Trois nuits de Death Technique à Tokyo

Trois nuits de Death Technique à Tokyo

jonben
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5 septembre 2026
il y a 1 mois
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Trois soirs de Metal extrême dans des clubs underground minuscules et enterrés sous Tokyo (Psycroptic et The Zenith Passage à Space Odd, puis All Shall Perish au Shibuya Cyclone), qui deviennent le prétexte pour découvrir une ville où bars, salles et restaurants se cachent en sous-sol ou en hauteur, invisibles depuis la rue.
Trois nuits de Death Technique à Tokyo

À la fin du mois d’août, je suis parti cinq jours à Tokyo avec un ami avec lequel je vais régulièrement voir des concerts à Bangkok. Le voyage était construit autour d’un programme assez simple : trois concerts de Metal en trois soirs, quelques bars spécialisés après les shows, des disquaires lorsque l’occasion se présentait, et tout de même un peu de Tokyo pendant la journée.

Le Metal était donc l’une des principales raisons du voyage, mais cette succession de concerts nous a aussi donné une manière assez particulière de découvrir la ville. Tokyo est une ville qui se développe autant verticalement qu’horizontalement : restaurants au troisième étage d’un immeuble, bars accessibles uniquement par un minuscule ascenseur, clubs cachés deux niveaux sous la chaussée. Pendant quelques jours, nous avons passé notre temps à monter et descendre dans cette ville invisible depuis la rue.

Et il se trouve qu’une bonne partie de la scène Metal tokyoïte vit précisément là.

J’étais déjà venu à Tokyo deux ans plus tôt pour assister à un concert de Cynic, Pain of Salvation et Textures, dans une salle nettement plus grande devant un public conséquent. Je vois également que beaucoup de groupes internationaux passent systématiquement par le Japon lors de leurs tournées asiatiques, et moins fréquemment à Bangkok par exemple. On sait aussi que de nombreux groupes font des versions de leurs albums spéciales pour le Japon avec des morceaux en plus. J’avais donc gardé l’image du Japon comme d’un pays disposant d’un public Metal conséquent, suffisamment important pour accueillir des groupes internationaux dans des salles d’une certaine taille.

Ce que nous avons découvert cette fois-ci était assez différent : trois soirées de Metal extrême dans des clubs underground étonnamment petits.

Deux nuits avec Psycroptic et The Zenith Passage

Notre vol de nuit depuis Bangkok a atterri à Narita vers huit heures du matin. Après avoir posé les bagages dans notre petit hôtel japonais de Shin-Okubo, à quelques minutes de Shinjuku, l’un des principaux quartiers centraux de Tokyo, connu pour son immense gare, ses gratte-ciel, ses commerces et sa vie nocturne,nous avons passé la journée à marcher dans le coin avant de finir plusieurs heures au Thermae-Yu. C’est un immense complexe de bains chauds (onsen), saunas et spa en plein Shinjuku, sur 5 étages avec tout un sous-sol pour se relaxer sur des fauteuils et sofa (une bière à la main) où on a fait une bonne sieste. Très bonne idée pour récupérer d’un vol de nuit, d’autant qu’on avait un concert prévu le soir même.

Après avoir récupéré notre chambre, nous sommes arrivés en retard à la salle, le Space Odd de Daikanyama, l’un des quartiers branchés de Tokyo, à coté de Shibuya, autre grande gare et quartier commerçant. Nous avons manqué les deux premiers groupes, mais nous avions exactement le même concert prévu le lendemain.

Les deux soirées étaient consacrées à Extreme Ritual Japan Vol. 1, avec une affiche composée de Psycroptic, The Zenith Passage, The Scalar Process, Carrion Vael et Let It Rot. Rivers of Nihil devait initialement participer à la tournée, mais le groupe avait annulé ses dates japonaises en juillet, pour d’obscures histoires de visa (les boulets…). J’avais vraiment envie de les voir, donc la déception était réelle, même si Psycroptic et The Zenith Passage suffisaient déjà largement à justifier le voyage à mes yeux.

L’annulation de Rivers of Nihil n’a probablement pas aidé les ventes de billets. La première soirée était loin d’être complète, au point que nous nous sommes demandé pourquoi organiser deux concerts consécutifs avec exactement la même affiche plutôt qu’une seule date dans une salle deux fois plus grande.

Étonnamment, le public était pourtant assez différent d’un soir à l’autre, et la soirée du jeudi était nettement plus fréquentée.

