Green Dollar Colour

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Le Français Anthony De Lemos a créé la surprise en sortant cet été un disque de pur hard-rock groovy avec deux australiens sous le nom de Green Dollar Colour. Un disque hyper raffraichissant, rock n’ roll à souhait avec, au micro, Lex Koritni, un jeune chanteur (21 ans) d’exception. Petite interwiew par mail avec Anth le guitariste fondateur du groupe.


Tout d’abord bonjour à vous. Pouvez-vous raconter brièvement votre
rencontre ainsi que votre passé musical pour nos lecteurs.

J’ai commencé la guitare électrique quand j’avais 14 ans après avoir vu AC/DC à Bercy. Peu à peu, la musique est devenue une part importante de ma vie, j’ai vite commencé à composer mes propres morceaux, essayer de monter un groupe, etc. Je me suis vite rendu compte que je n’arriverai pas à trouver ce que je recherchais en France, donc j’ai décidé de déménager en Australie. De part la culture musicale de ce pays, je pensais que c’était un bon choix (rires). J’ai rencontre Lex après avoir passe une annonce dans un journal pour un chanteur. Lex a grandi dans une famille musicale, et j’ai tout de suite accroché à son style… On ne s’est pas quittés depuis (rires).

Pourquoi avoir choisi de jouer du Hard-rock traditionnel en 2005 ?
Trouvez-vous qu’il y a manque aujourd’hui sur ce créneau musical ?
Etes-vous nostalgiques d’une certaine époque ?

On n’a pas vraiment ‘choisi’ de jouer du Hard Rock… c’est ce qu’on fait. On ne s’est pas posé la question : ‘Est ce qu’on devrait faire du Heavy, du Neo Metal, du blues, du rock … ?’. Lex et moi écoutons beaucoup de styles de musique différents. Le rock bien évidemment, mais aussi du funk, de la soul, du blues… Lex adore le Rap américain des années 80… C’est vrai qu’il y a peu de groupes actuellement qui recherchent un son ‘Vintage’, en particulier en Europe.

Green Dollar Colour est votre premier album. Comment avez vous eu
l’opportunité de travailler avec Mike Fraser et George Marino
(respectivement pour la production et le mastering)

Nous avons produit notre album, Mike l’a mixé. Notre manager a réussi à le contacter et il lui a envoyé des démos et Mike a aimé, puis nos agendas respectifs concordaient et on a pu s’organiser pour que Mike mixe l’album. Nous cherchions quelqu’un qui puisse donner un son moderne a l’album tout en respectant l’aspect ‘vieux rock qui tache’, et Mike excelle dans ce domaine (rires). Même chose pour George, il a masterisé et remasterisé la moitie des albums de rock depuis une vingtaine d’années, on ne pouvait pas vraiment se tromper… Il a souvent bossé avec Mike, donc ça n’a pas été trop dur de le contacter.

Quels sont les premiers échos recueillis pour cet album ? Y a t-ils
eu des réactions décourageantes ?

Nous sommes pour l’instant très satisfait des réactions… On a eu que du bon depuis la sortie de l’album en France. C’est intéressant de voir ce que les gens pensent. Cependant, même si certaines critiques sont très constructives, on n’y prête pas trop attention… A partir du moment où nous sommes satisfait de notre boulot, le reste devient moins important. On verra bien les réactions dans les autres pays.

Je ne pense pas me tromper en affirmant que votre musique est
avant tout destinée à la scène. Avez-vous des projets concrets de ce coté là
? J’ai cru comprendre que vous ne jouerez que là ou votre album se sera
bien vendu, ne pensez-vous pas qu’il faille d’abord jouer pour ensuite
vendre l’album ?

Etant basés à Sydney, on n’aurait pas pu venir jouer en Europe sans que l’album y soit déjà sorti. On pense que tourner est un excellent moyen de promouvoir notre musique et dès que ça sera possible, on viendra faire du bruit (rires). On est bien sur très impatient de jouer ‘Live’ en France, sûrement début 2006… Ca fait parti du style !

Pour ma part je vous verrais bien jouer dans des clubs à capacité
réduite mais seriez-vous prêt à vous attaquer à de grandes scènes, en
première partie de la futur tournée des Guns par exemple (rires).

(rires) Je pense qu’on sera capable de remplir des grandes salles avant la prochaine tournée des Guns… Sérieusement ce n’est pas vraiment le genre de choses qui nous préoccupe; il faut commencer petit pour devenir grand.

Vous êtes tous, dans le groupe, relativement jeunes mais vos
influences communes restent principalement ancrées dans les année 70 et 80. Y a
t-il quand même des groupes plus récents qui vous ont marqué ? Est-ce que le
néo-métal, le death ou le métal-core sont des genres qui vous touchent
?

J’aime bien des groupes plus extrêmes comme Slayer, Pantera… J’aime assez le Death : Deicide, Cannibal Corpse, Morbid Angel. Pour les groupes plus récents, non, il n’y en a pas ou très peu qui me touche. J’aime beaucoup un groupe Australien qui s’appel ‘The Living End’: c’est un mix de Punk et Rockabilly. Ils sont géniaux sur scène.

Que pensez vous de l’industrie du disque aujourd’hui et des
nouveaux modes de diffusions comme internet ? Seriez-vous pour punir les gens
qui téléchargent votre disque ? Ou alors pensez vous au contraire que les échanges illégaux sont un moyen de promotion ?

C’est dur à dire… Je sais que j’ai découvert beaucoup de groupes en téléchargeant des morceaux et j’ai ensuite acheté pleins d’album grâce à ça. Franchement je ne pense pas qu’Internet puisse ruiner la carrière d’un groupe ou d’un artiste, qu’il soit petit ou gros.

Enfin à votre tour de donner un petit coup de pouce à de jeunes
talents, quels sont les groupes peu connus à suivre aujourd’hui ?
Pensez-vous qu’il y aura à l’avenir des gros groupes fédérateurs comme
les Gun’s ou AC/DC ?

Oui, nous ! (rires). J’ai beaucoup aimé le premier album de Silvertide. A part ça… (rires). Je ne sais pas… On écoute que des vieux trucs qui n’ont pas besoins de coup de pouce. Aller, je vais dire Megadeth, j’ai l’impression que Dave Mustaine a toujours besoin d’un coup de pouce (rires).

Avez-vous écouté le dernier Stones? vous voyez-vous comme eux à plus
de 60 piges écumer les routes ?

Non, pas encore… Si on est encore la dans 30 ans, je pense que ça sera bon signe (rires). Cela voudrait dire que le groupe a bien marché: donc oui, on y sera !

Merci à toi Anthony!

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