – Clutch – Blast Tyrant (2004): Blast (explosion)

Voilà plus de 30 ans que ce groupe américain nous assène de ses riffs stoner (mélange de metal et de blues) avec la régularité d’un coucou suisse. “Blast Tyrant,” 6e rejeton de Clutch, montre le groupe à sa meilleure forme, avec un groove présent du début à la fin.

Quant à l’illustration originale, j’avoue ne pas en être dingue. Mais la redessiner fut un exercice plutôt marrant. Cela dit, ce personnage est tout de même bien chelou.

A écouter en priorité : “Subtle Hustle”, court, efficace et fun, avec un refrain festif qui évoque presque les Black Keys. Dans tous les cas, un titre qui résume parfaitement la musique de ce groupe unique sur la scène metal.

22 – The Rolling Stone – Between the Buttons (1967): Buttons (boutons)

A la base je suis plus Beatles que Stones (fichue rivalité qui nous poursuite encore inconsciemment) mais je n’y peux rien si les mots “Revolver”, “Pepper” et “Road” n’étaient dans la liste des prompts 2025. Donc c’est une fois de plus l’occasion de se pencher sur un album que je ne connais pas (j’ai quelques classiques des Stones mais pas celui-ci). Un album orienté pop psychédélique, où viennent se bousculer plusieurs instruments non conventionnels chez les Stones.

A écouter en priorité : “My Obsession”, morceau rock n’ roll typique des 60′, rythmé de HandClaps et qui stoppe plusieurs fois sa progression pour laisser la batterie en solo quelques secondes.

23 – Uriah Heep – Firefly (1977): Firefly (luciole)

Inktober… ou comment se retrouver à dessiner des sujets improbables. En l’occurence un homme avec une cape chevauchant une luciole géante au dessus des mers en lançant un arc-en-ciel vers la lune. Pourquoi pas. De ce groupe de hard-rock anglais, je connaissais surtout leur 4e album, “Demons and Wizards”, sorti en 1971. Le prompt du jour aura donc été l’occasion de pousser un peu plus loin la découverte, avec leur dixième album, le premier sans leur chanteur emblématique David Byron. Et le vocaliste remplaçant, John Lawton, n’a pas trop à rougir de la comparaison, il suffit de jeter une oreille sur le très gospel “Wise Man” pour le constater.

Encore beaucoup de petits points de faits pour cette dessin. Il faut en vouloir pour choisir une illustration avec un arc-en-ciel quand on sait que le traitement sera en noir et blanc. Mais ça se tente.

A écouter en priorité : Le titre d’intro “The Hanging Tree”, morceau de hard-rock classique des seventies, très mélodique, avec des chœurs sur le refrains et un synthé avec une sonorité Krautrock.

24 – The Pogues – Peace & Love (1989): Rowdy (bagarreur)

J’aurais mis du temps à trouver l’idée de cette pochette. Plusieurs pistes envisagées avec des albums contenant le mot Rowdy. Je m’étais même fixé sur l’album “Rough and Rowdy Ways” de Bob Dylan. Mais non satisfait de mon rendu, j’ai cherché d’autres idées. Et puis l’évidence surgit alors. Rowdy signifiant bagarreur, je repense alors à “Peace & Love” des Pogues. Les amateurs du groupe anglo-irlandais le savent, cet album est loin d’être au niveau des trois premiers (trois chef-d’œuvres absolus). Mais je suis plutôt content de placer dans mon Inktober Discography un album d’un de mes groupes préférés. Cette photo de boxeur est même plutôt sympa à dessiner. Et comme c’est en dessinant que l’on observe vraiment je réalise alors ce détail improbable. Afin de pouvoir écrire “Peace” sur la main droite du boxeur, un 6e doigt vient faire son apparition ! 30 ans avant les bégaiements des images générées par IA. Ils sont forts ces Pogues.

A écouter en priorité : j’aurais bien choisi “Young Ned of the Hill”, mon titre préféré sur l’album, mais il n’est pas chanté par Shane McGowan. Alors allons-y sur “White City” qui tient quand même largement la route.

25 – Motorhead – Inferno (2002) : Inferno (enfer)

Inferno est le 18e album du légendaire groupe de Lemmy Kilmister. Icône du metal, décédé en 2015 et qui possède désormais sa statue au Hellfest. Pourtant, Lemmy s’est toujours défendu de jouer du metal, il faisait simplement du rock n’ roll (selon ses dires). Ok, du rock n’ roll plutôt lourd et rapide alors, avec sa voix rocailleuse et reconnaissable entre mille.