Ce deuxième jour avait aussi été plus raisonnable pour nous, histoire de mieux récupérer du vol et de profiter un peu de Tokyo : promenade à vélo jusqu’à Shinjuku Gyoen (un magnifique parc public paysagé), déjeuner de grillades de boeuf wagyu A5, puis retour à l’hôtel pour une bonne sieste avant de repartir vers Shibuya suffisamment tôt pour voir cette fois l’intégralité de l’affiche. Saison chaude et pluvieuse oblige, on a pris un taxi car il pleuvait. Tokyo connaît des saisons très marquées : des étés très chauds (plus de 35 degrés), humides et souvent pluvieux, tandis que les hivers sont froids et connaissent régulièrement des chutes de neige. En gros, Paris pour l’hiver et Bangkok pour l’été ! Venant de Bangkok, la chaleur ne nous a pas particulièrement gênés.

Cela valait le coup d’arriver tôt, car les premières parties n’étaient certainement pas de simples groupes anonymes placés là pour meubler, venant tous des États-Unis et de France.

Musicalement, les deux soirées se ressemblaient d’ailleurs beaucoup : les têtes d’affiche ont globalement rejoué les mêmes morceaux d’un soir à l’autre, en s’appuyant sur leurs titres les plus connus — Psycroptic insistant sur les titres de son excellent dernier album.

Let It Rot, originaire de Lansing dans le Michigan, joue un Deathcore massif traversé d’influences diverses, parfois plus mélodiques. Nous avons discuté un moment avec leur chanteur Brandon Hartman avant de retomber sur le groupe le lendemain soir au GODZ, un bar Metal de Shinjuku.

Carrion Vael a également été une excellente surprise : un Death Metal à la fois mélodique et technique, rapide et brutal sans jamais renoncer aux accroches, quelque part dans une zone où les instincts mélodiques de The Black Dahlia Murder rencontreraient un Death Metal technique plus moderne. Leur cinquième album, Slay Utterly, venait tout juste de sortir.

Il y avait ensuite les Français de The Scalar Process, groupe de Death Metal progressif et technique originaire de Besançon. Leur deuxième album, Agnomysticism, sorti quelques mois auparavant, pousse leur musique encore davantage vers le versant atmosphérique du Tech Death sans sacrifier sa complexité ni son agressivité. Il existe même un petit lien avec l’une des têtes d’affiche puisque Justin McKinney de The Zenith Passage apparaît en invité sur l’album.

Nous avons retrouvé plusieurs membres du groupe le lendemain au concert d’All Shall Perish. Ils nous ont alors raconté que le Shibuya Cyclone n’était pas une découverte pour eux : ils y avaient déjà joué deux concerts avec Archspire en octobre 2023 (ils reviennent en Asie en janvier 2027 d’ailleurs, y compris une date à Bangkok).

Mais pour moi, les deux principales attractions restaient évidemment The Zenith Passage et Psycroptic.

The Zenith Passage : le Tech Death comme science-fiction

Sur disque, le Death Metal technique de The Zenith Passage possède une précision presque science-fictionnelle. Leur musique est faite de schémas rythmiques désarticulés, de transitions brutales et de riffs qui semblent parfois avoir été conçus comme des structures mathématiques plutôt que simplement composés.

Le groupe s’amuse d’ailleurs à présenter Datalysium comme une sorte d’expérience génétique mélangeant Necrophagist, Meshuggah, Cynic et Extol.

En concert, une partie de cette micro-architecture disparaît forcément dans la batterie, le volume et l’impact physique de la musique. Mais ce n’est pas réellement une perte. L’exécution reste redoutablement précise et, en échange, le groupe gagne une puissance presque organique que les productions très contrôlées du Tech Death peuvent parfois masquer.

Le deuxième soir, je me suis placé tout devant et j’ai adoré. Voir à quelques mètres ces parties instrumentales absurdes de complexité être exécutées en direct a été l’un des grands moments des trois soirées.

Le son en salle, ces deux soirs-là, était dense, un peu fouillis, et The Zenith Passage aurait sans doute mérité un peu plus de clarté dans le mix. Une partie de cette micro-architecture disparaît d’ailleurs forcément en concert, noyée dans la batterie, le volume et l’impact physique de la musique — mais après tout, c’est du Death Metal : le passage au live évacue souvent les finesses des enregistrements studio, quel que soit le groupe, pour proposer de l’énergie et de la puissance en échange. Ce n’est donc pas réellement une perte.

The Zenith Passage est par ailleurs un groupe assez difficile à rater physiquement. Nous avons retrouvé plusieurs de ses musiciens le lendemain dans le public d’All Shall Perish et les Californiens étaient immédiatement reconnaissables : pratiquement tous les membres du groupe sont immenses.

Psycroptic : la technique au service du riff

Psycroptic pratique lui aussi un Death Metal technique, mais en venant d’une direction très différente.

L’identité du groupe tasmanien s’est toujours beaucoup construite autour des frères Joe et Dave Haley, respectivement à la guitare et à la batterie, et leur musique oscille depuis longtemps entre technicité, expérimentation et groove.

Joe Haley fait partie de ces guitaristes que pratiquement n’importe quel amateur de riffs de Death Metal technique connaît. Son jeu possède un caractère très percussif, presque Thrash technique, qui rend Psycroptic immédiatement identifiable sans recourir à l’avalanche permanente de sweep picking souvent associée au genre.

À côté de lui, Dave Haley est une véritable machine derrière sa batterie.

Et Jason Peppiatt apporte encore autre chose sur scène. Plutôt que de rester immobile et de laisser le concert se transformer en démonstration de virtuosité, il se comporte presque comme un frontman Hardcore : il bouge constamment, harangue le public, réclame des circle pits et transforme tous ces riffs compliqués en quelque chose de très physique.

Les deux soirées ont confirmé exactement ce que j’attendais de Psycroptic : une précision instrumentale exceptionnelle, mais jamais stérile.

Le plus étrange restait finalement de voir des musiciens de ce niveau dans un environnement aussi intime.

Le Space Odd est littéralement enterré sous Tokyo. On quitte une rue parfaitement normale de Daikanyama, on descend les escaliers jusqu’au deuxième sous-sol et on se retrouve devant Psycroptic ou The Zenith Passage à quelques mètres de distance.

Et cette proximité change complètement la relation avec les groupes. Il n’y a pratiquement aucune séparation entre les musiciens et le public. On discute avec eux après le concert, on les retrouve quelques heures plus tard dans un bar ou debout à côté de soi le soir suivant en train de regarder un autre groupe. Outre les membres de The Zenith Passage, on a aussi revu les Français de The Scalar Process au concert.

Après la deuxième soirée, nous sommes d’abord passés par Omoide Yokocho, les minuscules ruelles d’izakayas (bars-restaurants où l’on boit et mange des plats à partager, façon tapas) près de la gare de Shinjuku, pour manger quelques brochettes yakitoris avant de retourner au GODZ.

Là encore, il faut descendre sous terre pour se retrouver dans LE bar emblématique de la scène underground Metal de Tokyo, le GODZ. Ce minuscule établissement accueille peut-être dix ou quinze clients à la fois, avec trois ou quatre personnes derrière le comptoir. Son orientation est clairement tournée vers le Metal extrême : on peut demander les morceaux que l’on souhaite écouter, ce qui transforme rapidement la soirée en playlist collective pour gens dont la définition de « musique tranquille pour boire un verre » inclut volontiers quelques blast beats.

Nous y étions déjà allés la veille et nous y retournerions encore.

All Shall Perish dans une boîte noire sous Shibuya

Le vendredi, changement de programme.

Après deux jours centrés sur Shinjuku, nous sommes partis le matin vers le marché aux poissons Tsukiji, avant de rejoindre Odaiba en traversant la baie par la ligne aérienne Yurikamome. Miraculeusement nous avons eu un super beau temps, ce matin même où nous allions un peu en dehors du centre, dans ce qui ets appelé la plage de Tokyo.Nous sommes revenus vers le centre de Tokyo en bateau, en passant directement sous le pont Rainbow Bridge que nous avions pris en métro, puis avons retrouvé Shibuya en fin d’après-midi.

Quelques disquaires, un gyukatsu (steak de wagyu pané) avalé avant le concert, et direction le Shibuya Cyclone pour All Shall Perish.

Et là, nouvelle surprise.

Nous nous attendions à une salle plus importante. All Shall Perish est un nom beaucoup plus connu que ceux des deux soirées précédentes. The Price of Existence fête ses vingt ans en 2026 et reste l’un des albums emblématiques de toute la première vague du Deathcore américain.

À la place, nous avons même mis un peu de temps à trouver, car il fallait trouver un petit escalier dans une ruelle et descendre deux étages sous un immeuble pour nous retrouver dans une minuscule boîte noire absolument bondée. Le Cyclone était encore plus petit que Space Odd.

Nous sommes arrivés pendant le groupe japonais qui ouvrait la soirée et il est immédiatement devenu évident qu’il ne s’agissait pas simplement d’une première partie locale jouant devant un public indifférent en attendant les Américains. Les gens autour de nous connaissaient les morceaux et l’ambiance était déjà bien lancée.

C’était aussi un rappel utile : la scène japonaise ne dépend évidemment pas de quelques groupes étrangers venant faire escale à Tokyo. Elle possède ses propres groupes, ses propres réseaux et surtout ses propres courants, parfois très spécifiquement japonais. Le Visual Kei, à la croisée du Rock et du Metal avec une esthétique extrêmement travaillée, en est l’exemple le plus évident et continue d’attirer un public important. Cette culture visuelle déborde d’ailleurs largement des salles de concert : dans les rues de Tokyo, on croise régulièrement des jeunes aux looks très élaborés, parfois gothiques ou proches du cosplay. Les tournées internationales viennent donc simplement s’insérer dans une scène locale déjà très riche, avec ses propres codes et son propre public.