Une autre chose a peu changé tout au long de leur riche discographie (24 albums en tout), c’est la mascotte apparaissant sur la plupart de leurs visuels (à deux ou trois exceptions près). Snaggletooth (son petit nom), créature mi-sanglier mi-chien enragé avec un casque à pointe sur la tête… Sur “Inferno” il apparaît en mode triplé, une référence à Cerbère bien sûr.

A écouter en priorité : “Smiling like a killer”, parce que they were Motorhead and they played rock n’ roll (sûr qu’on peut faire un Lindy hop dessus).

26 – Psyopus – Our Puzzling Encounters Considered (2007): Puzzling (déroutant)

Un peu casse-tête ce prompt (haha)… alors j’ai été chercher assez loin un disque avec du son qui, lui aussi, casse la tête. Peut-être un des disques les plus violents de mon Inktober Discography. Ce groupe des années 2000 pratique ce que l’on peut appeler du math-core, soit un mélange de math-rock et de hardcore. Logique non ? Au final, cela donne une musique très technique, qui multiplie les changements de rythmes, avec une voix qui n’est pas là pour vous cajoler. Pour les connaisseurs on est donc dans le registre d’un Dillinger Escape Plan (qui a une plus grande notoriété).

Quant à l’illustration, ce n’est pas celle où j’ai pris le plus de plaisir, même si elle ne m’a pas apporté de difficulté particulière. En roue libre quoi.

A écouter en priorité : “Play Some Skynyrd”, car il ne dure que 30 secondes et cela vous suffira pour vous faire une idée.

27 – Shannon and the Clams – Onion (2018) : Onion (oignon)

4 musiciens assis sur la main d’une géante (verte, ce qui ne ne se voit pas sur mon dessin), pour un visuel sans rapport apparent avec le nom de l’album. Pourquoi pas… L’avantage, c’est que dans le domaine des pochettes d’album, quasiment tout est possible. Tant que ça se démarque dans les rayonnages du disquaire, ça paaaaasse !

J’avais découvert la chanteuse Shannon Shaw en solo, avec “Shannon in Nashville”, très bel album de country/soul, signé sur le label de Dan Auerbach (guitariste des Black Keys). Avec son groupe The Clams, sans surprise, la musique est plus orientée rock, avec une forte inspiration sixties/surf music/doo-wop. Si ça ne vous parle pas dit comme ça, le mieux est de foncer sur Youtube.

A écouter en priorité : “I Leave Again”, qui m’a tapé aux oreilles dès la première écoute de l’album. Avec sa rythmique irrésistible, le morceau semble calqué sur la course d’un cheval au galop. Yi-haaa.

28 – Iron Maiden – Live After Death (1985): Skeletal (squelettique)

Dire que je n’étais même pas parti sur ce groupe au départ alors que c’était l’évidence même. Lorsque j’ai aperçu cette pochette pour la première fois en colo (vers 1989), je n’avais jamais entendu parler d’Iron Maiden et n’avait aucune idée de ce à quoi pouvait bien ressembler la musique contenue dans cette cassette. Mais le visuel m’avait scotché. Ce n’est que 2 ans plus tard que j’ai posé pour la première fois les oreilles sur le heavy metal mélodique et épique de ce groupe anglais. Ma vie était changée et la musique devient alors une passion au lieu d’un passe-temps. Pour mon Inktober Discography, c’est donc tout naturellement que je choisi l’emblématique pochette de cet album live culte. La mascotte squelettique Eddie sort de terre au milieu d’un cimetière. Metal à 200 %.

Au milieu des 80′ la musique d’Iron Maiden est à son apogée, tout comme l’art de l’illustrateur Derek Riggs qui produit à cette période les plus belles illustrations du groupe (à condition de goûter à cet univers horrifique). Une convergence des forces qui rend le groupe alors intouchable à cette période.

À écouter en priorité : “Phantom of the Opera”, un de mes morceaux préférés du groupe, initialement sorti sur le premier album avec le chanteur Paul Di’Anno. Sur ce live, on re-découvre ce titre dans un version transcendée par Bruce Dickinson, celui-là même qui emmena le groupe vers les sommets.