Puis All Shall Perish est monté sur scène. Et le concert a été brutal.

Le groupe s’est formé dans la Bay Area en 2002, ce qui en fait désormais un véritable vétéran du Deathcore. Cela se voit d’ailleurs immédiatement lorsque le frontman Eddie Hermida apparaît. Avec son énorme masse de cheveux gris et sa barbe tout aussi impressionnante, il ressemble désormais moins au jeune chanteur d’un groupe de Deathcore des années 2000 qu’à une sorte de patriarche du Metal extrême. Ce qui, finalement, correspond assez bien à ce qu’il est devenu. Il fait partie de l’histoire du genre depuis plus de vingt ans et est également devenu entre-temps le chanteur de Suicide Silence.

Sur scène, il possède toujours toute la présence nécessaire pour contrôler une salle. Et au Cyclone, il fallait effectivement savoir la contrôler. Organiser des circle pits dans un espace aussi réduit a rapidement tourné au chaos joyeux. Il n’y avait tout simplement pas assez de distance entre la scène, le pit et tous ceux qui essayaient justement de ne pas se retrouver dans le pit. Les corps débordaient constamment sur les côtés avant d’être repoussés vers le centre. Mais l’atmosphère n’avait absolument rien d’agressif au mauvais sens du terme : une musique violente, une énergie physique intense et un public qui s’amusait énormément.

All Shall Perish était là en quatuor, sans bassiste, avec l’actuel batteur de Fallujah derrière les futs (autrement dit un monstre), et déroulera The Price of Existence qui vient de ressortir en version remasterisée, intégralement mais pas dans l’ordre. Ils joueront aussi un nouveau morceau qui vient depuis de sortir en single, le groupe préparant un nouvel album.

Le jeu de batterie était massif, et écrasait un peu le reste, mais le groupe était impeccablement carré, et le chanteur un réel showman, avec une énergie redoublée et content d’etre là, avec une énergie communicative et une communion avec le public. Vraiment un bon concert.

Après le concert, nous avons évidemment terminé dans un autre bar Metal, Rockaholic Shibuya, à quelques minutes à pieds de là.

Plus grand que GODZ — ce qui signifie tout de même seulement quelques dizaines de personnes —, plus animé et musicalement plus large, mais fonctionnant sur le même principe : musique très forte, demandes de morceaux au bar et personnel qui participe activement à l’ambiance. Musicalement plus ouvert et assez Neo Métal. Et, bien entendu, encore un endroit situé sous terre.

La ville sous la ville

Le lendemain, nous avons passé notre dernière journée vers Ueno, à visiter le Tokyo National Museum, les temples du parc Ueno, les petites rues du quartier Yanaka, un des rares de Tokyo à ne pas avoir subi de destructions entre les tremblements de terre et la seconde guerre mondiale, et un sentō de quartier (bains chauds, mais contrairement au onsen il ne s’agit pas d’eaux minérales transportées quotidiennement de la montagne) avant de reprendre la direction de l’aéroport de Narita où j’ai dormi dans un hotel capsule, mon vol pour le lendemain étant très tot, mon pote lui continuant son voyage au Japon vers Osaka et Kyoto.

Je suis arrivé à Tokyo en pensant que voir des groupes internationaux relativement importants au Japon signifiait forcément grandes foules et salles conséquentes. J’avais associé le pays à un immense public Metal parce que le concert auquel j’avais assisté deux ans auparavant avait justement cette dimension. Cette fois, j’ai découvert une autre réalité : même des références internationales du Death technique ou du Deathcore peuvent se retrouver dans de minuscules clubs tokyoïtes. Et finalement, cela correspond parfaitement à la ville.

Pendant trois soirées, nous avons descendu des escaliers vers de petites salles cachées sous des immeubles, avant de ressortir dans les rues illuminées de Shibuya ou Shinjuku et de repartir vers d’autres escaliers conduisant à des bars Metal tout aussi improbables. À Tokyo, énormément de choses restent invisibles depuis la rue. Un restaurant peut se trouver au troisième étage, un bar au cinquième derrière une porte d’ascenseur et une salle de concert deux niveaux sous le trottoir. La scène Metal fonctionne de la même manière. Elle ne se révèle pas nécessairement par d’immenses salles ou un quartier explicitement consacré au genre. Elle est disséminée dans la ville, empilée entre ses autres activités, cachée dans ses sous-sols.

Et pour ceux qui seraient plus intéressés par l’aspect touristique, j’ai écris un article en Anglais sur mon blog voyage (il contient également 2 articles plus détaillés sur mes voyages précédents au Japon à Tokyo et Osaka/Kyoto) :
https://thaipoi.com/2026/08/31/five-days-in-tokyo-three-metal-shows-gardens-baths-and-the-bay/

jonben

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Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

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