29 – Le Klub des 7 – La classe de musique (2009) : Lesson

Avec ce disque on sort totalement de mes goûts habituels. Même si j’écoute du rap depuis la découverte de Cypress Hill au début des 90′, c’est principalement vers les groupes US que je me tourne. Mais il y a toujours des exceptions, et c’est le cas avec ce collectif hip hop français qui a sorti seulement 2 albums dans les années 2000. Il faut dire que ce second disque est en grande partie dédié à Fredy K, l’un des 7 MC, décédé entre les deux albums. Une sorte de chant du cygne donc. Ce qui me plait particulièrement avec les deux albums de ce groupe c’est la variété des flows. Là où, souvent, j’ai tendance à me lasser avec un flow unique, ici ça fuse dans tous les sens. Ça s’enchaîne et ça se répond sans temps morts pendant 40 minutes sur fond d’instrus originales et funky. Parmi les différents rappeurs on y trouve le cynique masqué Fuzati (le Klub des Loosers) mais aussi le tonitruant Gérard Baste, plus connu à travers à travers le groupe Svinkels.

A écouter en priorité : le tout dernier titre “L’école est finie” pour conclure un album sur le thème de l’école primaire. Comme sur les autres titres, c’est un mélange de textes tantôt fun, tantôt acides voir même mélancoliques.

NB : Dans le même esprit, il existe aussi l’unique album du groupe L’Atelier sorti en 2003, intitulé “Le buffet des anciens élèves” et qui compte dans ses rangs 4 MCs du Klub des 7.

30 – Vacant – We wear our traumas well (2023) : Vacant

Encore un album que je n’aurais jamais connu sans Inktober. Enfin même ce groupe je ne l’aurais pas connu. J’ai découvert son existence via Deezer et après quelques recherches sur le net, je n’ai même pas trouvé de site français qui en parlait. Vacant, ce sont des vétérans de la scène punk-hardcore de Minneapolis, qui ont formé ce nouveau groupe il y a peu. Ce n’est pas un genre musical que j’écoute beaucoup mais là j’ai été assez vite accroché. Le fait qu’il y ait une petite touche metal et que les guitares soient assez mélodiques ont un peu aidé aussi. Il faut reconnaître qu’il y a un gros savoir faire, une bonne dose d’énergie et un chanteur sacrément impressionnant. Bref, vraiment une bonne découverte que je conseille à tous ceux qui sont intéressé par les sons hardcore et punk.

Quant à la pochette, j’ai tout de suite été intéressé à l’idée de la dessiner. Après Arctic Monkeys, ce sera le second sujet de mon Inktober qui se rapproche de ce que je dessine habituellement.

A écouter en priorité : “Circlejerk Shitshow”. Pas que ce soit forcément le meilleur titre de l’album (la qualité est plutôt constante les long des 35 minutes), mais ça me permet de vous partager le clip qui est bien fun.

31 – Michael Jackson – Thriller (1982): Award

Et le prix du disque le plus vendu au monde est attribué à… “Thriller” évidement, avec 70 millions d’exemplaires vendus à ce jour. Même le deuxième (AC/DC avec ”Back in Black”) est à 20 millions de moins. A voir l’attitude et le regard de Michael sur la pochette de cet album mythique, on aurait presque l’impression qu’il savait déjà que “Thriller” battrait tous les records. Comme s’il était conscient que cet album serait un phénomène interplanétaire qui lui assurerait l’immortalité.

Enfant au moment de la sortie de l’album, je n’avais pas conscience du buzz mondial qui était en train de se produire lors de la diffusion à la TV du clip du morceau titre. Pourtant nous avions fait avec ma classe une chorégraphie sur ce morceau à la fête de l’école.

L’illustration a été plutôt sympa à faire, avec des contrastes noir/blancs très forts. Je savais qu’il ne faudrait pas rater le visage de Michael, qui était déjà à l’époque en pleine mutation.

A écouter en priorité : Avec Steve Lukather de Toto et Eddie Van Halen aux guitares, ma préférence irait à “Beat-it”, mais Halloween oblige, partons plutôt sur “Thriller”.

joss

joss

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1 commentaire

RBD

il y a 11 mois

Amusant exercice ! Il y a bien longtemps que je ne dessine plus. J’aimais ça pendant une dizaine d’années, mais j’étais laborieux et sans talent particulier, honnêtement. Merci pour ce parcours pour le moins … éclectique. La contrainte est productive.

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